April 22, 2018

« l’ADDEF-Guinée a scolarisée plus de 67 filles mineures qui avaient déjà abandonnées l’école », déclare le coordinateur préfectoral de Fraternité Guinée-Kindia.

Je suis M. Benpere Deba, je suis consultant de droit de l’homme de l’Ong l’ADDEF-Guinée, et à la fois coordinateur

  1. Benpere, pouvez-vous nous parler de la situation actuelle des enfants en conflit avec la loi ?

Par rapport de la situation des enfants en conflit avec la loi, nous dirons que la situation des enfants s’est beaucoup améliorée, après notre constat en tant qu’institution de la défense des droits de l’homme. C’est dans ce cadre là, que nous nous investissons. Vous n’êtes pas sans savoir que dans la zone de Coyah, il y a un juge pour enfant qui se bat tous les jours, pour le rétablissement des mineurs dans leur droit. Si un mineur est interpelé parce qu’il a commis une infraction, nous informons automatiquement le juge, M. Konaté qui à son tour, envoie rapidement une lettre de dessaisissement au lieu de la détention du mineur, afin  qu’il puisse prendre le dossier en charge. Et quand vous partez à la prison civile, il y a des locaux pour des mineurs, et cela s’améliore beaucoup aujourd’hui.

Peut-on connaitre quelques statistiques par rapport aux mineurs en détention ?

Vous savez qu’au niveau des mineurs, la loi dit que les enfants de moins de 13 ans, même s’ils sont en conflit avec la loi, ils ne peuvent être l’objet de poursuite judiciaire. Mais un certain âge, 13, 14 jusqu’à 18 ans, s’ils commettent une infraction, on regarde le degré de l’infraction, et par rapport à cela, on peut engager des poursuites contre eux. Et c’est pourquoi, il y a un juge qui est spécialiste des procédures au niveau des mineurs détenus à la prison civile. Donc, je ne peux pas vous dire exactement combien de mineurs sont détenus actuellement à la prison civile.

Dites-nous, est-ce que vous avez des projets en faveur des enfants ?

Oui, nous avons un projet d’assistance juridique et judiciaire au niveau de ces enfants, mais c’est l’auto-prise en charge. Parce qu’avec la situation sociopolitique actuelle du pays, nous avons fermé les portes pour le moment. C’est pourquoi de nos jours, on essaye d’assister ces mineurs à travers nos propres fonds.

Quel commentaire faites-vous au regard des  mariages précoces des jeunes filles guinéennes ?

A ADDEF-Guinée, bien sur que nous avons à peu-près, des point focaux dans chaque quartier. Quand il ya la cérémonie d’un mariage  dans un quartier, ils nous remontent l’information dès qu’il s’agirait d’un cas de mineure, et à nous de saisir automatiquement le juge pour enfant.

Et s’il s’agirait des enfants mineures qui ont abandonné le chemin de l’école, que feriez-vous ?

Vous savez, pour cette année seulement, l’ADDEF-Guinée a scolarisée plus de 67 filles mineures qui avaient déjà abandonnées l’école. Pour cela, nous avons fait une sensibilisation des familles de porte-à-porte avec des photos à l’appui, sans oublier aussi des appuis. Certaines d’entre elles avaient déjà abandonnées le chemin de l’école depuis 6 à 7ans voire même 12 ans.

A présent, quel message aves-vous à l’endroit des autorités, des personnes de bonne volonté et des bailleurs de fonds ?

Je demanderai à la jeunesse guinéenne de s’armer de courage, et de cesser de créer des troubles dans le pays en vandalisant ceci ou cela, ou de bruler des pneus dans les rues à longueur de journée. Même si pour eux, c’est une manière de revendication, moi je trouve que cela n’est pas la solution pour le développement de notre beau pays, la Guinée.

Propos recueillis par MD pour radio-kankan.

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