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Hawa Camara dit enfin non à l’excision de ses filles

Consciente des répercussions négatives de l’excision sur la santé physique et psychologique de la jeune fille, Hawa Camara s’est abstenue d’exciser ses filles. Hawa Camara, 37 ans, femme au foyer, vit à Bangouya, une commune rurale située à 44 km de Kindia. Passer la journée au champ, après avoir terminé ses travaux dans le village et rentrer au crépuscule, voilà résumée la journée de Hawa Camara. Mais en fonction des saisons, Hawa s’adapte. Pendant la saison sèche par exemple, saison un peu relaxe en termes d’activités dans les villages, elle vend des habits et des chaussures pour femmes afin de maximiser ses revenus.

Mère de 2 filles, Hawa n’a pas échappé à la pratique de l’excision. Sa fille ainée a subi le même sort pour dit-elle, perpétuer les valeurs culturelles de sa communauté. Mais après une série d’activités de sensibilisation, de causeries éducatives et de dialogues menée par l’UNICEF dans le cadre de la mise en œuvre du projet financé par le Comité National Suisse pour l’UNICEF, qu’Hawa a réalisé au bout du compte que la pratique de l’excision était plus néfaste qu’avantageuse pour la santé d’une fille. Résultat, elle s’est résolue à abandonner l’excision et à convaincre ses voisines à chaque occasion.

« J’ai décidé d’abandonner la pratique de l’excision pour 3 raisons : la souffrance pendant l’accouchement avec les risques de mort si l’on n’est pas près d’un centre de santé, les règles douloureuses et les risques de transmission de maladies telle que le VIH/Sida », confiera-t-elle.

Pour preuve, sa deuxième fille n’a pas été excisée. Aujourd’hui, Hawa réalise la portée de l’acte qu’elle a posé pour le bonheur de celle-ci, « c’est aujourd’hui que je comprends que les messages de sensibilisation relatifs à l’abandon de la pratique de l’excision étaient profonds de sens. Car, si je fais actuellement le parallèle entre ma première fille excisée et celle non excisée, la dernière se porte beaucoup mieux que la première qui tombe fréquemment malade. En plus, elles n’ont pas les mêmes forces ».

Ce sont tous ces éléments juxtaposés qui renforcent désormais la conviction d’Hawa pour l’abandon de la pratique de l’excision. C’est d’ailleurs en toute connaissance de cause que les autorités guinéennes ont interdit sa pratique sur toute l’étendue du territoire national.

source: www.unicef.org