Il est temps que l’administration guinéenne s’affranchisse des tares de son passé, afin de donner pleine satisfaction à la mission à elle dévolue. En effet, dès l’arrivée du Professeur Alpha Condé au pouvoir suite à une élection présidentielle démocratique en décembre 2010, la restructuration de l’Etat, donc des services publics, devenait inéluctable et pressant, vu qu’un Etat devait rapidement être bâti sur les ruines légué à la Guinée : Une administration inefficace, corrompue et clientéliste (excusez du peu).

Le Prof Alpha Condé a de suite donné le ton, affirmant qu’il a hérité d’un pays, pas d’un Etat. Tout était donc dit, mais les hommes pour débarrasser le pays de ses incompétences et de ses échecs se faisaient rares, au point qu’on a assisté à l’arrivée massive de citoyens guinéens de toutes parts, afin de vite redorer le blason de l’administration guinéenne.

Sans trop insister, à la Direction générale du service en charge des logements administratifs et des bureaux de l’Administration publique, communément appelé ’’ Patrimoine Bâti Public’’, en sera nommé Moustapha Naïté, avant qu’il ne soit élevé au rang de ministre de la Jeunesse. Jonas Mukamba qui se trouvait à l’Agence Nationale des Audits est appelé pour le remplacer.

Ainsi, au Patrimoine bâti public les coudées franches ont été données au Dg Mukamba, avec un accès facile à tous les dossiers, notamment, celui de la Cité des chemins de fers, où le groupe de l’italien Santilo avait fait main basse sur les recettes, sans aucune référence aux gains revenant au pays. La faute, un contrat de construction et de gestion fait et accordé gré à gré, sans aucun regard pour les avantages et intérêts de la Guinée sur ce domaine public, désormais assujetti aux caprices d’une gouvernance clanique en déliquescence avancée. Si vous voulez, le régime Conté n’avait plus le contrôle sur cette Cité, devenue propriété privée d’un Italien au service d’une mafia gouvernementale.

Le Professeur Alpha Condé y a mis fin en donnant dès 2011 des ordres stricts, afin que la Guinée retrouve son bien en voie de spoliation. Un conflit domanial y est né, avec Naïté à la commande, avant que Mukamba ne soit à la charge. Cette affaire n’est pas encore finie certes, mais Mukamba est muté désormais à l’Agence de régulation des marchés publics -ARMP, à la place de Guillaume Curtis. Voir les archives au Secrétariat général du gouvernement.

Au Patrimoine Bâti Public, c’est Mohamed Lamine Yayo qui est promu, afin de gérer désormais tout ce qui est du domaine de l’Etat en matière de biens immobiliers, y compris donc la Cité Chemins de fer, sise à Almamiya dans Kaloum, pour plus de précision. Entendu que la passation de service est déjà du passé, les ordres et les missions clairement définis, le personnel entièrement responsabilisé au Patrimoine bâti, Mohamed Lamine Yayo s’est attelé à faire un état des lieux, avant toute prise de décision pour la restructuration et l’amélioration des conditions de logement des services et des travailleurs de notre Administration publique.

A voir les contours de certains contrats qui lient l’Etat à des particuliers dans la gestion du patrimoine, les édiffices de l’Etat visiblement sont en mal de rénovation par manque d’entretien. Ceci est constaté un peu partout dans Conakry et à l’intérieur du pays, au point que l’imminence d’une opération de remise à neuf, ou tout au moins viabiliser les lieux, s’avère incontournable.

Voici pourquoi la Cité des Chemins de fer a connu la visite des techniciens dument envoyés par la nouvelle autorité du Patrimoine bâti en début du mois d’août, afin que des ordinateurs y soient installées à sa direction, parce que jamais cette direction n’a connu un seul équipement informatique, pour faciliter sa gestion au quotidien, comme si nous étions dans un autre monde. Les nouvelles technologies de la Communication ne sont pas accessibles. Non ! Et pour insister, nous pouvons dire que cet état de fait est gratuit, maintenu à dessein afin de tronquer et tromper. Camoufler ce qu’on veut au Patrimoine bâti.

Le pot aux roses découvert, les techniciens venue au chevet de la direction de la Cité chemins de fer, ont été empêchés de travailler sur ordre de Jonas Mukamba, décidé à tout faire pour ne pas qu’on constate ses pratiques non orthodoxes, ses camouflages et autres dérives sur les recettes qu’il souhaite continuer à gérer, alors qu’il n’est plus du Patrimoine bâti.

Là, il ya lieu de faire allusion au fait que lui-même, ces derniers temps à l’ARMP, se trouve confronté à des difficultés qu’il souhaite régler grâce à la haute autorité. Par exemple, pour le payement des salaires des travailleurs, impayés depuis qu’il est nommé, il y attend des ordres pour la garantie du service public.

Mais alors, en quoi il serait encore mêlé dans les affaires de son ancien service, lui qui a déjà connu ses deux passations de service, tant au Patrimoine bâti qu’à l’ARMP. De toutes façons, ses immixtions dans les affaires de son ancien services sont à dénoncées, à condamner et à interdire par qui de droit : Professeur Alpha Condé, signataire des décrets les concernant.

Excuser de ne pas entrer dans les détails de ce qui valablement peut être qualifié de délit administratif, d’insubordination caractérisée à l’autorité supérieure et, encore, d’autres faits non conventionnels, d’autant qu’il est considéré comme un des fils adoptifs du Président guinéen. Et c’est pour ce faire que ses manquements semblent étonner, alors qu’il a toujours eu ces types de comportements incongrus et mal-placés et de mauvaise foi sans qu’on l’ait sanctionné. Bonjour impunité chronique !

On se rappelle de ses attaques contre Moustapha Naïté lors de son arrivée au OBP. Il vient à nouveau prouver qu’il aura toujours des rancœurs à l’encontre de tout cadre qui le remplace ou qu’il remplace. Sur sa ligne ou derrière ses actes administratifs il est interdit de fouiner, de faire la lumière. Sacré Mukamba !. Sinon, avec Yayo Mohamed Lamine rien ne dit qu’ils sont des ennemis. Yayo ne l’en veut guère et ne tient à le couler par la dénonciation de ses possibles magouilles dans la gestion de la Cité chemins de fer.

Les policiers de la DPJ envoyés par Mukamba pour arrêter les agents informaticiens du Patrimoine Bâti Public, disaient aux gendarmes venus en rescousse, qu’ils ont obtempéré aux ordres de Jonas Mukamba, parce qu’ils croyaient qu’il était toujours le Dg en poste, mais que désormais, ils feront bien attention avant de bouger avec un tel Monsieur, coupable d’usurpation de qualité, de trafic d’influence, et que sais-je encore. L’affaira a été bouclé dès que la gendarmerie s’est intéressée, car sa brigade en place au PBP, y a fait un rapport circonscrit pour éviter l’amalgame souhaité et pratiqué par Mukamba.

Qui pour dire à ce Monsieur de se comporter désormais conformément au contenu de Décret les mutant chacun à un poste, ou qu’il serait à l’aise de voir Guillaume Curtius venir s’immiscer dans son service, alors qu’il en est désormais le seul responsable ? Ou qu’à la Cité chemins de fer, c’est un autre monde, pas à Conakry et encore moins un bien de l’Etat guinéen ?

Il semble qu’il avance l’argument que la cité est sous séquestre en justice avec un procès en cours dont la finalité est attendue, comme quoi, il est le seul citoyen capable de gérer cette affaire en attendant. Disons à Mukamba que l’administration est impersonnelle, qu’on le veuille ou non. Chaque préposé de faire sa partition et rendre compte. Mais en tant qu’autorité morale, sa partition a pris fin dès qu’on a annoncé un décret le relevant de ce poste. Qui l’en donne autorisation de continuer à nuire au bon fonctionnement du Patrimoine Bâti Public, à moins qu’on nous donne d’autres principes de gouvernance et de gestion des deniers publics.

Pour éviter les échecs au service public qu’il a d’ailleurs mal servi, si on tient compte de ce qu’on nous dit sur sa gestion, Mukamba doit faire attention, si non le Prof Alpha Condé sera face à des dérives qu’il aura provoquées, lui Mukamba, alors que le Chef de l’Etat n’en a pas besoin en ces temps de lutte politique et économique à outrance. L’énergie ne devant être gaspillée pour de simples désagréments caractériels ou de comportement propre aux petits enfants en crise de croissance, ou d’un enfant gâté à papa : Jonas Mukamba Kadiata Diallo attention !

Aboubacar Sidick SAMPIL pour radio-kankan.com

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