December 14, 2017

Les conflits domaniaux entre éleveurs et agriculteurs s’accentuent désormais comme coutume dans certaines parties de la Guinée et ont pris une forte dimension agraire et foncière, qui est souvent sous-estimée par les autorités locales. Dans ce panorama de problèmes, le contrôle de la terre et l’accès aux ressources naturelles par les communautés qui cohabitent ensemble suscitent souvent des reformes de concurrence, de tensions et des violences, impliquant plusieurs types d’acteurs. C’est le cas de la sous-préfecture de Linsan Sarakollé, une localité de la préfecture de Lelouma, où les plantations des agriculteurs font souvent l’objet d’attaques répétées, détruisant leurs semences sous les yeux des autorités locales, qui n’en disent un mot.

Votre quotidien en ligne a pu rencontrer une victime dans ce type de conflit similaire, il s’agit d’El hadj Aliou Nimaga, habitant de la sous-préfecture de Linsan Sarakollé, circonscription préfectorale de Lelouma. La victime nous fait montre des images de sa plantation, détruite par des éleveurs, les gens qui se réclameraient être des propriétaires terriens des lieux, et pourtant selon nos information, la sous-préfecture de Linsan Sarakollé serait majoritairement habitée par des sarakollé, et ont occupé les lieux il y a bien de siècles, cohabitant toujours avec les peuls, sans qu’il n’y ait problème majeur. Mais ces derniers temps, compte tenu des différents positionnements politiques, des malentendus ont commencé, dont entre autres ; des revendications de terres, qui seraient commanditées par certains leaders locaux, cités par la victime Elhadj Saliou Nimaga, des noms tels que ; « Elhadj Mady Hawah Touré, Dr Amadou Oury Diallo, Dr Siradjou Diallo et Amadou Zero Diallo », tous habitants des villages « agresseurs » de kokolou, Tchankaoye et de Leyeifello, martèle la victime Nimaga.

Pour la gestion d’une telle crise, préconise une source, « qu’il faut l’implication d’une sous-préfecture impartiale, préparée à de telle crise avec expérience souhaitée pour le maintien d’une quiétude sociale dans cette zone très fragile du Fouta. » Par ailleurs d’autres villages de la Haute Guinée, en l’occurrence, Madiana, un tel conflit domanial a toujours fait un cas d’actualité en ces lieux, entre agriculteurs et éleveurs, des affrontements qui causent de fois des morts.
Dossier à suivre !

Augustin Kapo

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