December 14, 2017

Dans le cadre de la récupération des biens du feu Général Lansana Conté, ancien président de la République de Guinée, l’honorable Aboubacar Soumah député de la République de Guinée était face à la presse ce mercredi 4 octobre pour faire le point sur la situation de la gestion de l’héritage de feu le général-président Lansana Conté.

A l’entame de la conférence honorable Aboubacar Soumah a tenu à préciser l’opinion nationale et internationale en affirmant ceci : La gestion du feu général Conté est probante et Je voudrais informer les Guinéens aujourd’hui que moi, Aboubacar Soumah, je ne suis pas tombé du ciel. Moi et le général Lansana Conté, nos mamans sont de même père, qui s’appelle Alkhaly Belia Saibouba Camara de Bouramayah. Il faut que cela soit compris par tous. »

Pour la petite histoire , dans la journée du 4 août 2016 et avant cette date, l’ancienne première dame de la Républiquede Guinée, Mme Henriette Conté, et le frère sanguin du Général Lansana Conté, le colonel Harouna Conté, et d’autres personnes ont fait des démarches auprès de ma personne pour pouvoir sauver la situation. A l’époque, vers les années 2016, presque tous les biens du général Lansana Conté, notamment immobiliers, ont été bradés, donc vendus, non pas par les héritiers, mais vendus par des personnes qui se sentaient peut-être couvertes par une quelconque décision judiciaire.

Après le décès Du Général Lansana Conté, nous avons demandé, c’est-à-dire la famille, à ce que les héritiers gèrent leur propre héritage. C’est comme ça que ça fonctionne chez nous. A cet effet donc, nous avons tenu une réunion qu’on appelle conseil de famille. Nous avons désigné Mme Henriette Conté et Ousmane Conté comme coadministrateurs de la succession. Le procès-verbal de ce conseil de famille a été transmis au Tribunal de première instance de Kaloum, dont le président de la section civile est Monsieur Sow. Mais face à cette situation malheureuse et vu l’incompréhension entre héritiers, M. Sow était obligé de prendre un notaire, qui était chargé de partage-liquidation. Mais partage-liquidation ne veut pas dire vendre. Donc M. Tamadou a été désigné à cet effet. D’abord recenser et procéder au partage, voire à la liquidation. Celui-là a travaillé jusqu’à un niveau. Certains héritiers ont constaté ou pensé qu’il travaille au profit d’un groupe d’héritiers. Il fut changé par Mme Yarie Soumah, notaire également avec une équipe. Dans cette ordonnance de désignation de notaire, le juge a tenu à ce qu’à chaque trimestre, un rapport du notaire soit déposé sur sa table pour appréciation.

Et lorsque ce changement fut fait, c’est-à-dire de Tamadou à Mme Yarie, les avocats de certains héritiers se sont associés avec cette dame pour pouvoir vendre les biens. Or, le recensement étant fait, le partage n’étant pas fait de tous les biens, c’est ce qu’on appelle l’indivision. Au contraire, voulant avoir ce qu’ils veulent, au nom des héritiers, ces avocats-là signaient et procédaient aux ventes. Ils ont vendu 2 mille et quelques parcelles, en plus des biens qui étaient dans les plantations. L’argent qui était à la banque a été sorti et répartie également. Plus grave, ce ne sont pas des héritiers qui viennent demander qu’on vende leurs biens mais c’est l’ensemble des avocats et le notaire qui s’asseyent pour décider ; a fait savoir l’orateur.

S’agissant le constat de la famille, l’honorable Aboubacar Soumah, a fait savoir à la presse que lorsque la famille a constaté cet état de fait, ils ont tenu à ce que nous venions au secours. Honnêtement, je ne voulais pas m’impliquer pour beaucoup de raisons. Donc, nous avons décidé de commencer la saisie de ces biens vendus. Une vente que nous considérons comme illégale. C’est ainsi que certains biens ont été saisi tels que : les 2.905 parcelles ont été récupérées, les 14 et quelques demi-parcelles de Lambanyi, les immeubles de la cité ministérielle, le domaine qui est juste dernière là où logeait Mme Kadiatou Seth Conté. Nous avons aussi engagé des démarches pour la récupération des parcelles qui sont à Boussoura. Nous avons décidé de sécuriser les plantations de 2.800 hectares.
A l’heure qu’il fait, nous avons déjà fait le recensement de tous les biens vendus ou pas vendus. Nous avons déjà dressé cette liste-là et nous l’avons transmise à la justice. Donc à travers toutes ses démarches que certains préfets et collaborateurs sont aussi venus présenter quelques biens .Parce que tous ceux –ci pensaient qu’ils y avaient une divergence entre les Héritiers. Donc, l’essentiel pour nous est de continuer la lutte .Et d’ici là, la partie acheté par KPC a été récupéré par la vente illégale et le fils Ousmane Conté n’ni la qualité, ni le droit de vendre de faire la vente à lui seul, a fait savoir aux héritiers.

NABY CAMARA

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