LA RENTREEE SCOLAIRE SUR FOND DE CONTESTATION ENFIN DE DENOUEE TIBOU KAMARA PLUS INCISIF CONVAINC LES SYNDICALISTES | Radio-kankan
February 15, 2019

Après trois (3) mois de manifestations, les enseignants du primaire et du secondaire se sont retrouvés le Mercredi 09 Janvier dernier pour suspendre la grève.
En effet, la grève de Septembre dernier fait suite à celle de la rentrée passée. Ces deux (2) mouvements sont la preuve d’un malaise profond dans le système éducatif Guinéen, malgré les 40% acquis de haute lutte par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). Ce malaise profond tient à plusieurs causes, la plus visible étant les conditions de travail de l’Enseignant Guinéen qui, d’après le communiqué du SLECG, le Gouvernement ne se décide pas à améliorer surtout dans les volets ‘’rémunérations’’ avec la revendication de Huit millions de francs guinéens de salaire par an, humain et infrastructures (logements sociaux). La rémunération touche prioritairement les salaires des enseignants et tous les avantages y relatifs, notamment les primes de technicité et autres. Quand au côté humain, il concerne le nombre réduit des enseignants tant au niveau du primaire que du secondaire, le volet infrastructures visant l’insuffisance des salles qui accentue leur bourrage et les logements sociaux.
LES FAITS DE LA CAUSE
Cette année scolaire 2018-2019, comme les années précédentes, élèves et enseignants ont retrouvé des écoles peu et mal outillées pour les accueillir dans les conditions normales. La règlementation guinéenne prévoit au plus 60 élèves guinéens par classe. Ce chiffre est difficilement respecté (pour ne pas dire qu’il ne l’est pas du tout) pour une raison ; le Gouvernement, malgré les efforts de la 3ème République, semble, pour les experts de l’éducation, ne pas avoir de politique opérationnelle en matière de démographie et est toujours en retard sur le nombre d’enfants en âge scolaire et par conséquent sur les infrastructures à construire pour les recevoir dans les conditions minima requises. Les effectifs pléthoriques dont il est question dans les écoles publiques, à l’opposé des écoles privées qui n’ont qu’une quarantaine d’élèves, s’expliquent en grande partie par la carence dont l’Etat fait montre dans la maîtrise de l’adéquation entre les enfants en âge scolaire et les infrastructures en termes de salle de classes et de logements sociaux.
LE DEFICIT DES ENSEIGNANTS DANS LE SECONDAIRE ET ….
Dans le primaire, le problème des effectifs est récurrent. Dans l’ensemble, les collèges et les lycées en Guinée manquent cruellement de professeur de Français. Pour assurer ces cours, les proviseurs sont obligés de faire appel aux professeurs de philosophie ou de géographie parfois. Il faut ajouter à cela que le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation assiste impuissant à son démembrement. N’est-ce-pas la cause des fictifs, indépendamment des décès ou des fonctionnaires qui ont émigré à l’étranger et qui touchent encore leur salaire, malgré les dispositifs sophistiqués de pointage ? Le recensement planifié lors de la négociation et inscrit dans le protocole d’accord pourra-t-il vraiment révéler des zones d’ombres ? Car les instituteurs et les professeurs sont beaucoup plus à l’aise dans d’autres administrations. Ils sont nombreux aux côtés des Ministres et Directeurs Généraux comme Secrétaires Particuliers et autres. En un mot, on voit les enseignants s’occuper d’autres choses que de l’enseignement.
DANS LE PRIMAIRE AUSSI
Au niveau du primaire, le déficit des enseignants est une situation que les instituteurs qualifient de catastrophique. Malheureusement, au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, on laisse entendre que le déficit des Instituteurs et des Professeurs est dû au fait que ceux-ci refusent de rejoindre les postes d’affectation situés en zone rurale. La réalité de cette situation donne raison à ceux qui disent que l’autorité de l’Etat est dans la boue, n’eût été la ténacité, le degré d’écoute attentive, la persuasion du Ministre d’Etat, Ministre de l’Industrie et des PME, Conseiller spécial du Président de la République, Tibou Kamara.
Y-A-T-IL UN PAQUET MINIMUM ?
Au moment où nous menions nos investigations, le paquet minimum se signalait partout par son absence. Résultat : les instituteurs sont dépourvus de matériels didactiques. Jusque-là, beaucoup d’écoles, après trois (3) mois de cours perturbés, ne fonctionnent qu’à 30-40 %, les maîtres se tournant les pouces pour la raison sus-évoquée. Ils en profitent pour faire une grève de fait, les plus consciencieux envoyant même des messages aux parents pour leur demander de les recruter comme répétiteurs à concurrence d’un prix convenu par mois et enfants. A un certain moment, l’indifférence et l’intransigeance des autorités gouvernementales face au problème du système éducatif prenaient aux yeux du SLECG, des allures de mépris. Des déclarations qui suscitaient la mort programmée de l’école, hypothéquant du coup, l’avenir des jeunes. Autant ces affirmations sont excessives, autant il faut poser la question de savoir pourquoi le Gouvernement ne se décidait pas à négocier. Pourquoi faut-il d’abord que des gens descendent dans la rue pour que la question des 8 millions de francs guinéens soit suspendue et que le dégel des arriérés des enseignants sur toute l’étendue du territoire soit effectif ?
LES NEGOCIATIONS AVEC LE SLECG
Plusieurs options ont été utilisées. Mais celles du Ministre d’Etat Tibou Kamara sont récemment inspirées par le Président de la République, le Professeur Alpha Condé. Malgré la lutte de personnes et de groupes qui ont tenté de créer une sorte de confusion, dans l’esprit de nombreux syndicalistes, comme beaucoup l’ont observé le 07 Janvier 2019, les interrogations sont multiples. Pourquoi tant d’attaques tantôt générales, souvent ad hominem souvent lorsqu’on s’en prend au Premier Ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana ? Parce que, lors de son interview, il a tout de go affirmé, rien ne peut se faire comme augmentation salariale jusqu’en 2020 ? Chaque Guinéen y va de sa petite réflexion jusqu’à la clarification que le Ministre d’Etat, Ministre de l’Industrie et des PME apporte aux syndicalistes. On n’avait pas besoin d’aller attaquer à jets de pierres la maison familiale de la pauvre Mère du Dr Ibrahima Kassory Fofana à Forécariah. Bref, on peut réclamer ses droits sans venir à l’imposture. Ce qui a été déplorable lors des deux(2) mouvements, il faut que le syndicaliste ou les activistes apprennent à distinguer les rôles régaliens de l’Etat, les droits citoyens et le sens de la négociation syndicale. En France, le mouvement des gilets jaunes peut réclamer des droits, faire part de la démission du Président de la République, mais n’est pas en droit de répandre des insanités autour d’une personnalité élue au suffrage universel direct, ou de personnalités au rang d’hommes d’Etat. Ce qui peut à l’avenir causer des torts, même si on est en Afrique. Sagesse – citoyenneté et responsabilité doivent alors guider tout mouvement citoyen désormais.
Là, le Ministre d’Etat a eu le mérite de couper court aux rumeurs les plus folles ; le Gouvernement ne se réduit pas à sa seule personne ni à celle du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ou aux prises de positions de tel ou tel, si brillantes ou lumineuses puissent-elles apparaître. Les options sociales sont dictées par le Président de la République et non pas en fonction des pressions des uns et autres, mais au regard de la situation économique Nationale et Internationale dont il a la parfaite maîtrise. Voilà qui est clair pour tout le monde. Une telle décrispation sociale à elle seule suffit à donner le ton du changement qui se tramerait quelque part, dans un Bureau du Palais de Sékhoutoureyah, sans que personne ne sache ni l’heure, ni les modalités et encore moins le lieu où serait annoncé le dénouement. Monsieur Soumah qui nous a prouvé, depuis les 25 ans que nous faisons en Guinée même si nous n’avons pas encore bénéficié du Décret de naturalisation présidentiel, parce que, depuis notre tendre enfance au Bénin, la Guinée, est toujours portée dans notre cœur, et nos amis dont Mory Doumbouya, l’Agent Judiciaire de l’Etat, depuis le Campus, ‘’qui parlait de l’Etat des lieux’’ Slogan des Jeunes étudiants du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), en 3ème année Droit Privé en 1994, même feu Cissé décédé en Allemagne (Paix à son âme) ou Ibrahima Sory Cissé, Directeur Général de ANAMIF ne le démentiront pas, puisque selon certaines sources, une partie de son éducation au Sénégal, nous a convaincu, par sa ténacité, la justesse de sa cause, l’esprit non vénal, malgré les dures réalités de la vie. Malheureusement, on a tenté d’assimiler, par endroits, les organisateurs de la foire Internationale de Conakry au soutien dans l’ombre du SLECG. Une conférence de presse à la maison de la presse, de ces organisateurs précités, aurait révélé que le Ministre du Commerce, Boubacar Barry, prétend n’avoir pas reçu de courrier officiel sur l’organisation de cette foire Internationale de Conakry, vitrine économique et commerciale de la Guinée, comme la foire de Dakar ou du Mali, qui était du 07 Décembre 2018 au 08 Janvier 2019. Cette omerta a été vraiment une virgule sur la santé financière de la Guinée. Car les exposants Internationaux semblent n’avoir pas compris les courbes sur lesquelles se fondent les experts pour établir le ‘’Doing Business’’ pour le climat des affaires en Guinée.
Le personnage du Ministre d’Etat, Ministre de l’Industrie et des PME, Conseiller spécial du Président de la République, Tibou Kamara tout comme son parcours professionnel est atypique. Il fait partie depuis du sérail dans la mesure où Ministre d’Etat, Conseiller Spécial du Président de la République, tout en le cumulant, il devient Ministre d’Etat, Ministre de l’Industrie et des PME depuis Mai 2018. L’Histoire retiendra qu’en tant que journaliste, il noua des liens d’amitié et de fraternité, avec celui qui deviendra en 2010 le Président de la 3ème République, le Professeur Alpha Condé. Et qu’ils marchent ensemble main dans la main.

Don de Dieu Agossou

 

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