October 17, 2018

Le Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix REFMAP avec à sa tête Hadja Saran Daraba Kaba, était face à la presse, ce vendredi, 9 février2018, à la Maison de la presse de Colèah. Objectif visait à la participation des femmes dans un processus électoral apaisé mais aussi et surtout exprimer les inquiétudes de ses membres face à la tournure que prennent les élections communales et communautaires de 2018 en République de Guinée.

Pour un rappel de mémoire, ce réseau constitué de femmes leaders, a décidé de participer à l’arrêt de ces manifestations qui perturbent le quotidien des populations. Indigné devant les violences qui se déroulent dans notre pays, le REFMAP, qui s’est toujours impliqué dans les conflits et le rétablissement de la paix dans  la sous-région notamment en République de Guinée surtout dans la période de postélectoral .Et, du coup cette dame ne masse pas ses mots entre l’ensemble de la classe politique Guinéenne pour dire la vérité et rien que la vérité à ces acteurs.

 Hadja Saran Daraba Kaba, présidente du réseau, n’a pas manqué  un seul instant de manifester ses inquiétudes pendant cette période postélectorales .« On est inquiètes par la tournure que les crises électorales prennent dans notre pays, alors qu’on a un code électoral qui est très clair , on a des règles du jeu qui ont été édictées avec la participation de tous les acteurs politiques et non politiques. Nous pensions que ces élections communales allaient être le point de départ d’une période d’accalmie dans notre pays. Cela fait 12 ans qu’on n’a pas eu d’élections communales dans notre pays , et , en 12 ans, nous avons eu le temps de discuter, le temps de nous fâcher, et cela malheureusement, s’est passé parce que combien de fois l’opposition a marché pour réclamer ces élections communales, à combien l’Etat même était embêté parce que les administrations, les mairies, les chefs de quartiers étaient gérés par les structures qui étaient transitoires et provisoires »

Alors interroge –t- elle, la rue n’est pas la solution adéquate pour revendiquer ces droits, puisqu’on est dans un Etat de droit et qu’on a des voies de recours en cas de contestation : « Un parti politique ou un candidat indépendant qui participe à un processus accepte les règles du jeu. Le vote s’est passé et tout le monde était heureux de la paix et le caractère paisible de ce processus électoral de vote du 4 février.

 Malheureusement,expique la Dame Saran ,avant que les résultats définitifs ne soient prononcés par la CENI, on voie qu’il y a une déchirure  supplémentaire du tissu sociopolitique du  pays. Parce que, des individus ou des groupes d’individus croient qu’on les a volés, trichés. Je crois que les lois que nous avons règlent ce processus. Il y a une institution qui est habilitée à dire les résultats des élections. Une fois que les résultats son dits, on a les voies de recours en cas de contestation aussi. Pourquoi n’utilisons-nous pas ces outils,  au lieu de faire du tort à de citoyens paisibles , a-t-elle plaidé en substance.

Naby Camara

+224656807062

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