December 14, 2017

HARARE, 15 novembre (Xinhua) — Plusieurs fortes explosions ont été entendues tôt mercredi au centre de la capitale zimbabwéenne, Harare, deux jours après que l’armée a menacé d »‘intervenir » pour mettre un terme à la tension politique concernant le limogeage du successeur présumé du président Robert Mugabe.

Des soldats ont été déployés dans la capitale et ont pris le contrôle de la radio-télévision d’Etat ZBC, après que le parti au pouvoir, le ZANU-PF, a accusé de trahison le général Constantine Chiwenga, chef d’état-major de l’armée.

Des tirs ont également été entendus à proximité de la résidence privée de M. Mugabe, ont ajouté les médias locaux.

Le chef de l’Etat a limogé la semaine dernière le vice-président Emerson Mnangawa, son allié politique depuis plus de 40 ans, en raison d’allégations de déloyauté et de duplicité. Le général Chiwenga a publié lundi un communiqué appelant à un arrêt immédiat des purges contre les hauts responsables du parti au pouvoir. Le lendemain, le ZANU-PF a condamné et qualifié de « trahison » le communiqué du général, qui a alors menacé d’une intervention militaire pour mettre fin aux dissensions au sein du parti.

Le porte-parole du ZANU-PF, Simon Kyaya Moyo, a qualifié la déclaration du général Chiwanga de scandaleuse, jugeant qu’elle avait été conçue pour perturber la paix et la stabilité nationales.

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