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Enseignement technique et professionnel: « Nous mettons plus de rigueur dans la sélection, l’immatriculation et dans l’évaluation », dixit le ministre Damantang

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La formation technique et professionnelle des jeunes guinéens, est l’un des défis majeurs pour le gouvernement guinéen au regard des enjeux liés à ce secteur. Car, dit-on, le développement socioéconomique harmonieux de la Guinée requiert des apprentis armés de techniques mises à jour, de technologie appropriée, et de professionnalisme.

En vérité, selon un sondage et notre propre constat sur le terrain, nous avons relevé des progrès significatifs qui ont été enregistrés dans ce secteur piloté par le ministre Damantang Albert Camara depuis plus de cinq ans. Mais, qu’est-ce qu’on peut retenir en termes de bilan de ce ministère guinéen chargé de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi ? C’est le sujet de notre récent reportage qui s’est achevé par un entretien exclusif du Ministre.

Monsieur le ministre, après un sondage d’opinion réalisé à Conakry, 7/10 guinéens estiment que l’enseignement technique et professionnel a atteint un niveau de qualification vraiment élevé, qu’est-ce le département a fait pour mériter cette confiance ?

Je pense qu’il faut relativiser. L’enseignement technique et la formation professionnelle depuis que le président Alpha Condé est arrivé aux affaires à fait d’énormes progrès, il a beaucoup évolué, il y a eu beaucoup d’améliorations, mais il reste encore énormément de choses à faire. Que cela soit dit en passant.
Toutefois, dans ce contexte là, je salue la perception que les gens ont des efforts fournis en leur disant que beaucoup reste à faire et nous sommes sur cette voie puisque beaucoup de projets de construction de nouveaux centres sont en cours, des programmes de réhabilitations des centres existants sont également en cours et des financement sont en train d’être obtenus pour d’autres centres de formations professionnelles.
Avant, les écoles professionnelles guinéennes étaient considérées par beaucoup de Guinéens comme la dernière chance pour réussir sa vie. Mais de nos jours, beaucoup de jeunes guinéens s’orientent vers ses écoles. En tant que ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, pouvez-vous nous expliqué ce changement de cap ? Où
Est-ce à dire que le département a mis en place une politique d’attraction des jeunes ?

Nous avons fait beaucoup de communications autours des métiers de l’apprentissage en expliquant avec les professionnels qui sont venus nous accompagné dans cette campagne, que tous les métiers peuvent mener à la réussite et que le développement avait besoin de tous les métiers. Je crois que ce message là est passé chez toutes les couches aussi bien chez les parents d’élèves que les élèves eux-mêmes.

Ce qui fait que beaucoup se sont orientés vers la formation professionnelle qui depuis, à tendance maintenant à être considérée comme le premier vecteur d’insertion socioprofessionnel des jeunes. Lors de son dernier discours, le président de la république a dit qu’il faut mettre un accent particulier sur la formation technique et professionnelle pour une meilleure employabilité des jeunes, est-ce que vous partagez cette option ?

Tout à fait et le président de la république à lié l’acte à la parole puisque le dernier pays avec lequel nous venons de nouer les relations diplomatiques à savoir l’Israël, également l’Iran sont des pays qui ont une expertise avérée dans la formation technique et professionnelle et sont en train de mettre leur expérience à contribution pour nous aider.

Je crois que ça devient vraiment crucial si le président de la république a souhaité qu’une stabilité au niveau de l’enseignement technique et professionnel en lui donnant toutes ses chances de réussir en nous envoyant des experts qui ont des compétences avérées dans le domaine.

Que le chef de l’Etat, lui-même prend dans son propre budget de fonctionnement un certain nombre de financement, aidé par exemple à former les formateurs ou à amélioré un certain nombre de programme.
Monsieur le ministre, le taux d’admission de l’examen des écoles professionnelles est de 80,17% cette année et dans les villes comme Kindia, Conakry, Fria et autres, plusieurs écoles ont fait des succès escomptés. Au regard de ces résultats, pouvez-vous nous dire qu’il y a eu plus de sérieux dans l’enseignement professionnel aujourd’hui qu’avant ?

Il y a eu surtout plus de rigueur dans le recrutement, ça veut dire que la matière première qui arrive est meilleure que celle qui arrivait avant. Nous empêchons maintenant des gens qui n’ont pas de diplômes correspondant de venir dans les filières concernées.

Nous mettons plus de rigueur dans la sélection, l’immatriculation et dans l’évaluation. Egalement au niveau du ministère de l’Enseignement pré-universitaire, une rigueur s’est installée, les produits (les apprenants) qui arrivent dans nos écoles ont une meilleure formation et ont plus de capacité d’assimilation. Ce qui donne un meilleur résultat à la fin du cycle.

Monsieur le ministre, dans votre quotidien, quelle est votre préoccupation principale en tant que ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle en Guinée ?

Que l’élan qui a été pris ne s’arrête pas. Que nos partenaires soient encouragés par nos résultats. Les membres de mon département restent concentrer et motiver dans l’atteinte des objectifs que nous nous sommes fixés. Ça permettra de continuer dans cette dynamique de réhabilitation de l’enseignement professionnel.

Entretien réalisé par Daouda Yansané et Mohamed Sylla

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