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BANQUE MONDIALE ET POLITIQUE DE RIPOSTE ECONOMIQUE COVID-19 EN GUINEE LE PARI N’EST PAS PERDU EN GUINEE

Comment le plan de riposte économique Covid-19, avant le Conseil Interministériel s’est-elle retrouvée sur la table du Président de la République, s’interrogent des Experts ? On se réjouit donc de ce qu’une prise de conscience réaliste des préalables de tout redressement sanitaire avec la pandémie du Coronavirus, se manifeste maintenant en Afrique et particulièrement en Guinée avec le Plan de riposte économique Covid-19 proposé par le Premier Ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana.

La Guinée en effet professe-t-il doit mettre un terme à cette pandémie du Coronavirus, car la reprise dépend des Guinéens eux-mêmes. Saluons la lucidité de ces déclarations. Aujourd’hui, alors que le tassement de croissance parti de l’Europe, atteint les Etats-Unis et l’Asie, des éditorialistes du Ministère du Plan parlent de la découverte d’une vaste ‘’surfacturation’’ qui achève de justifier les accusations pour ‘’Graves dysfonctionnements’’ portées par l’Institut National de la Statistique selon certaines sources. A contrario, à ces cassandres, nous voulons dire, parler de ‘’surfacturation’’, n’a pas de justification et que le frêle gonflement ‘’inattendu’’ restera probablement, dans des limites supportables, étant donné que des remarques justes avaient même été faites à la Réunion de la Banque Centrale, en prélude au Conseil Interministériel à laquelle Madame le Gouverneur des Institutions Internationales, Ministre du Plan et du Développement Economique n’avait pas participé. Dans ce contexte, la Primature n’a pas attendu la clémence des vents extérieurs avant de réajuster à 126 milliards de francs guinéens contre les quelques 425 milliards de francs guinéens. Bien sûr, il serait souhaitable d’avoir une véritable politique de Riposte à l’instar des pays de la zone sub-saharienne. Même si la politique budgétaire doit être tournée vers l’investissement et l’emploi. Il faut donc abandonner cette politique dite « De réduction d’impôts crédo de M. M. Bush, Balladur pour se tourner vers une politique d’investissement dans les infrastructures et d’allègement des prélèvements obligatoires sur les PME/PMI. Il est temps de réagir et d’anticiper à condition de le vouloir : les fondamentaux de l’économie Guinéenne ne sont plus robustes avec cette pandémie. Malheureusement, les réformateurs du Ministère du Plan ont tranché dans le vif. Pourtant, la croissance du budget de l’Electricité est censée être ajustée par la montée en puissance de régimes par capitalisation qui peinent pour l’instant à décoller. Dans le domaine fiscal, un chiffre a permis de valoriser l’ampleur des bouleversements. A ce titre, des voix s’élèvent aujourd’hui, pour demander que la question de l’ANIES, financée par la Banque Mondiale, soit l’occasion de revenir sur de nouvelles bases selon les termes de certains Experts des Institutions Internationales.

Ce rapprochement contre nature montre à quel point ces idées générales ne peuvent se traduire que par des orientations très différentes où Madame le Gouverneur, absente à la Réunion de la Banque Centrale se serait pourtant permise d’adresser directement la mouture du Plan de riposte économique Covid-19 directement à la Présidence de la République selon des sources en demie teinte, au lieu de formuler ses critiques soit à la Réunion de la Banque Centrale ou au Conseil Interministériel. Ce qui fut un gêne sérieux au représentant de la Primature A.Camara lors de l’entretien récent avec les ‘’Grandes Gueules’’ d’Espace Fm.

QUEL COMPROMIS EST SUSCEPTIBLE D’EMERGER ?
L’Etat d’Urgence Sanitaire est déclaré : la pandémie de Coronavirus a fait exploser les dépenses nécessitant le versement d’aides nationales afin de respecter la contrainte de stabilité des dépenses annexes. D’où un débat approfondi de la Politique Sanitaire. D’autre part, les pourparlers avec la Banque Mondiale reprennent après les Elections législatives et référendaires. Ce qui amène la Primature à être attaquée, pour une simple erreur négligée par EDG, dont le Directeur Général Bangaly Maty nouvellement recruté, bénéficie pourtant des largesses de la Banque Mondiale. On ne résistera pas à la dérive Gouvernementale qui pourra résulter de ces attaques sans s’accorder un autre modèle tarifaire de l’électricité que celui suivi depuis au moins 30 ans. Ailleurs, cette indiscipline Gouvernementale aurait pourtant pris la forme d’un acte discourtois à l’égard du Premier Ministre. En conséquence, une lettre de démission s’en serait suivie aussitôt et acceptée. Pourtant, les constitutionnalistes de 2010 voulaient une Primature forte et pas toujours trop dépendante de l’Exécutif. Malheureusement, ils n’ont pas prévu une exception du régime Présidentialiste. Cette odeur du souffre qui plane sur le plan de riposte Economique Covid-19, est-ce la raison la raison pour laquelle Madame le Ministre du Plan et du Développement Economique n’aurait pas hésité à alerter la Présidence de la République sur un coup fourré qui se tramerait contre le Plan ? Or, si le Premier Ministre assure ne pas être là pour ‘’Bouffer du citoyen’’, en revanche, il les met à contribution. Dans cette situation, il a clarifié les relations financières et tous les contrats unifiés. Du coup, le Premier Ministre assure une totale transparence budgétaire. Une fois les coûts réduits, reste à engager avant la fin de l’Etat d’Urgence, l’augmentation des recettes. A ce titre, le Plan de riposte économique Covid-19 va devenir une vitrine enviée, le navire amiral de la Primature. Heureusement, une médiation du Président de la République a permis de connaître un dénouement cordial et courtois entre les protagonistes.

Et s’il est difficile d’assumer ‘’La noblesse de la gestion’’ pour reprendre l’expression de l’ex-Premier Ministre Français, Michel Rocard, surtout quand celle-ci doit durer dans le temps avec l’état d’urgence sanitaire, il faudrait que les mesures annoncées en la matière ne soient pas du ‘’saupoudrage’’. Car, ce qui est étonnant, c’est les fréquentes coupures d’électricité qui durent parfois deux (2) jours de la Société Electricité de Guinée (EDG), surtout en période de Ramadan pour les croyants Musulmans voire les citoyens avec la prise en charge des factures d’Electricité et d’Eau durant trois (3) mois par l’Etat. Nous espérons que l’aide du grand argentier de la planète placé sur un compte contrôlé par lui n’a pas été assortie de conditions sociales et économiques drastiques. Ce qui augure de bonnes perspectives pour le Gouvernement qui se soucie du bien-être de la population.

Don de Dieu Agossou
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