LA PECHE EN PERIL ! | Radio-kankan

Depuis la mise en place d’une préfecture maritime, dont les fondements sont mal perçus par l’opinion publique et les plaintes de l’ex-Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime, André Loua, le glas a sonné sur les ressources halieutiques. La demande intérieure fond au profit des marchés d’exportation. Du jamais vu, le risque d’un effondrement du secteur de la Pêche est évident dans les années à venir. Où va-t-on ? Pis, les conférences de presse sont triées au volet. Peine perdue pour les mareyeuses et les pécheurs artisanaux. On a beau dénoncer dans un pamphlet, adressé au Président de la République le Professeur Alpha Condé, l’ex-Ministre de la Pêche, Moussa Condé. A quoi bon ! Pourquoi pas un Conseil Supérieur de l’Economie Maritime, se demandent professionnels de la Pêche et Société Civile. Personne ne s’offusque sur les rendements de l’effort de pêche décroissants, même s’il faut se camper sur une procession de l’Union Européenne qui ne relève pourtant pas toujours que ‘’les prélèvements sont devenus inférieurs à la prise maximale équilibrée’’. D’où une surexploitation ‘’manifeste’’ en ce qui concerne les ressources ‘’deversales côtières’’. Et l’on chante, comme des litanies, que les ressources pélagiques ‘’ en se fondant seulement sur les mesures de conservation du potentiel biologique (période de repos biologique) malgré la croissance rapide de la demande intérieure et des sollicitations dévorantes des marchés extérieurs.

A QUI PROFITE MAINTENANT LA PECHE ? QUE FAUT-IL FAIRE ?

Doit-on mieux responsabiliser le Ministère de la Pêche au lieu qu’il soit convoyé par plusieurs Directions dont les ordres ne seraient pas toujours judicieux et efficient ? Pourquoi alors ne pas supprimer carrément le département si des ordres ne doivent venir uniquement de la Présidence de la République ? Le train de mesure envisagé peut-il remplacer les sollicitations administrations ? Est-ce la limitation de l’effort de pêche des flottes nationales (artisanales et industrielles), l’abolition des captures non débarquées (celles des flottes étrangères) en Guinée. La protection des zones de reproduction ? L’amélioration des techniques de pêche ? La réduction ou l’élimination des rejets en Mer.

Mieux, n’est-il pas propice de réduire les pertes après capture, de gérer les ressources au niveau sous-régional, voire régional pour faciliter l’accès des flottes Guinéennes, malgré l’absence nationale des flottes privées puissantes, au-delà des limites des eaux territoriales et recourir aux importations pour l’approvisionnement du marché et des industries et surtout envisager à terme d’abandonner les accords de pêche qui ne profite plus qu’à l’Union Européenne. Or, le secteur de la pêche est pourvoyeur de devises et important pour l’économie locale. Selon les statistiques, le potentiel des eaux Guinéennes est estimé à plus de 500.000 tonnes par an sans oublier que les captures identifiées peut atteindre, malgré le silence officiel, plus de 300.000 tonnes environ, en dehors des captures non débarquées estimées à 38% du potentiel des ressources deversales côtières et de toutes les captures illégales. Pourtant, le guichet unique de la pêche n’a jamais été évoqué. Même si, pour le moment, l’heure est au bilan de chaque département, au regard de la Grand-mess des Ministres à l’Hôtel Primus de Kaloum, malgré l’absence de tableau de passage des différents intervenants par la cellule de communication du Gouvernement, il faut noter un omerta sur le Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime pourtant jadis une mine d’Or a relancé, au profit des professionnels de Pêche.

Don de Dieu Agossou

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