December 11, 2017

Nous recouvrons encore, à l’attention de nos milliers de lecteurs, une des pages sombres de l’histoire du continent noir. Bien sûr que nous n’entrerons pas dans un autre débat passionnel. Nous rapportons tout simplement ici que les origines du sous-peuplement et du sous-développement de l’Afrique sont liée à cette terrible fonction qui a duré quatre siècles.

En effet, c’est en considération de toutes ces horreurs, de ces crimes et cruauté perpétrées par les négriers et leurs partenaires durant quatre siècles, que les intellectuels africains et ceux de la diaspora se sont fait entendre. Il s’agissait des tenants de la négritude et qui ontb pour nom : Dubois, Marcus Garvey, Césaire, Senghor et Damas. Ils se sont levés pour dénoncer l’odieux commerce et l’on qualifiés de crime.
Que s’est-il passé ensuite ?

Au cours d’une rencontre à Abuja en 93, sur initiative du milliardaire Abiola, un aéropage d’intellectuels africains a mis en place une structure chargée de monter un dossier sur la traite négrière dans le but de demander réparation du crime contre l’humanité que constitue l’odieux trafic. Pour se faire entendre, l’OUA (Organisation de l’unité africaine d’alors fut saisie en vue de pousser le dossier à l’Onu. Mais comme toujours, les vicissitudes de la politique africaine n’ont permis d’aller plus loin. Il y aura fallu attendre huit ans après, pour que la traite négrière soit posée à la conscience du monde dit civilisé C’était en 2001 lors de la conférence de l’Onu tenue à Dubai sur le racisme, l’intolérance et les discrimination. A l’occasion, même si la conférence n’a pas reconnu le crime, les Africains et la diaspora avaient établi un lien entre les siècles de traite, d’esclavage et la nécessité de l’aide au développement de l’Afrique. Par ricochet, c’était déjà reconnaitre implicitement le bien fondé des réparations. Cependant, il est important de noter, qu’en mai 2001, le Parlement français avait voté une loi reconnaissant la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité. Cette attitude responsable du Parlement français a été une action décisive quand on sais que la France a été à cette époque un négrier de taille.

Toutefois, en attendant que les dirigeants actuels reprennent ce épineux dossier de l’histoire sombre de notre continent, tous les regards sont tournés vers le président Alpha Condé, actuel président en exercice de l’Union Africaine.

A suivre…
La rédaction

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