I. le problème des 4 000 étudiants inscrits hors Djoliba ne sont pas pris en charge par l’Etat. La raison officielle est budgétaire et surtout l’avertissement donné par le Ministre. Cependant le Ministère aussi n’a pas respecté son engagement de donner la liberté des choix de l’Université et de la filière aux étudiants. Des quotas illégaux avaient été introduits dans Djoliba.

Solutions :

  • Les parents payent
  • Le Ministère les prend en charge
  • Les universités ne les réinscrivent pas

II. les décisions qui viennent d’être prises par le Ministère à savoir la non orientation des étudiants en Médecine, pharmacie, toutes les filières d’ingénierie et de génie, les filières de tourisme et aussi toutes les NTIC. Ces décisions sont :

  • Brutales, sans concertation avec les acteurs du secteur
  • Contraire à la politique proclamée du Gouvernement d’encourager les filières techniques et de ne pas être des machines à fabriquer les chômeurs.
  • Mal préparées dans la mesure où l’Université publique GAMAL qui est censée les recevoir est vétuste et obsolète et n’a reçu aucun investissement ni d’infrastructure, ni d’équipements.

Conclusion : nous pensons que ne pas envoyer les nouveaux bacheliers dans les universités privées constitue une décision de fermeture pure et simple de ces universités alors que parallèlement rien n’est fait pour les universités publiques.

III. le problème de financement qui est évoqué par les autorités n’est pas justifié. En effet :

  1. Le budget du Ministère augmente passant de 728 Milliards en 2016 à 791 Milliards en 2017 soit une augmentation de 63 Milliards.
  1. Les tarifs des universités privées en Guinée sont en moyenne de 5 Millions de FG soit 500 Euros ou 300 000 FCFA. Ils sont les plus bas de toute l’Afrique de l’ouest où le tarif moyen est de 1000 000 CFA équivalent à 15 Millions de FG.
  1. Le coût budgétaire total des étudiants des universités privées est de 300 Milliards de FG ou l’équivalent de 30 Millions d’Euros pour 45 000 étudiants.

Le coût total est modéré par rapport au budget guinéen. Il faut rappeler que la Guinée ne consacre au secteur de l’Education (Primaire, secondaire, professionnel et supérieur) que 13% de son budget alors que le Sénégal consacre 40% à l’éducation.

En outre les vols de deniers publics en Guinée comme le cas du fameux dossier EBOMAF où l’Etat a payé 185 Millions d’Euro pour une facture de 300 Millions pour 200 km de goudron entre Kissidougou et Kankan. Il n y a eu que 20 Km de terrassement à ce jour. Ce montant frauduleusement soustrait représente 6 ans de frais d’étudiants.

Pour un autre dossier de K-énergie concernant un groupe électrogène de seulement 50 MW, l’Etat a dépensé 234 Millions de dollars (142 + 92 Millions) au lieu de 60 millions si le groupe devait être acheté. En réalité il s’agit d’un Contrat BOT, donc l’Etat ne devrait rien payer mais EDG devrait simplement signer un accord d’achat de la production. Quelle corruption !

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