August 18, 2018

«Nous de la Coordination de la Basse-Guinée, on ne va plus permettre des incapables et des médiocres, gagner l’une des plus grandes communes de la Guinée», dixit le président de la Coordination de la Basse-Guinée.

 

Radio-kankan : Bonjour monsieur, présentez-vous s’il vous plait, à votre ONG et à nos milliers de lecteurs ?

I.Sory Cissé : Je me nomme Ibrahima Sory Cissé, président du Conseil de quartier de Yimbaya Port, inspecteur de travail, président de la Coordination de la Basse Guinée.

  1. le président, que signifie la COBAG ?

La COBAG, est la Coordination des activités de la Basse-Guinée. La COBAG, traditionnellement, nous nous avons une main tendue à tous ceux qui sont en Basse-Guinée, de Télimélé jusqu’à Kassa, aux iles de Loos. Nous respectons la tradition africaine, nous respectons nos hôtes, nous respectons les personnes sous le manteau du Chef de l’état. Nous avons comme objectif, de veiller sur la paix sociale en Basse-Guinée, la concorde, la cohésion sociale, et nous appuyons le Président en place. C’est pourquoi, on nous voit derrière le Rpg-Arc-en-ciel. Cependant, nous sommes un mouvement apolitique, une organisation non-gouvernementale. Mais nous, nous appuyons des actions surtout celles qui sont meilleures du Chef de l’état. En plus, l’un de nos objectifs majeurs, c’est de veiller à ce que les infrastructures sociaux de base que nous avons chèrement acquises, ne soient plus détruites. Quelque soit le motif, nous veillerons sur çà. Nous avons remarqué pendant des évènements sociopolitiques, que les écoles sont cassées par des gens qui n’ont pas d’objectif politique. Donc, nous nous sommes contre cette politique politicienne, car il ya des moments où nos enfants ne peuvent pas aller à l’école, même vers les hôpitaux pour des soins d’urgences. Pire, nos femmes ont des sérieuses difficultés pour aller au marché, pour la pitance quotidienne parce qu’elles ont la peur au ventre. C’est donc pour toutes ces raisons, que la COBAG s’élève pour mettre à cet état de fait. Autant, nous sommes à mesure de dire à l’Etat, attention, autant nous dirons à l’opposition de faire beaucoup attention, et que maintenant tout doit se faire autour de la table. C’est la vocation, et c’est la mission de la COBAG. C’est cela, que nous sommes assignés comme mission. Pour que désormais, afin que tout se passe autour de la table. Au lieu de réclamer les droits dans la rue, nous demandons à chacun à se diriger  vers une table à palabre et de négociation.

Comme vous le dite, la COBAG est apolitique, mais vous assumez au moins d’autres fonctions de l’état, donc quelles lecture faites-vous par rapport au déroulement de ce processus électoral de 2018 ?

Moi, qui vous parle, je suis l’un des candidats du Rpg-Arc-en-ciel à Matoto. Je suis donc sur cette liste, pour une cause bien déterminée. Cela veut-dire tous simplement, que j’ai été copté comme une personne ressource. Parce que la COBAG, qui a des milliers d’adhérents, et regroupe de milliers de citoyens et militants autour de cette structure, a suscité un grand intérêt pour le parti au pouvoir. Donc, c’est tout à fait naturel que nous soyons coptés par un parti, surtout le parti au pouvoir. Lors de notre passage au quartier général à la direction nationale du Rpg-Arc-en-ciel, quand on a décliné tous nos perspectives, dans l’avenir de ce pays, on a été copté tout de suite. Parce qu’il faut absolument que la COBAG, surtout son antenne de Matoto, veille sur la paix sociale à Matoto, sur l’unité nationale, la quiétude et la cohésion nationale. Donc, nous de la Coordination de la Basse-Guinée, on ne va plus permettre des incapables et des médiocres, gagner l’une des plus grandes communes de la Guinée. Matoto a plus de 900.000 et quelque poussière d’âmes, 450.000 et quelques électeurs. Nous ne pouvons pas abandonner une telle commune dans la main des prédateurs et des médiocres, qui viennent seulement pour s’enrichir illicitement sur le dos du peuple de Guinée.

Quel regard critique vous portez-vous sur les violences postélectorales, et quel message de paix et de quiétude sociale à l’endroit de la population guinéenne ?

Vous savez, en Afrique, il n’y a pas d’élection apaisée, ni sincère et nui sécurisée. Même si les gens savent qu’ils ne sont pas sortis victorieux dans une compétition électorale, ils créent la violence. C’est un peu çà, le mal en Afrique, ce n’est donc pas seulement en Guinée. On crie plus vite à la victoire, et avec une population analphabète, imaginez ce que cela peut devenir. Il faut qu’on vielle sur le renforcement du tissu social, cela est extrêmement important. Cela est l’affaire de toutes les formations politiques du pays. Il faut qu’on regarde dans la même direction pour le bonheur de notre pays.

Que Dieu bénisse la Guinée ; amen…

Je vous remercie

Merci à vous également.

Propos recueillis par DM

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