Home Guinee L’année 2020 : La Guinée à la croisée des chemins…

L’année 2020 : La Guinée à la croisée des chemins…

Lentement mais surement, l’année 2020 est là. Bonne et heureuse année à tous les Guinéens épris de paix, de justice vraie, à tous ceux-là qui ont un rêve de grandeur pour la Guinée. Mais qu’ils soient tous honnit tous ceux qui mal en penseront, ou en diront. En tout cas, en bon élève de la démocratie, la Guinée aura une bonne note comme pour dire 2020 égal 20/20.

Pour ou contre la nouvelle constitution
Telle l’épée de Damoclès le syndrome des conflits électoraux, plane dans le ciel guinéen au dessus de nos têtes. La Guinée vit dans cette hantise depuis longtemps, et il ya de quoi frémir quant on sait que la Guinée s’apprête à organiser trois consultations à l’échelle nationale notamment : législatives, référendum et présidentielles. Trois consultations avec tout ce qui s’ensuit, manifestations, meetings, réceptions et cortèges, débats plus ou moins houleux, contestations ou revendications sans savoir à l’avance le nombre de partis politiques participants, etc.

Vraiment il y a de quoi frémir, surtout quant on sait que tous les prédicateurs de malheur ont annoncé l’année nouvelle comme une année chaotique pour la Guinée.
Les conflits électoraux, avant, pendant ou après, qu’importe. Toujours est-il que les conflits électoraux représentent un danger réel pour la stabilité et la quiétude sociale dans tous les pays. C’est un fléau dévastateur qui a endeuillé plusieurs pays du continent. Les derniers en date et de mémoire fraîche, sont le Kenya (2 000 morts, la Côte d’Ivoire (3000 morts), le Libéria, bien que ce fut longtemps après, de milliers de dizaines de morts sans omettre le Togo, le Gabon et le Burundi. Un fléau contre lequel l’Union Africaine a mis en place un mécanisme dans le but de les endiguer. C’est pourquoi, tous les Guinéens doivent souhaiter du plus profond de leurs cœurs un bon dénuement à la crise naissante.

Mais, est-ce qu’il ya vraiment une crise ? De quoi s’agit-il au fait : Sans se méprendre, il s’agirait tout simplement d’une querelle entre deux mouvements rivaux, d’une part, le FNDC (le Front national pour la défense de la constitution) ‘’Amoulanfé’’, et d’autre part, ‘’Alanmanè’’ du côté de la mouvance, chacun défend pour des raisons qui leurs son tiennes, la même constitution. Rien que pour cela, au prime à bord, nous leur tirons chapeau et les encourageront car nul n’a la droit de bafouer notre constitution votée par le peuple de Guinée dans sa grande majorité. Vraiment, nous disons bravo à ces deux mouvements. Car, en vérité, il ne s’agit ni plus ni moins qu’un malentendu malheureux entre les deux. Partant de ce point de vu, il faudra donc un juge qui est au-dessus de la mêlée pour trancher, et ce juge n’est rien d’autre que le peuple souverain.

En effet, dans la philosophie marxiste, c’est grâce au dualisme que l’humanité progressiste évolue. Et pour la palissade, c’est parce qu’il ya oui qu’il ya non, et vis-versa. Et c’est en tranchant intelligemment entre les deux, sans heurt, qu’on parviendra à faire un pas en avant. De toute évidence, les Guinéens ont été surpris et émerveillés par l’opposition qui a démontré le 6 janvier dernier (lors de sa marche reportée), qu’elle peut se comporter en responsable comme du bon vieux temps de la CODEM et du FLUG. C’est-à-dire sans casse et sans violence. Encore une fois, bonne et heureuse année à tous nos compatriotes, pour le triomphe de la bonne cause au grand dam de tous les prophètes de l’apocalypse.

Daman Traoré et Mohamed Sylla