LETTRE OUVERTE A MONSIEUR ALPHA CONDE, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE SEISME DEMOCRATIQUE AU BENIN | Radio-kankan
November 13, 2019

Monsieur le Président de la République,

C’est assez rare pour être souligné, le séisme démocratique intervenu au Benin après les manifestations de l’opposition Béninoise contre les élections législatives de 2019, pas toujours ‘’inclusives’’.
Cette situation a entraîné l’embastillement de la ville de Porto-Novo, Capitale Politique, ville où réside l’ex-président de l’Assemblée Nationale, Adrien Houngbédji où les populations se sont soulevées, et surtout la résidence entourée de chars de combat de l’ex-président de la République du Bénin, Thomas Boni Yayi, votre ami et compagnon de la FEANF, de surcroît ex-président de l’Union Africaine, et dont la santé se dégrade depuis un (1) mois.
Une situation, très prise au sérieux au Bénin et qui doit figurer à l’ordre du jour des Travaux de l’Union Africaine qui doit se tenir au Niger en Juillet 2019. Malgré l’appel du Président de la République Patrice Talon, le message n’est pas de nature à rassurer l’Opposition et les populations encore traumatisées dans leur grande majorité sont sur le qui-vive.
Dans ce contexte, votre Médiation ne serait pas de trop, comme il en a été en Gambie, en Guinée-Bissau, au Togo pour y rencontrer les autorités Béninoises avant le prochain sommet de l’Union Africaine, si possible. Car la vague de solidarité est timide, ces derniers temps, non seulement de la CEDEAO, mais aussi de l’Union Africaine. Ce qui a motivé récemment une conférence de presse des Avocats du Président Thomas Boni Yayi dirigée par Maître Kato, un ami et élève de mon feu Père, Agossou Fassinou Moïse qui fut enseignant au Bénin.
Monsieur le Président,
Le Souvenir d’une Révolution Tranquille avec la Conférence Nationale du Bénin, tenue du 19 au 28 Février 1990 dont le Président du Comité préparatoire était votre ami et compagnon également de la FEANF, Maître Robert Dossou, à l’époque Ministre du Plan, présent à votre prestation de serment de Décembre 2010 en compagnie de toute sa famille, disparaît en 2019. Or, le diagnostic accablant des 500 participants divers (paysans, étudiants, travailleurs de toutes catégories, hommes d’affaires, personnalités et sages, représentants des Partis et des ‘’sensibilités politiques’’, des cultes et religions, d’Associations de Développement, d’Organisations Non Gouvernementales, des Communautés Béninoises à l’Etranger, ….) : Arbitraire, injustices, répressions, violences, insécurité, paupérisation, confiscation des libertés publiques, bâillonnement de la presse, etc…, semble réapparaître selon l’agenda de l’Opposition du Bénin. Et l’opinion qui réclamait la fin de ce système entre-temps et l’instauration d’un Etat de droit semble déçue, selon les protagonistes. Et comme en 1990, feu le Général Mathieu Kerekou élevait le ton : ‘’Est-ce un coup d’Etat ? …., et de poursuivre : ‘’Dans ce cas, toutes les décisions qui seront prises ne nous engagent pas, car nous ne pouvons être à la base d’une opération dont personne ne peut contrôler les paramètres’’. Du coup, comme dans la salle du grand Auditorium de l’Hôtel PLM ALEDJO à Cotonou, le dépit le disputait à l’angoisse qui se diffusait à travers tout le pays, doublé de la tension alimentée par la rumeur selon laquelle, Feu le Général envisageait de siffler la fin de la récréation en usant de la manière forte, ne sommes-nous pas alors dans le même cas, en 2019, avec des élections législatives contestées et pas inclusives selon l’Opposition ? Et l’Opposition forte et résolue qu’il n’est point de difficultés et d’obstacles dans la voie de l’Unité de la lutte pour l’Etat de droit et qu’elle est convaincue qu’elle ne puisse surmonter si elle n’est pas résolue fermement à grouper ses forces et accomplir sa mission historique, dont vous avez certainement conscience, après 40 ans d’opposition constructive, avant votre accession à la magistrature suprême en Décembre 2010.
Monsieur le Président,
Le défilé ‘’Raz-de-marée’’ a amené le pouvoir en place, suite à la contestation des élections législatives en Mai dernier à interner par des chars, la résidence de l’ex-Chef de l’Etat, Thomas Boni Yayi, actuellement souffrant et dont les Avocats plaident pour une évacuation sanitaire pas toujours accordée. Dans cet ordre d’idées, à l’instar des ONG de Droits Humains, il ne s’agit nullement de politique préméditée de dénigrement systématique et dévalorisation injustifiée. Pis, il ne s’agit aucunement de campagnes médiatiques financées par certains services de renseignements étrangers militant hostilement contre l’intégrité territoriale Béninoise, dont on accuse Bertin Koovi, Homme d’Affaires, candidat malheureux à l’élection présidentielle précédente, résident en Guinée-équatoriale, avec le Ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, pourtant Haut Fonctionnaire des Nations Unies, grand combattant révolutionnaire au Lycée Toffa 1er de Porto-Novo, envoyé spécial du Président de la République à Malabo (Guinée-équatoriale) qui met à l’indexe des pratiques éculées en parlant de ‘’Mercenaires, soutiens à la subversion ….’’.
Voilà, avec cette missive Victimaire sur Bertin Koovi en résidence surveillée en Guinée-équatoriale, nous en appelons à votre Médiation et par de là, une Commission de Bons Offices, de l’Union Africaine, non seulement pour le Président Thomas Boni Yayi mais aussi pour le cas de Bertin Koovi en Guinée-équatoriale.
Dans l’espoir d’une suite favorable, recevez Monsieur le Président de la République, l’expression de nos déférentes considérations.

Don de Dieu Agossou

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