October 16, 2018

«Aujourd’hui, je me dois de remercier très sincèrement, tous les encadreurs et les élèves de Coyah», déclare Mme Fatomata K Traoré, directrice préfectorale de l’éducation de Coyah.

RKK : Présentez-vous s’il vous plait à nos milliers de lecteurs et lectrices ?

DPE : moi, c’est Madame

Mme, peut-on connaitre regard critique que vous portez sur les campagnes électorales ici à Coyah, pendant que les enfants sont en classe d’examen ?

Pour notre part, nous avons sensibilisés à tous les niveaux, nous avons passés dans les écoles pour sensibiliser les élèves pour qu’ils sachent comment marcher avec les élections, quel comportement doivent-ils adopter face aux campagnes électorales. Donc, tout cela a été fait. Aujourd’hui, je me dois de remercier très sincèrement, tous les encadreurs et les élèves de Coyah. Parce que franchement, jusque là, on n’a pas encore enregistré des cas de perturbations dans une école. Les élèves permanemment en classe, et on a aussi adressée une correspondance à M. le Préfet pour qu’ensemble, nous regardions vers la même direction.

Que la compagne se passe comme ça se doit, afin que cela n’ait pas d’impacts négatifs sur les cours. Et je remercie également M. le Préfet de Coyah, qui veille beaucoup sur les écoles. Parce qu’il a pris aussi le soin de passer le message de la campagne à Coyah, en disant que les campagnes commencent seulement après les heures de l’école. Et après cela, il n’y a pas de problème, tout le monde est libre d’aller faire la campagne pour le parti de son choix.

Madame la Directrice, chaque métier à des difficultés à rencontrer, s’il y en a, parlons-en ?

Oui, c’est vrai, ce que vous avez dit. Nous avons des difficultés, par exemple, sur le plan des infrastructures scolaires. Aujourd’hui, nous avons des infrastructures qui ne sont pas dans les normes. Parce que l’effectif des élèves devient grand, tous les jours. Vous savez que Coyah, est à quelques kilomètres seulement de Conakry, et il ne fait que grandir tous les jours. Aujourd’hui, quand tu vas dans une école, vous trouverez plus de 100 élèves dans une seule classe. Et tout dernièrement, j’étais dans une école primaire ‘’CP1’’ où j’ai trouvé vraiment 150 élèves. Sur place, on a fait un travail pédagogique pour diviser cette classe en trois (3) groupes pédagogiques. Les tous petits qui évoluent avec la chaleur, donc on a été obligé de les diviser en trois groupes pédagogiques pour vraiment mettre un peu à l’aise les enfants. Nous avons également des problèmes de table bancs, et  les écoles manquent énormément de table bancs, là ça c’est un problème vraiment qui interpelle tout le monde. Mais on voit avec certains parents d’élèves de fois, qui s’associent avec d’autres parents d’élèves pour payer une table-banc. On n’a pas les possibilités de faire une-table banc, et franchement on a ce problème-là.

Madame, quelle lecture faites-vous par rapport à certains enseignants qui sont en situation d’aller en retraite ?

Vous savez, le fonctionnaire, le premier jour que tu rentres dans la fonction publique, tu dois prévoir le jour où tu dois aller à la retraite. Si Dieu a fait que tu es allé à la retraite sans enregistrer des problèmes de maladies, il faut remercier Dieu. Quand on reçois une lettre auprès de son homologue préfectoral, et qu’il a trouvé qu’on a constaté quelques manquements, qu’il y a des enseignants qui nous disent qu’ils doivent normalement aller à la retraite, cela veut dire fin 2018 ; c’est ce qu’on est en train de faire, et on dépose les documents au niveau de nos chefs hiérarchiques pour qu’on trouve des solutions à ce problème.

Nous sommes presqu’au terme de notre entretien, en tant que Directrice et  à la fois mère de famille, quel message particulier avez-vous à lancer à l’endroit non seulement de la population guinéenne, mais aussi à la jeunesse en guise de conseils ?

Je vais m’adresser à la jeunesse d’abord. Je vais l’interpeller à faire une prise de conscience, à dire que la Guinée c’est pour elle, la jeunesse guinéenne ne doit pas mettre en tête que leur avenir c’est forcément demain, moi j’aimerais que cela se fasse tout de suite. Maintenant, quand on est jeune, on à toutes les facilités, on a la force. On ne peut pas attendre que cette période passe, pour dire que tu vas te battre pour la Guinée. Je dirais également à la jeunesse, d’être sereine et de se mettre surtout au travail. D’aller à la formation. Seule la formation, peut aider une jeunesse à  être une jeunesse civilisée. Et rien ne peut gagner une campagne avec des casse, une campagne avec des morts d’hommes, et une campagne avec des blessés. Ce n’est  pas ça le développement, et que cette campagne que nous sommes en train de mener, une campagne pour développer la Guinée. Et qui parle du développement, je pense que ça commence par la base. Si les communautés sont responsabilisées pour leurs propres situations, si elles prennent en charge leur propre destin, moi je pense que c’est en ce moment qu’on parlera de développement. Seule la jeunesse peut nous aider à atteindre ces objectifs.

Votre mot de la fin ?

Mon mot de la fin, c’est d’appeler toutes les femmes, à une prise de conscience, parce que c’est la femme qui est le baromètre de la société. C’est elle la première qui à la garde des enfants plus que son mari, c’est elle aussi la dernière à voir son mari avant ses enfants. Donc c’est elle, qui partage le problème de la société. C’est elle qui veille pour la communauté. Donc elle doit prendre conscience de s’occuper sérieusement de ses enfants que son mari. Et seul qu’avec un tel comportement, qu’on peut parler d’une vision vraiment démocratique et civilisée. Je souhaite vraiment bonne chance à nous tous, et je me focalise beaucoup sur les femmes. Et ici, je n’ai pas le temps pour développer le thème qui concerne les femmes, ce que vaut une femme. Je pense qu’elles ont la clef d’instauration de la paix dans notre pays.

Je souhaite bonne chance à tous les candidats.

Propos recueillis par DM

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