Lumière sur les abus financiers d’un haut cadre de l’administration guinéenne, pourrait-on dire, alors que les créanciers se demandent à quel saint s’adresser, vu qu’il a du soutien en haut niveau. Si Alpha Condé pouvait lire ces lignes de vérité, il comprendrait qu’on fait des abus en son nom à travers le pays. De quoi s’agit-il ?

En sa qualité de Directeur général du patrimoine bâti public, Jonas Mukamba s’est autorisé diverses transactions financières dans le dos de l’Etat et à son compte personnel. Nous pouvons donc présentement faire des révélations sur certaines pièces à conviction. Il va beau vouloir convaincre de sa bonne foi, mais il y a des limites à tout, pour qu’à un moment il faut tirer les leçons de nos actes, nos déboires et succès surtout dans la gestion des deniers publics. C’est pour se faire, qu’un audit pourrait facilement démontrer que Mukamba a usé de sa position, et de trop, pour arnaquer l’hôtel Riviera Royal et la société de téléphonie Intercel par exemple. Il nous a été donné de constater avec preuves qu’il traine une ardoise de plus de deux milliards de francs.

Un retour en arrière sur ses relations rien qu’avec ces deux unités de la place, prouve les inconduites de celui qui au début du mandat d’Alpha Condé devait mettre de l’ordre dans les audits en Guinée. Présenté à cet effet comme un Expert-Comptable, féru de la transparence et de la traçabilité sur les comptes publics ou privés. En lui, avait été donné les pleins pouvoirs d’un haut commis de la nation, mais hélas !!!
Il a quitté ce service aussi avec des ardoises en milliards de nos francs, mais récidivé est un crime qui mérite sanction.

Voyons à riviera Royal non loin du Palais du peuple comme il a pu se taper la suite présidentielle avec un menu approprié et à sa guise, où pour illustration, on voit clairement que ce monsieur est plus que Gargantua. Pas moins de dix poulets à consommer par jour !Il faut le faire sans compter les boissons et autres crudités à sa table, pensant que c’est au Patrimoine bâti d’effacer ses ardoises assez salées. Alpha Condé averti lui a clairement dit que la Guinée ne va pas lui payer ses factures, et qu’il se débrouille comme il voudra. Riviera hôtel n’a encore vu un quelconque début de payement, et sa plainte est pendante à la DPJ de Kaloum.
Prochainement, il sera question des dettes de Intercel, qui malgré la crise cherche vainement à recouvrer ses dus sans aucun espoir. Parce que Mukamba qui a abusé de ses services disait que la Direction du patrimoine allait tout payer.

Peut-être qu’il faille faire le dessin et les légendes concernant ce qu’on peut à juste titre, considérer comme l’une des pires passages à la Direction du patrimoine bâti public, depuis l’indépendance de la Guinée et la création de ce service si important car, avec Jonas Mukamba Diallo on aura tout vu et en directe, pour parler dans le jargon des chaines de TV.
Il a fait deux ans et trois mois au poste. Venu en fanfare, il aura perdu de sa verve au bout du compte, pour avoir abusé de la confiance de ses collaborateurs en les isolants durant tout son passage comme Dg. Il a amené une cohorte de jeunes filles et de garçons sans compétence, ni culture de gestion d’un grand service public. Les secrétaires en question au nombre de onze (11) ont été des figurines de charme au bon soin du Boss, mais avec un salaire qui n’était pas à la portée des hauts cadres guinéens, mais* quoi, le Père samaritain était là, bien calé et collé dans son bureau pour distribuer fonds et plaisirs à qui il voulait. Mukamba a eu à gérer des milliards de francs, mais aussi il en a flambé à travers divers services qu’il a si souvent aimé se faire.

C’est le cas avec l’hôtel Riviera Royal où il doit plus de deux milliards de francs guinéens comme dette, car il y a pris une suite présidentielle pour longtemps, avec accès au menu. Cette suite présidentielle à quatre chambres et d’autres commodités qui font rêver les princes. Etcomme il se dit Prince de Wassoulou, ce n’est pas moins de dix poulets qu’il consommait par jour, bien évidemment en compagnie de qui il voulait, mais pensait-il au frais de son service, alors que le Président Alpha Condé n’en a pris connaissance qu’en décembre 2015, à l’occasion de son investiture quand le Protocole du Président à la recherche de suites pour les hôtes du Président a eu la surprise qu’à Riviera, la Présidence avait à son compte une suite déjà. Quelle ne fut la surprise du Président de savoir que dans son dos, ce Dg de Mukamba en arrosait plus d’un. La facture sollicité si salé, a suscité la colère du Professeur qui a directement et vertement dis que seul Mukamba devait s’en acquitter pour la facture. Et depuis, la direction de Riviera ne cesse de relancer le sieur Diallo Jonas Mukamba pour qu’il s’acquitte de ce qu’on peut valablement qualifier de filouterie hôtelière ; Il est vrai qu’on peut l’accorder le bénéfice d’être pris en compte pour son logement. Mais comment comprendre que le Dg du Patrimoine bâti soit dans un hôtel, dans une suite présidentielle et au frais de la nation comme si les belles villas de Conakry, ne pouvaient le suffire avec tout ce beau monde qui gravitait autour de lui ?

Pour toute solution, notre Mukamba National a proposé aux gérants de l’hôtel Riviera de faire un bail à construction en contrepartie d’une réduction de sa dette. Le lieu a été trouvé, au bord de la route sur la corniche de Camayenne. Exactement, l’immeuble en décrépitude non loin et en face de Palm Camayenne.
La solution ne put arriver, parce que Mukamba a précipitamment été muté à l’AMRP, remplacé par Mohamed Lamine Yayo. Une campagne de pression a été initiée par le partant, mais hélas, c’était sans compter avec la volonté du Président de doter Conakry d’une image digne de sa place. Promotion des logements sociaux obligeant, d’autant que des partenaires financiers et techniques frappent constamment à la porte du Chef de l’Etat, aidé par son ministre Kassory Fofana.

Aujourd’hui, il faut s’attendre à ce que si solution n’arrive pas, qu’on retrouve dans un des tribunaux de Conakry l’affaire Mukamba Jonas, pris en flagrant délit de filouterie hôtelière ; Autrement qu’il sera poursuivi pour n’avoir pas honorer ses engagement financiers, après de forte consommation de boissons alcoolisées, de croustillants plateaux remis de viande, de poissons et encore d’autres petites choses qu’on retrouve pas si souvent à l’extérieur de cet établissement.
Notre bonhomme n’a pas fini de surprendre, car en téléphonie aussi, il reste devoir à Intercel une somme supérieure à 30 millions de francs guinéens, sans compter qu’entre la consommation et le moment futur du payement si possible, Intercel pourra exiger des dédommagements au plan financier, pour porter l’ardoise à plus de 12% du capital en litige.

Est-ce que le Président et les Guinéens savent qu’à la cité Chemins de fer, Mukamba a imposé une gestion toute particulière, en faisant main basse sur l’ensemble des caveaux des immeubles. Il les a loué à de tiers qui ne rendent compte qu’à Sa Majesté Mukamba – Prince de Wassoulou’’ ; A propos, Laye Wassaba Sidibé va apprécier si en sa qualité d’Empereur, le Prince est à sa place de bandit à col blanc du Wassoulou non !
Le chiffre total des gains lorsque Naité prenait la gestion de la Cité Chemin de fer, était de six millions de dollars américains par an. Soit alors et en ce temps un peu plus de 60 milliards de francs guinéens. Avec toutes les bonifications et la dévaluation des monnaies, que savons –nous aujourd’hui des acquis financiers, d’autant qu’un audit n’est toujours pas fait sur les actions, pour le fait qu’il est toujours en cours le procès déjà gagné par la Guinée contre Sericom Guinée de Santilo. Reste à signifier aux enfants de Hadja Kadiatou Seht, de leur droit de revendiquer ce qui est à leurs parents, pas un bien de la Guinée comme cette cité pour boucler le débat et le procès. Mais que Mukamba exige que ce soit lui et lui seul qui en décide pour représenter la Guinée, est ahurissant. Le Décret le propulsant à l’AMRP en est l’expression achevée de la continuité de l’administration ;

Les malversations financières au compte de Mukamba malgré le décret le mutant continuent de plus belle. Pour un exemple, il a osé donner l’ordre de décaisser les salaires des travailleurs du mois d’août passé, alors qu’au début de son remplacement par Yayo, la banque avait clairement signifié qu’en sa qualité d’Ex Directeur général du patrimoine bâti, il lui était désormais impossible de faire des transactions sur les comptes qu’il gérait au nom de ce service. Mais alors pourquoi l’en avoir permis de sortir cet autre montant, quand ce n’est plus lui le Dg en poste, qui a couvert cette transaction hors principe. Qui couvre enfin Mukamba dans sa folie de rester contre le décret du Président, le DG du patrimoine bâti ?
Est-ce dire que trop, c’est trop est trop dire à propos des agissements de Mukamba sur les deniers publics guinéens est un crime.

Moi je crois qu’il a déjà compris, mais fait semblant, alors qu’il peut être trimballé devant les barreaux pour cet abus, pour cette insubordination. De toute façon, Alpha Condé a définitivement dégagé sa volonté de voir Mukamba ailleurs, pas au Patrimoine bâti public. Quel est le rôle du cabinet présidentiel dans cette cabale financière ? Que fait Kalil devant ce dossier inique et cynique en son genre.

Aboubacar Sidick SAMPIL pour radio-kankan

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