Ce n’est peut-être qu’un simple hasard du calendrier, mais, pour peu que l’on soit superstitieux, on y verrait des signes que les six prochaines années seront le cadre de grands évènements pour le monde.

Ce samedi 17 Mars, Xi Jinping a été réélu à l’unanimité par le Comité Central Président de la République Populaire de la Chine, avec devant lui un programme grandiose, touchant à la fois l’économie, la politique, et toutes les institutions de son pays, dans un contexte de montée en puissance de la Chine, non plus en catimini, mais de manière ouverte et ambitieuse. Pour la Chine et pour ses adversaires, ou ceux qui se considèrent comme tels, le statu quo n’est plus tenable. Les bouleversements risquent d’être brutaux.

Un jour plus tard, ce dimanche, nous assistons à la réélection, dès le premier tour, de Vladimir Poutine, avec plus de 76 % des voix. Il repart pour un mandat de 6 ans, dans un contexte d’exacerbation de l’agressivité des puissances atlantistes envers la Russie. La Russie ne peut laisser évoluer la situation telle quelle, sous peine d’être asphyxiée à terme, comme prise entre les anneaux d’un anaconda géant qui se resserre lentement mais surement sur sa proie. Il n’y a aucune chance que la Russie se laisse faire, mais elle sait également que les gesticulations ne feront que renforcer l’emprise sur elle. Comme pour la Chine, de gros bouleversements sont à prévoir de sa part, des gestes prudents mais décisifs, tant à l’intérieur que dans ses relations extérieures.

A la fin de sa conférence de presse post-électorale, en réponse à un journaliste qui lui demandait si le Vladimir Poutine du nouveau mandat sera le même qu’avant, le président réélu a eu ces mots : « Tout coule, tout change… Nous changeons tous… ». Je ne peux m’empêcher d’y voir une sorte de présage, étayé par le long silence de cathédrale adopté par Poutine depuis ses révélations sur les nouvelles armes russes, malgré les violentes provocations des dirigeants atlantistes. Un tel silence pourrait signifier qu’il y aura peut-être beaucoup de choses d’une importance capitale à dire, après les échéances électorales, plutôt que de se disperser dans les hystéries occidentales actuelles.

Dans cette hypothèse, cela signifierait également que les annonces de Poutine concernant les nouvelles armes russes avaient pour objectif de préparer d’autres évènements ou prises de position qui auraient lieu après les élections. Il est à noter que, depuis les annonces de Poutine, les essais d’armes nouvelles par la Chine sont également rendus publics, et l’on peut difficilement penser que ce soit pour concurrencer les réalisations russes annoncées par Poutine. Ce serait plutôt en complément. Xi Jinping et Vladimir Poutine sont dans un combat commun pour créer un monde nouveau, un monde où règne la paix, seule condition pour la survie de leurs pays. Ce combat, semi passif durant leurs précédents mandats, pourrait passer à une phase active, maintenant qu’ils ont du temps devant eux.

Avic– Réseau International

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