September 19, 2017

Les habitants du district Köba, situé à une vingtaine de kilomètres de la préfecture de Kankan ont pris d’assaut la prison civile ce samedi 26 Août pour exiger la libération de l’un des leurs, détenu depuis trois jours. Les causes dit-on restent méconnues, donc une arrestation arbitraire.

Un contingent mixe de forces de l’ordre et de sécurité ont été déployé sur les lieux dans l’intention de maîtriser la situation. Ces manifestants brandissaient des mouchoirs rouge, menus des bâtons traditionnels avec des cris haut et fort qui demandaient la libération sans condition de leur détenu qui est le fils du président de district du nom de Brema Sidibé. Des tirs ont été entendus, des jets de gaz lacrymogènes ont été observés sur place. Le village Köba relève de la sous-préfecture de Balandou.

Toumani Sidibé un ressortissant du village Köba revient sur l’objectif de leur manifestations de ce samedi 26 août.

« Nous manifestons pour la libération de notre parent. Il l’ont arrêté devant le magasin ici à Kankan. Il était venu assister à une cérémonie de baptêmes, il avait comme programme, après le baptêmes qu’il va faire son contrôle médical à l’hôpital par ce qu’il est malade l’un de ses médecin est même avec nous ici. Donc il est resté assis devant le magasin dans cette situation ils sont venus l’arrêter sans aucune condition dans l’intention de le mettre en prison en le mélotant comme un grand bandit et cela fait trois jours aujourd’hui. Je ne sais pas si c’est la gendarmerie qui a autorisé ou quoi, que par ce qu’il y a problèmes entre notre village Köba et le district Djanssoumanina autour d’un domaine, ce sont des villages voisins qui relèvent tous de la sous-préfecture de Balandou », a expliqué ce manifestant de Köba.

Il continue en expliquant l’origine du litige domanial entre Köba et Djanssoumanina qui date depuis des années.
« Le problème dont ils font allusions, avait déjà été résolu par le sage de Bathè qui est totalement domanial. Le sage de Bathè dit prié les habitants de Köba d’accepter que les deux parcelles et demie reviennent à ceux de Djanssoumanina et c’est ce qui fait à l’unanimité. Quelques temps après, c’est le village Djanssoumanina qui dit qu’il n’est pas d’accord qu’il faudrait que la limite soit au niveau de la route, et nous on s’est opposé catégoriquement à cela. Donc le conflit existait toujours entre nous. Donc nous sommes restés dans cette situation, nos parents ont découvert de l’or sur le domaine conflictuel que chacun de nous réclame la paternité, nous nous avons voulu extraire de l’or sur ce domaine et c’est un autre problème grave qui naît, il y a eu un affrontement entre ses deux communautés qui a enregistré des blessés graves et de dégâts matériels importants. Après tout notre village a payé une amande de 20 millions de nos francs au commandant de la gendarmerie de donner cet argent aux gens de Djanssoumanina, donc nous on s’est dit qu’il y a plus de problèmes. Si on continue toujours à nous faire du mal à cause de ce même problème, c’est ce que nous ne comprenons pas. Nous demandons la libération de notre parent sans conditions et puis tout de suite sinon nous ferons ce que nous allons faire« , clame t-il.
Ce qu’il faut retenir, le détenu du nom de Brema Sidibé a été libéré. Ses parents l’ont pris dans les mains dans l’intention de retourner au village.
Sarl Haba juge d’instruction au tribunal de première instance de Kankan dit- on serait à la base de toute cette situation. Quant aux services de sécurité mixe qui étaient sur place, ils ont gardé le silence. Pour le moment, le calme est revenu dans la cité.
A suivre !

Fatoumata DIAWARA

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