December 17, 2018

SA CONTRIBUTION A L’EDIFICATION DU PAYS APRES L’INDEPENDANCE

Au lendemain de l’Indépendance, Roger Quenum, s’est illustré comme un grand commis à la disposition du peuple Guinéen. D’abord, il fut à Boké (1959-1960) en moins d’un an, il avait construit tous les ponts en béton armé entre Boké et Boffa et sur certaines routes de la subdivision. Il avait proposé un projet de pont sur la Fatala en remplacement du BAC de Boffa en temps que Chef de service des Routes de l’époque.

Fin 1960, il a été nommé Chef de Service Adjoint des routes de Guinée.  A ce poste, il avait procédé à l’installation de la 1èrecentrale d’enrobage au PK22 et à celle de la 1ère centrale de lavage de gravier à Tamouya. C’est ainsi que tous les travaux en régies entre autres, la construction, le bétonnage et le bitumage de la route Donka – 08 Novembre et le revêtement de la route du Camp Alpha Yaya avaient été réalisés par lui. A Labé entre 1965 et 1972, il a construit plusieurs dizaines de ponts en béton armé entre Labé – Kounsitel et sur les routes secondaires de la subdivision. Il avait décidé de remplacer le BAC sur la Camba par un pont de plus de 100 mètres et avait effectivement construit ce pont jusqu’au tablier avant son affectation de Labé à Conakry. Par la suite, il devint Inspecteur Général des TP. En 1962, l’Etat Guinéen lui avait accordé la location-vente du bâtiment 145T de la Sig Coléah et sur autorisation, il avait rénové le dit bâtiment en construisant clôture et annexe. Depuis 1972, il devait devenir propriétaire de ce bâtiment dont la main-levée ne lui a jamais été accordée. C’est ainsi qu’en Mars 1976, il devint locataire du bâtiment CAM0047 et sur autorisation de la Direction du Patrimoine bâti public, il construisit la clôture et les annexes.Maintenant, il solliciterait du Président de la République, une compensation à titre exceptionnel du bâtiment CAM0047 à la place de celui du 145T de Coléah dont il réclame vainement la main-levée.

La plupart des ingénieurs des Travaux Publics ainsi que des partenaires de renom de 1959 à 1991 qui ont eu à le connaître ne tarissent pas aujourd’hui d’éloges envers ce grand Inspecteur Général des Travaux Publics qui ne se contentait pas seulement des connaissances scientifiques et techniques abstraites mais consolidait aussi son enseignement par des incursions dans les domaines de l’Education Civique, Citoyenne, Sociale, en donnant l’exemple par sa rectitude morale et professionnelle, sa modestie légendaire, et son attachement indéfectible à la Guinée qu’il n’a plus jamais quitté, et aux valeurs culturelles. Ses contributions dans le domaine ont toujours été magistrales en termes de conception (projet de pont sur la Fatala en remplacement du BAC de Boffa, Première centrale d’encobage au PK22 et Première centrale de lavage de gravier de Tamouya, pont en béton armée entre Labé et Kounsitel…), de méthodologie et d’analyses. Mieux, il adopte une position de modestie et de générosité. Aussi, c’est pour illustrer sa modestie et son humilité qu’il sollicite pour les bons et loyaux services rendus à la Guinée, du Président de la République, une main-levée pour le bâtiment CAM0047 qu’il occupe depuis 42 ans, à titre exceptionnel, en compensation du bâtiment 145T de Coleah, en location vente depuis 1962. Car Roger Quenum, semble-t-il, reste le seul survivant des Africains qui se sont mis au service de la Guinée, au lendemain de l’Indépendance. Même s’il a préféré travailler loin des feux de la rampe, dans le silence, la modestie et l’efficacité, il a adopté la Guinée, au péril de sa vie, de sa femme Belge qu’il a connue en Guinée (Labé) et qui au regard des turbulences politiques, s’est séparée de lui. Leurs enfants ayant alors élu domicile en Belgique. Pis, sa santé est très critique maintenant et son infime pension mensuelle de 400.000 GNF et quelques est insuffisante pour subvenir aux besoins de grand malade qu’il est. Pour que les générations d’aujourd’hui gardent une mémoire vivace de ces illustres Panafricains oubliés comme Roger Quenum, il serait important, Monsieur le Président de la République, que votre paraphe aille dans le sens positif au moment où un Panafricaniste comme vous, Monsieur le Professeur Alpha Condé après 40 ans d’opposition, est le premier magistrat de la Guinée.

 

Don de Dieu Agossou

No Comments