Après quelques jours de manifestation, les femmes mareyeuses du port artisanal de pêche de Boulbinet étaient encore réuni ce lundi 21 novembre devant le ministère de la pêche pour exprimer leur ras-le-bol face à une concurrence déloyale que leur livraient actuellement des opérateurs chinois sur le marché.

Pour la petite histoire, cette manifestation des mareyeuses a commencé depuis vendredi pendant que j’étais absent. Les femmes ont protesté contre le fait que certains chinois auraient des centres frigorifiques où ils procéderaient à la vente de poissons. Selon les femmes, cette situation leur livre une concurrence déloyale dans la mesure où ces chinois sont affiliés directement à la société de pêche Kourouma. Or le code des pêches est extrêmement clair là-dessus. Soit on est pêcheur et auquel cas on ne peut pas faire la vente des produits de la pêche ou on est mareyeuse auquel cas on est chargé de la vente des produits halieutiques. Etant donné le fait que c’est clairement identifié comme activité, nous pensons que les chinois ne devraient pas avoir des autorisations de faire de la vente en détail de poissons.

Ceci d’après André Loua , c’est une situation que nous n’avons pas créée parce que ce sont des structures du ministère du commerce qui l’ont créée. Nous allons nous assurer que chacun travaille dans son domaine. Donc c’est ce mouvement de protestation qui était depuis vendredi, qui a continué ce matin. Et nous avons pu rencontrer les femmes parce qu’elles avaient aussi d’autres revendications par rapport aux prix extrêmement élevés du poisson. Et aussi d’autres réserves concernant le fait que les sociétés de pêche faisaient un peu de discrimination entre les mareyeuses. Tous ces points de revendication ont été examinés avec les mareyeuses et leur représentation. Nous sommes tombés d’accord de prendre des décisions pour que ces cas de figure ne se reproduisent plus ».Martèle André Loua.

Dans les mêles ordres d’idées et dans le souci d’assurer la population, le ministère des pêches ne fixe pas les prix, souligne le ministre. Cela relève du ministère du commerce. Mais aussi ce que nous avons relevé, c’est que ce prix élevé dont on parle est une question d’offre et de demande. Lorsque l’offre est inférieure à la demande, on s’attend généralement à ce que les prix prennent un peu d’envolée. Donc c’est ce qui se passe aujourd’hui. Nous allons nous assurer que le marché est suffisamment ravitaillé pour ramener l’offre au niveau de la demande afin que tout le monde puisse avoir son compte dans cette histoire.

Affaire à suivre , source guineenew

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