LE DEFI GUINEEN DU MINISTRE D’ETAT DE L’ENVIRONNEMENT, DES EAUX ET FORETS, OYE GUILAVOGUI | Radio-kankan
October 23, 2019

A l’heure où l’on parle sans cesse d’environnement, de pollution de l’air, des dangers provoqués par l’émission de gaz carbonique (CO2) jugé responsable du réchauffement du climat terrestre, du gaspillage de l’eau, l’utilisation que nous faisons du sol, sur lequel nous marchons, la Guinée n’a d’autre choix que de prendre en main sa Transition Ecologique, comme l’a affirmé, le Ministre d’Etat de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, le 29 Avril 2019 à la conférence de presse à l’Hôtel Primus de Kaloum. Comment sensibiliser le grand public sur la valeur de l’environnement pour l’homme ? Avons-nous besoin d’être inquiets ? Si l’on doit s’inquiéter de l’environnement, il ne faut pas non plus oublier que l’état des autres ressources est alarmant. Sans sombrer dans le pessimisme ambiant des militants écologistes, force est de constater que 27 ans après la grand-messe de Rio en 1992 et les Rencontres Internationales de l’ONU (New-York), le bilan est sans appel : la contamination de l’air met en péril 1,5 milliard de personne, 2,1 milliards d’individus vivent sans eau potable, moins du quart de la population mondiale consomme 75% des matières premières et rejette 75% des déchets solides, le niveau des eaux souterraines diminue sur les cinq (5) continents, plus de 150 espèces vivantes disparaissent chaque jour. Comment, devant un tableau aussi sombre ne pas donner raison aux scientifiques et aux militants écologistes de tout poil, qui soutiennent que le 21ème siècle sera bel et bien écologiste ?
ENJEUX DE LA PLANIFICATION ENVIRONNEMENTALE
En 1958, la Guinée avait une population très jeune, à peine 500 mille habitants selon le Ministre El Hadj Tidiane Traoré (50% ont moins de 15 ans et inégalement répartis dans l’espace, 22% de la population à Kaloum). Dans une telle perspective, l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique macro-économique cohérente devrait prendre en compte la nécessité d’une gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement.
CADRE INSTITUTIONNEL DE GESTION DES RESSOURCES NATURELLES ET DE L’ENVIRONNEMENT
Dans le domaine de l’environnement, le pays a connu une situation d’instabilité institutionnelle au cours des six (6) décennies écoulées : création en 1984 d’un Secrétariat d’Etat aux Eaux et Forêts relevant du Ministère du Développement Rural puis mise en place d’un Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, des Eaux et Forêts. La création d’un Ministère plein de l’Environnement fut en 2004. On constate que les cloisonnements sectoriels encore rigides ne favorisent pas la synergie nécessaire pour impulser les différentes actions avec la cohérence souhaitée. Or, les domaines d’intervention des différents Secrétariats d’Etat avec les Ministères sont Interdépendants. Il s’agit, cependant dans la plupart des cas, de lignes directrices qui ne permettent pas de cerner avec précision les indices de performance et de procéder à la traduction des objectifs généraux en résultats planifiés. Du coup, la maîtrise des effets positifs ou négatifs, des méthodes d’action mises en œuvre devrait être éclairée par des évaluations d’impact, des analyses Interrelationnelles quant aux conséquences perspectives ou diffuses (positives ou limitatives) induites par la réalisation d’un programme sur les champs d’implication des autres sous-secteurs ayant des composantes similaires. C’est le sens du décret D/065/PRG/SGG du 04 Octobre 2013. Il s’agit aujourd’hui, notamment avec ce décret d’orienter de manière ordonnée et efficace, la planification et d’assurer une cohérence plus grande entre les politiques sectorielles liées directement ou indirectement à l’environnement et à la gestion des ressources naturelles à travers un cadre de concertation, d’impulsion et de suivi/évaluation des politiques sectorielles. Les facteurs de dysfonctionnement et les éléments explicatifs des incohérences notées dans la mise en œuvre des actions multisectorielles entreprises dans le domaine de la gestion des ressources naturelles et de l’Environnement ont été clairement identifiés. Parmi les contraintes, figurent notamment :
– La prédominance des différents intérêts particuliers par rapport à une perception globale de la politique environnementale nationale.
– L’inadéquation entre les politiques sectorielles et parfois leur inadaptation à un contexte global de gestion des ressources naturelles et de l’environnement.
– La faible opérationnalité des structures faute d’une politique appropriée de suivi/contrôle des textes.
– L’absence d’instruments de pilotage efficients pour les entités territoriales de base (dossiers fonciers, plan d’occupation et affectation des sols, plans locaux de développement,…).
– L’absence d’un tableau de bord synthétique des normes environnementales précisant les indices de performance selon l’orientation des plans, projets, programmes et préfigurant les lignes directrices d’un disposifif de suivi et de contrôle.
– L’absence de coordination entre les structures de pilotage, la multiplicité des programmes conçus parfois dans une dynamique de dédoublement inutile plutôt que dans la logique d’une complémentarité. Par ailleurs, des études réalisées même aujourd’hui, relèvent entre autres carences que les plans sectoriels se caractérisent par l’absence ou la faiblesse des outils d’analyse économique en matière environnementale (mesure du code effectif d’utilisation des ressources et du coût économique de dégradation de la base des ressources).
Il s’avère nécessaire de forger de tels outils et d’établir des procédures d’évaluation environnementale indispensable pour sélectionner les domaines d’action et les investissements prioritaires à réaliser en fonction des impacts attendus sur l’environnement et d’assurer le suivi continu des divers programmes sectoriels. Et le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) dont le pilier 4 ‘’Gestion durable du capital naturel) est dédié exclusivement au secteur de l’environnement en est un exemple. Soulignons que la superficie des Forêts classées de l’Etat s’élève à 1.182.133 hectares pour un total de 162 Forêts classées, soit 4,80% du Territoire National. Tandis que celle des Forêts privées est de 45.362.32 hectares et celle des plantations forestières de l’Etat s’élève à 4.733,99 hectares pour un total de 242, soit 0,02% du Territoire National. Mais la superficie reboisée en l’an 2000 est de 2.828,54 hectares en 2013 et 2.500 hectares en 2015. Malgré les efforts fournis de Juin 2011 à Décembre 2018 par la Direction Générale du Fonds de sauvegarde de l’Environnement, dont le partenaire le Fonds Mondial de l’Environnement (FEM), dirigé par Amadou Sébory Touré, un écologiste avéré, 53.917.220.980 GNF et le Fonds Forestier National (FFN), 35.638.453.110 GNF, les partenaires réclament coûte que coûte, une fusion des deux (2) Directions et la mise en place d’un Conseil d’Administration. Au-delà de la gestion des catastrophes et des urgences environnementales, pourtant encore représentée au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, des Perspectives sont bonnes. Au total, l’environnement stratégique est plus neuf que la politique Guinéenne de la Transition Ecologique et le Président de la République, le Professeur Alpha Condé reporte la nécessaire réorientation des dépenses publiques de l’Etat-providence vers l’Etat régalien. Pourquoi ne pas taxer les multinationales SOBRAGUI qui à moindre de chose, attaque sans ambages les Médias, les Ecologistes (cas de Robert Guilavogui qui a été condamné à 10 mois de prison ferme à tort par la justice, et qui a soulevé le courroux des ONG Internationales du Mouvement Ecologiste, gracié finalement par le Président de la République, le Professeur Alpha Condé). Le continent Africain produit à peine, relève JeuneAfrique 3,8% des émissions de gaz à effet de serre contre 23% pour la Chine, 19% (USA), 13% (UE). Pis, l’impôt sur les sociétés représente 15,3% des revenus des Gouvernements contre à peine 9% pour les pays riches. L’alerte est pourtant donnée par les institutions de Bretton Woods (FMI-Banque Mondiale) qui en appellent à une refonte profonde de la fiscalité internationale. Il y a urgence pour l’élaboration de nouvelles normes fiscales en prenant en compte les nuisances. Les taxes pollueurs-payeurs occasionnées par les multinationales Total, Shell, World Coca-Cola, Sobragui qui usent de tous les moyens, à l’instar de l’ex DG de Sobragui, par le biais de son Directeur Commercial Nianga Sagno, porte plainte contre des médias au faux qualificatif ‘’Tentative d’escroquerie et diffamation’’, et qui chaque matin avant l’audience au Tribunal de Mafanco s’entretenait au préalable avec l’ex-procureur Aly Touré, aujourd’hui muté à Kankan, pour se contenter d’un sursis de six (6) mois et de 500.000 GNF d’amende pendant que le dossier d’Appel est bloqué dans les tiroirs. Malgré que le statut des magistrats soit amélioré et que tout soit mis en œuvre pour éviter la corruption par le Président de la République, le Professeur Alpha Condé.
Que peut-on dire sur la certification et la Gestion durable des Forêts entre commerce et recherche. Si possible, précisez l’obligation dans les lois de finances de transformer au moins 85% des bois abattus à toutes les sociétés forestières à l’instar de la forêt forte qui a les Tours jumelles de Bambéto.
« Aujourd’hui cette société est en difficulté parce qu’elle n’arrive pas à avoir des ressources pour alimenter sa scierie. Tout simplement parce que nous avons limité sa zone d’intervention. A un moment donné, elle a voulu s’attaquer à la Forêt de Ziama, les jeunes de la forêt se sont érigés en association pour protéger cette forêt », avait mentionné Oyé Guilavogui.
Ziama, selon le Ministre, est la plus grande, la plus humide et qui couvre près de 119 mille hectares. « C’est là où se trouvent toutes les essences de bois. Qu’une société de bois vienne s’installer là pour couper les arbres, c’est extrêmement dangereux » dit-il.
Le Ministre en a profité pour décliner la politique du gouvernement pour diminuer la déforestation et faire profiter cette exploitation des bois à l’économie guinéenne. « On s’interdit d’accepter l’exportation du bois brut. Il faut que le bois soit semi-transformé en Guinée avant de l’exporter. Cela nous permet de résoudre le problème d’employabilité des jeunes et de protéger nos ressources en bois », dira Oyé Guilavogui.
Cette politique et d’autres, mises en place depuis l’arrivée du Président Alpha Condé au pouvoir, ont permis de diminuer la coupe du bois de 980 mille mètres cubes (m3) de bois à 235 mille mètres cubes (m3) de 2011 à 2018. C’est en tout cas ce que le Ministre Oyé a confié à la presse.
Mais le Directeur Général de Forêt forte, Jean-Marie Petit mena la riposte sur RFI récemment, en parlant d’un certain Contrat signé en l’an 2000 avec l’Etat sur un partenariat de la GIZ, jamais ébruité, prétextant que l’Etat Guinéen n’a pas respecté sa partition. En outre, sa société de mille employés, aurait des conventions sociales pas toujours orthodoxes, selon des sources en demi-teinte.
Pourtant, les médias depuis la COPE 21 sont laissés pour compte par le point focal du changement climatique, Joseph Sylla. En 2015, le magazine GUINEETIMES que je représentais, était retenu pour la COPE 21 et répertorié dans la grille ‘’Société Civile’’. De même, le Président du CNOSCG, Monsieur Dansa Kourouma, cependant retenu dans cette grille n’a pas pu bénéficier de la prise en charge et était obligé de supporter les frais de voyage lui-même, sans compter que le point focal réclamait au magazine ‘’GUINEETIMES’’ huit cent mille francs guinéens (800.000 GNF) pour le dépôt des dossiers à l’Ambassade de France. Ce à quoi, le Directeur de publication de ‘’GUINEETIMES’’ devenu par la suite ‘’AFRICATIMES’’ est représenté dans plus de 12 pays Africains, Mountaga TOURE, riposta. Il serait alors urgent qu’un plaidoyer en faveur des médias pour la COPE 25 à Santiago (Chili) en Décembre 2019, ait lieu.
Soulignons que le Ministre d’Etat Oyé Guilavogui est un homme d’Etat à faire rougir de jalousie. Originaire de Macenta et dont la famille modeste a émigré à Kindia, l’homme d’Etat de la Sous-préfecture de Balizia est celui qui est sollicité le plus après avoir construit le Palais Royal pour le Sotikhémo, le Mausolée du vieux fondateur de Macenta, un Lycée flambant neuf, réunit les Tomas du Centre, du Nord et du Sud (Union des Tomas et les Tomamania) sans oublier les Mosquées construites à Faranah, à Kindia, à Macenta et autres. Tout ceci fait de l’homme le Réunificateur très écouté et même de la forêt. Ce qui fait que beaucoup de gens sollicitent qu’il soit « Le Coordinateur Régional de la Forêt » ce que Macenta n’avait jamais connu depuis la 2ème République, malgré beaucoup de fils qui aient été appelés au Gouvernement.

Don de Dieu Agossou

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