November 18, 2017

Yèngèma marché, dans la commune de Matoto est devenu le fournisseur des fruits et légumes des cinq (5) communes de Conakry. Mais un constat amer se dégage dans les conditions où évoluent les femmes vendeuses. C’est que c’est l’un des marchés les plus sales de la capitale. Rendu sur les lieux le week-end dernier pour s’enquérir des réalités du marché, le président des coopératives et marchands de produits agricoles et amis de Matoto, M. Mohamed Camara s’est prononcé sur la question :

«C’est ici que les camions des fruits et légumes, en provenance de l’intérieure du pays précisément Kindia, Forécariah et Dubréka, vident leur contenu dans un lieu non sécurisé. Parfois même, ils versent ces aliments dans l’eau sales et à côté des fruits pourris. Et il y a des aliments qu’on ne peut plus laver avant leur consommation. Cela représente un véritable santé publique» a-t-il souligné.

Et d’ajouté : «Ici à Yèngêma marché, tout le monde vient pour acheter des aliments même les familles ou parents des membres du gouvernement ne sont pas épargnés. Donc si rien n’est fait, en cas de maladie, tout le monde aura sa part. Et ce n’est pas bon du tout. La question aujourd’hui, c’est comment vendre les produits guinéens à l’extérieur, mais hélas ! Si l’hygiène alimentaire reste un problème entier, est-ce qu’on aura les preneurs comme à l’époque dans les années 70 ?», s’est-il interrogé.

Au terme de notre entretient, il lance un appel particulier à l’endroit des autorités et les bailleurs de fonds : « Je lance un appel solennel aux autorités et aux bailleurs de fonds, afin qu’ils viennent au secours de notre marché pour changer le décor à l’image des autres marchés de la sous-région, surtout des frigos pour conserver les fruits avant leur consommation, et protéger et rendre notre environnement à un lieu propre et sain», a lancé le président des vendeurs et vendeuses du marché Yèngèma de Matoto.

La rédaction

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