September 19, 2017

Des sites touristiques tendent à disparaître dans la préfecture de Kankan. En plus de ces sites, s’ajoute le manque d’hôtels et de restaurants dignes de nom dans la cité de Cheick Fanta Mady Chétif, ville reconnue comme deuxième capitale de la République de Guinée . Rencontré ce Samedi 12 Août 2017 , Mohamed Lamine Bamba directeur préfectoral de l’hôtellerie et du tourisme (DPHT) de Kankan,dit que la préfecture dispose d’une quainzaine de sites touristiques en état d’abandons dans les sous prefectures et trois autres dans la commune urbaine.
« les sites touristiques repertoriés dans les sous-préfectures sont en état d’abandons c’est-a-dire des sites qui ne sont pas accessibles .Ces sites se trouvent à Morybaya ,Tokounou ,Tintioulen ,Sabadou Baranama et Koumban . Nous avons environs, une quinzaine mais à l’État sauvage, inaccessibles .Il faut beaucoup de moyens pour les revalorisés ,si non à la longue, ils vont disparaître. » A-t-il prévenu .

Poursuit, il ajoute: « parmis les sites impraticables, Bissandougou dans la sous-préfecture de Tintioulen fait parti « Pour la petite histoire, Bissandougou est dans l’histoire de la Guinée et de l’Afrique occidentale , une localité qui était la capitale de Samory Touré ,et ce lieu contient jusqu’à présent les TAS-TAS de cet héro national. Ensuite le » Jardin Botanique » à l’état naturel à Koumban Kourou dans la sous-préfecture de Koumban où existe des obergines, tomates, gombos ,piments . Pour ne cités que ceux-ci.
Au niveau de la commune urbaine ,trois sites sont répertoriés nous avons:

La cour de M’Bembakoro (au quartier Banankoroda ),un lieu où repose les notabilités tel que les patriarches( Sotykemos) de la ville. Le Mosolé de Karamo Sekouba Cherif sis au quartier Salamani à Cherifoula . La première mosquée de Kankan au quartier Timbo en face de la grande mosquée actuelle. Parlant des hôtels, motels, restaurants ,le directeur préfectoral de l’hôtellerie et du tourisme donne les statistiques suivants :

« Nous avons cinq hôtels dont hôtel Baté ,Nabaya ,Uni-hotel,Assalam et Evêché .
Les motels et bar ,nous avons une quainzaine. La préfecture est pauvre dans le domaine de la restauration ,des restaurants dignes de nom on en trouve pas mais on a quelques embryons ,par exemple Manger-Manger au Carrefour Milo ,Le Missira sur la route de Kouroussa ,le restaurant Hamana devant le rond point du lycée Marien Gouabi et un nouveau restaurant ( Plazza) sur la route de Karfamoriah dans le marché de Senkefara . Soit quatre restaurants. Tous le reste c’est des gargottes », Dit-il .

A la question de savoir, combien d’hôtels il faut pour satisfaire la demande de la population ? Mohamed Lamine Bamba répond « il faut dix (10) hôtels de deux à trois étoiles pour satisfaire la demande » . Ainsi, le DPHT se dit confronté à deux grandes difficultés . La première difficulté est lié au service, il s’agit du manque de moyens pour assurer la rénovation des sites touristiques en voie de disparitions . La deuxième conserne les opérateurs économiques qui sont confrontés à un manque criard d’électricité ,d’eau. Pour finir ,si rien n’est fait dans l’immédiat , ces sites touristiques risquent de disparaître d’un moment à l’autre.

Fatoumata DIAWARA depuis Kankan pour newsdeguinee.com

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