Home Economie SODOUF TRANSIT: LE COMMANDO DES TRANSPORTEURS ET LOGISTICIENS

SODOUF TRANSIT: LE COMMANDO DES TRANSPORTEURS ET LOGISTICIENS

Bolloré, Getma Guinée, Global Transit, Transmar, Maersk Line, Afrimarine … les respectent et les craignent.

C’est une brigade de transitaires et de logisticiens intrépides, des as du transport âgés à peine de trente (30) ans regroupés sous la bannière SODOUF TRANSIT (Société Doucouré et Fils Transit) que les chefs d’entreprises précitées ont appris à repérer à leurs dépens. Les trois (3) experts (Youssouf, Mamadou, Lansana Doucouré) de SODOUF TRANSIT font entendre leur voix dans les cercles de transport et de logistique, passent souvent au peigne fin toutes les propositions et donnent s’il y a lieu leur consigne dans les réunions et les assemblées générales de leurs pairs. Héraut d’un transport durable, moteur du développement durable, qui respecte le transporteur petit ou grand, institutionnel, cette équipe de choc encore inconnue du grand public, il y a deux (2) ans, s’est rapidement taillée une réputation. L’ambiance décontractée et courtoise qui règne dans les locaux de SODOUF TRANSIT ne doit tromper personne. ‘’Nous sommes un rouleau compresseur à visage découvert’’ prévient le patron de l’équipe, Youssouf Doucouré, fort d’un diplôme en droit public et d’une expérience de responsable en logistique. Ce rouleau impressionne tellement que de grands groupes comme GETMA GUINEE, BOLLORE, TRANSMAR, TRANSCO, MAERSK LINE, etc… ont décidé de contacter parfois directement le cabinet SODOUF TRANSIT. A la différence des associations qui travaillent avec des moyens financiers limités, le cabinet international peut s’adresser à son réseau ‘’Entrepreneurs Maliens de la Diaspora’’ tel le navire clovis courage affrété par Dembélé Kamba pour mener ses actions. Cette dimension internationale est un atout : les affaires dépassent le plus souvent le cadre national ; c’est le cas notamment de plusieurs dossiers sensibles en cours. Bien évidemment, l’équipe en place n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes. Elle sélectionne des dossiers qui possèdent suffisamment de ‘’matière’’ pour être défendus, tout en offrant des chances raisonnables de succès, un succès synonyme de pérennité, puisque le cabinet SODOUF TRANSIT a pu satisfaire ses clients. SODOUF TRANSIT peut s’en orgueillir d’un taux de réussite record : 85% des affaires traitées ont été fructueuses. Son succès le plus mémorable est de recevoir Clovis courage, un navire affrété par Monsieur Dembélé Kamba, Malien d’origine, résidant en Espagne. SODOUF TRANSIT peut se réjouir que les résultats 2019 des droits au transit ont atteint une bagatelle énorme. Mais reconnait Youssouf, qu’il faut garder beaucoup de sang froid, car les pressions exercées par les entreprises sont de plus en plus fortes. Surtout que le cabinet adopte souvent avec les grands groupes, le jeu de cartes sur table.

LE TRANSPORT ET LA LOGISTIQUE N’ETAIENT PAS SELON EL HADJ SALIM DOUCOURE LE BACKBONE DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE LA PROSPERITE AU MALI, D’OU LA MISE EN PLACE DES ENTREPOTS MALIENS EN GUINEE

Le secteur du transport est l’un des secteurs névralgiques qui conditionnent le développement et la croissance économique. Il est doté d’une connotation stratégique de catalyseur de développement et de facilitateur de la mobilité des personnes et des biens et en vue d’assurer l’efficacité de la chaine de production (ressources, production, consommation), renforcer la cohésion, les liens entre les régions, assurer et renforcer la compétitivité et l’attractivité à l’échelle internationale.

A ceci, s’ajoute son rôle social comme étant un facteur favorisant l’intégration sociale et l’amélioration des conditions de vie des citoyens en terme de disponibilité des services de transport, d’accessibilité, de qualité et de proximité des zones d’habitat et d’activités et comme secteur générateur de l’emploi.

Les politiques de transport adoptées au Mali se sont basées sur un cadre législatif et règlementaire étoffé des entreprises publiques dans le domaine du transport terrestre sous tutelle du Ministère de Transport qui contribuent à la mise en œuvre de ces politiques. Certaines entreprises sont déjà engagées dans l’export de leur expertises et savoir-faire dans tous les domaines de transport et d’autres s’apprêtent à le faire.

Les problèmes actuels liés au développement économique, à l’équilibre régional et l’intégration sociale ont montré que les politiques publiques nationales adoptées sont devenues caduques et ne répondent plus aux exigences actuelles et aux besoins futurs de développement durable et intégré. Les difficultés du secteur de transport à assumer son rôle de moteur de développement économique et d’épanouissement social sont au cœur de cette problématique.

Signalons que l’ouverture des entrepôts Maliens de Guinée est née dans la douleur. En effet, El Hadj Salim Doucouré, Président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) à une assemblée générale à Bamako (République du Mali) fît connaître à ses participants-membres qu’avec les tracasseries administratives connues par les Maliens au Nigéria (2600 Km du Mali) aux ports Autonomes du Benin, du Togo, du Ghana (1300 Km du Mali) et d’Abidjan où les opérateurs économiques Maliens étaient ségrégués, devant les opérateurs Ivoiriens les premiers servis, apostropha le Gouvernement Malien. Ces propos furent mal interprétés alors par les agents des Services de Renseignement au Président de la République du Mali d’alors, Alpha Oumar Konaré, qui le convoqua immédiatement au Palais de Koulouba. Dès leur contact, le Président Konaré lui signifia le sommet agité, causé par ses propos. En s’expliquant, devant le Président de la République, contradictoirement, Alpha Oumar Konaré lui donna raison, l’embrassa et donna des instructions au protocole pour qu’on le ramena chez lui, sous bonne escorte. En outre, lors d’une visite d’Etat officielle en Guinée, des échanges entre feu le Président de la République de Guinée, le Général Lansana Conté et son homologue du Mali (Alpha Oumar Konaré), tablèrent sur la question d’un corridor portuaire en Guinée ; feu le Général Lansana Conté n’y voyait pas d’objection. On dut alors faire recours à El Hadj Salim Doucouré alors en Guinée, par les escortes du protocole présidentiel, pour se rendre au Port Autonome de Conakry, pour le choix du site des Entrepôts Maliens de Guinée. El Hadj Salim Doucouré repéra un lieu où étaient les véhicules. Ce qui fût confirmé par le Président Alpha Oumar Konaré. De ce temps-là, El Hadj Doucouré a toujours œuvré pour que le Port Autonome de Conakry soit la destination portuaire prisée des Entrepreneurs Maliens de la Diaspora. Résultat : cette œuvre de la diplomatie portuaire fît obtenir la distinction de Chevalier de l‘Ordre National du Mali à El Hadj Salim Doucouré du temps du mandat du Président Alpha Oumar Konaré. A quand celle de la Guinée pour El Hadj Salim Doucouré ? Dommage, selon ces mêmes sources, qu’aucun responsable douanier et policier ne le connaisse au regard des tracasseries insurmontables rencontrées par le commun des Maliens.

El Hadj Doucouré a fait également des tournées Africaines et Européennes pour sensibiliser les opérateurs économiques Maliens de la Diaspora à s’intéresser au Port Autonome de Conakry. Mieux, il entama plusieurs contacts avec les autorités Guinéennes pour créer des facilités aux Maliens de Guinée. C’est pourquoi, on qualifia souvent El Hadj Doucouré de ‘’Guinéen’’ au Mali et en Guinée, on le surnomme ‘’Malien’’ à telle enseigne que les journalistes que nous sommes, ne connaissons pas de quelle nationalité il est au juste. Aussi, précisons que tous les enfants d’El Hadj Doucouré, selon nos sources dignes de foi, sont nés en Guinée.

Don de Dieu Agossou