October 17, 2018

L’ONG Human Rights Watch a présenté son rapport d’enquête sur l’exploitation minière dans la région de Boké, ce jeudi 4 octobre 2018, à Conakry. Au cours de cette conférence, la Société Minière de Boké, l’une des deux sociétés minières qui ont intéressées les enquêteurs, fait ses preuves dans la préfecture de Boké.

Raison pour laquelle dans ce rapport, de 165 pages, qui comporte quelques incohérences sur la méthodologie employée par cette ONG, soulève beaucoup de suspicions notamment, l’ONG HRW dit que, pour une question de place certaines réponses de certains cadres du Ministère des Mines et de la Géologie et de certaines entreprises minières, non pas pu être reporté textuellement, c’est seulement un résumé qui a été mentionné dans ledit rapport. Alors, faut-il croire à l’expertise de cette ONG dans le domaine du secteur extractif ?
L’exemple le plus illustratif est que certains hauts cadres et certaines entreprises ont reçu des questionnaires de 10 pages. Ceux-ci auraient donnés des réponses de plus de 20 pages comme réponses, pourtant ces réponses n’apparaissent pas dans ce rapport que nous avons consulté sur le site de ladite ONG.

Posons-nous la question de savoir quel est le moyen utilisé pour calculer l’air, dans les sites miniers ? En plus, pourquoi les victimes se sont mises dans l’anonymat pour dénoncer les maux dont-elles souffrent ?

Dans la vidéo diffusée par M. Jim, nous voyons le Directeur Général de la SMB, Frederic Bouzigues, s’exprimer en disant qu’il a fallu un ou deux ans à la SMB pour intégrer ce qu’il appelait » un programme anti-poussière efficace ». Alors, posons nous la question de savoir est ce la seule réponse qui a été donnée par le DG de la Société Minière de Boké ? Pourtant, nul n’est censé ignorer que l’extraction bauxitique requiert des préalables, notamment la dégradation de l’environnement, l’expropriation et la compensation et aussi l’indemnisation des populations riveraines

Il faut signaler que dans ce rapport, on se rend compte que le consortium a augmenté la fréquence de l’arrosage sur les routes, à travers l’acquisition en 2017 d’une flotte de citernes d’eau chargées de l’arrosage des pistes. On se rend compte dans ce rapport quand 2017, le consortium a fait plus d’efforts dans le respect des normes environnementales, et surtout dans la limitation de vitesse chez les chauffeurs de camion. On voit également que la SMB a revêtue quelques tronçons de la route minière, notamment à l’approche des ports à Katougouma et à Dapilon. Elle a également asphaltée un tronçon de quinze kilomètres de route nationale entre la ville de Boké et le port de Katougouma.

Dans ce même rapport d’enquête, le Directeur Général de la SMB, a déclaré que le consortium développe actuellement un système de suivi de la qualité de l’air intégré à travers un programme renforcé de gestion environnementale et sociale (le PGES).

L’enquête qui a duré huit mois a concerné le consortium SMB-WAP et la CBG toutes deux installées dans la préfecture de Boké, elles sont considérées comme les plus grandes exploratrices de bauxite en Guinée.

L’arrivée de la SMB a permis de changer l’image de la région de Boké. Elle a permis à la Guinée de se hisser parmi les pays qui ont connus une croissance économique en 2017.

Il faut noter que la SMB a recruté le mois de février dernier, le cabinet Louis Berger pour minimiser les impacts environnementaux du projet.

i. NDIAYE Nalemamady

No Comments