LA PARTICIPATION DE LA GUINEE A LA COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS (CAN) SE BRISE MAIS LE CAS AMADOU DIABY DIVISE. Où EST LA PRESOMPTION D’INNOCENCE ? | Radio-kankan
August 20, 2019

Comment peut-on accuser le plus vite possible le premier Vice-président de la FEGUIFOOT sans froisser le Président, étant entendu que les deux (2) sont élus par l’Assemblée Générale ? C’est le début d’une avalanche d’accusations après la défaite du Syli devant l’Algérie pourtant Championne en 2019. Dans sa chute, le 1er Vice-président, Amadou Diaby n’entraîne pas le Président, Mamadou Antonio Souaré. Les accusations pleuvent ; les acteurs tombent les uns après les autres mais pas seulement après le sélectionneur Paul Put ; c’est maintenant le tour du 1er Vice-président. Le Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique fait face à une déferlante. L’omerta se brise après la défaite mais le sujet divise. Où placer le curseur ? Que peut-on qualifier de corruption ? Qui corrompt ? Les différentes accusations relèvent-elles du même problème ? Difficile d’apporter de la nuance dans un débat qui cristallise autant de passions qu’il ne divise. Le Journal télévisé d’Espace de 22h du 08 Juillet dernier nous parle d’un rapport de la Primature avec le Conseiller Touré, de 96 milliards de francs guinéens, dont un milliard et quelques de dollars remis par la suite. L’une des critiques les plus récurrentes qui est faite au groupe de contestation est de regrouper à la fois ‘’corruption passive et active’’ surtout que le Président de la Commission d’Ethique, semble de prime abord être un fin connaisseur du droit, selon certaines sources. Peut-on se demander quel rapport entre le comportement du Vice-président et l’affaire de l’Equipe Nationale (le syli) sur la question de leadership, de management ? Peut-on alors croire que le Vice-président, selon les statuts de la FEGUIFOOT est-il devenu, un membre du Staff Technique, pour qu’on fasse l’amalgame des compétences personnelles et professionnelles pour confondre la défaite du Syli, d’ailleurs extrêmement importante et pénalisante ? Ce qui veut dire qu’il ne faut pas banaliser la violence des mots.
CONCERNANT LA SUSPENSION ? EST-ELLE JUSTIFIEE ?
Peut-on y voir des menaces en carton, dirait un habitué des stades ?
Seulement, après un soutien massif à la réunion urgente des membres du Bureau Exécutif et du Cabinet Présidentiel convoquée par le Président de la FEGUIFOOT, un vent se lève pour dénoncer cette suspension ? Et plusieurs voix rappellent la nécessité de respecter la présomption d’innocence de tout accusé. Certains vont même plus loin en signant des tribunes « Le Droit d’importuner indispensable au Sport ». Une sanction à contre-courant qui essuie de nombreuses critiques poussant des irréductibles alors à s’excuser. Trop tard. A ce titre, ce n’est pas la défaite qui doit amener à chercher les poux dans les cheveux. Seulement, il n’est pas toujours évident de suivre la cohérence.
LA PRESOMPTION D’INNOCENCE
Le débat autour de la participation du Syli à la Coupe d’Afrique des Nations 2019 (CAN 2019) soulève une autre question relative au mode d’emploi. Peut-on jeter en pâture des noms sur Internet et sur les médias au mépris de la présomption d’innocence ? Les réseaux sociaux et les médias sont-ils devenus des tribunaux populaires ?
Or, la présomption d’innocence est une chose, vouloir défendre le Football est une autre, même s’il doit coûter une fortune à l’Etat. La présomption d’innocence est un principe fondamental et les médias ne doivent pas se substituer à la Justice. Ce n’est pas aux médias de faire la Justice. Tout le monde a droit à un procès équitable. Le lynchage, ça ce n’est pas la Justice. La présomption d’innocence c’est évidemment important mais qui a intérêt à mener une cabale contre une personne. En tant que citoyen, je m’insurge contre le risque de ruiner la vie de quelqu’un sans preuves et parfois avec le risque de fausses accusations. Je ne vois d’ailleurs pas ce mouvement comme une révolution mais une régression, surtout que l’aspect négatif l’emporte sur l’aspect positif. La dénonciation étant un moyen d’informer tandis que la délation est un moyen de ‘’Salir’’. Il ne faudrait pas réduire tout un système et le mettre en danger à cause d’une faille. C’est bien que le Président de la FEGUIFOOT ait pris sur lui-même l’engagement de supporter les plans de vol des membres de son Cabinet Conakry-Caire-Conakry après avoir supporté pendant longtemps les déplacements de l’Equipe Nationale. Même si la question de démission n’est pas opportune en Guinée, il est important de tirer les leçons de cette CAN et de regarder vers l’avenir. Il faut traiter la question de Football en adultes et pas comme une petite minorité de pauvres petites choses. Sans preuves, il n’y a pas de condamnations. Seul un juge peut donner réparation, pas le Tribunal Médiatique.

Don de Dieu Agossou

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