February 22, 2018

Le dimanche, 04 Février 2018, se sont tenues, en Guinée, les élections communales et communautaires dans le calme et sans incidents majeurs.

Les dernières élections de ce type remontent à 2005 et étaient attendues en 2010.

L’opposition républicaine avait organisé de nombreuses manifestations pour réclamer, entre autres, leur tenue. Ces manifestations ont occasionné des morts, des blessés et des dégâts matériels importants, notamment dans les rangs de l’opposition.  Elles ont été sanctionnées par un dialogue national dont les conclusions sont les accords politiques du 12 octobre 2016 qui prévoyaient, notamment, l’adoption, par le parlement, d’un nouveau code électoral redéfinissant le mode de désignation des chefs de quartiers et de districts, ainsi que la réforme de la Commission Electorale Nationale Indépendant (CENI).

La Commission électorale a changé de Président suite à une crise interne, mais la structure et la loi n’ont pas changé.

Le nouveau code électoral a été adopté et un front s’est constitué pour en empêcher la promulgation, sans succès.

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dispose de 72 heures franc, à partir de la date de réception des derniers procès-verbaux (PV), pour proclamer les résultats définitifs, ce qui signifie qu’elle est encore dans les délais légaux.

Des rumeurs de fraudes ont commencé à circuler et des violences ont éclaté dans la capitale et certaines villes de province.

Des leaders politiques importants ont affirmé, à travers les medias, qu’ils ne reconnaîtront pas les résultats proclamés par la CENI.

Les violences ont déjà fait six (06) morts dont cinq (05) enfants.

L’institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) a lancé de nombreux appels au calme et à la responsabilité à travers les medias.

L’institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) :

  • Condamne les violences et présente ses sincères condoléances aux familles de victimes ;
  • Exhorte :
  • les leaders politiques et les candidats à :
  • Appeler leurs militants au calme et à la retenue ;
  • Privilégier les voies légales de recours ;
  • Attendre la proclamation des résultats par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ;
  • S’abstenir de s’auto-proclamer vainqueur sur la base de résultats non officiels et à se rendre justice ;
  • Renoncer à toutes les formes de violence et à promouvoir le vivre ensemble ;
  1. Les magistrats compétents en la matière à faire preuve d’impartialité et à ne dire que le droit ;
  2. A la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), de fournir plus d’efforts pour proclamer des résultats conformes aux choix des électeurs exprimés dans les urnes ;
  3. Le  Gouvernement à renforcer les capacités institutionnelles du pays, à réconcilier le peuple avec lui-même et avec les institutions de l’Etat et à favoriser l’égalité de tous les citoyens devant la justice ;
  4. Les Organisations de la Société civile et les Medias à intensifier la sensibilisation allant dans les sens de l’apaisement ;
  5. Les populations au calme et à la retenue.

                                                                Le Président

                                                            Dr Mamady KABA

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