« Tous les indicateurs sont verts pour que l’UFR soit au trône en 2020 », dixit  Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la communication de l’UFR

Depuis la nomination du gouvernement Kassory Fonfana, nombreux guinéens  ont déjà émis leurs inquiétudes par rapport à l’immensité des défis qui l’attendent. Pour en parler, le Reporter de votre site d’informations générales (Radio-kankan) a rencontré Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la communication de l’UFR. Avec lui, nous avons parlé  du gouvernement Kassory, l’absence de l’UFR dans ce gouvernement et les élections présidentielles de 2020

Radio-Kankan : présentez-vous à nos milliers de lecteurs ?

Je me nomme Sylla Ahmed Tidine, responsable de la communication de l’UFR.

A travers un acte du président de la République, le président du parti UFR, Sydia Touré a été nommé haut représentant du chef de l’Etat. Au lendemain de cette nomination, beaucoup de guinéens le qualifiait de vice-président de la république. Mais au regard de la réalité, certains disent qu’il a été nommé pour être exploité par le président Condé. Qu’en dites-vous ?

A ce que je sache, le poste de vice-président n’est pas dans la constitution guinéenne. Si les gens pensent qu’il va être vice-président ou pas je n’en sais pas. Au lendemain de la présidentielle de  2015, il a (Sydia Touré ndlr) accepté de collaborer avec le président Alpha Condé, l’aider à faire passer certains dossiers. Donner des conseils pour faire avancer le pays sur beaucoup de questions notamment des questions économiques, de développement et assez d’autres choses. Il a dit qu’Alpha est élu pour cinq ans et en attendant qu’on soit dans l’opposition, mais on peut continuer à lui donner des conseils pour faire avancer certaines choses et c’est ce qui fut fait.

Vous avez  vu dans le domaine de l’agriculture, la culture de l’anacarde a été relancée avec force et aujourd’hui il y a beaucoup de guinéens qui ont des plantations d’anacardes, d’autres sont dans le commerce et ça permet à des guinéens d’avoir un revenu substantiel et d’améliorer leur condition de vie.

Dans le cadre de l’électrification même voir l’extension d’électricité entre la Côte d’Ivoireet la Guinée, il a donné des conseils dans ce sens mais qui peine à se concrétiser. Même à l’international, il ya plein de dossiers sur lesquels le président Sydia a donné des conseils et il appartiendra au président de la république d’expliquer de façon ouverte aux gens. Sydia Touré a fait ce qu’il peut. Maintenant que les gens pensent qu’il est vice-président, cela n’engage qu’eux.

Le mois de mars dernier, le président Alpha Condé a promis un gouvernement proche du peuple. Récemment, Kassory Fofana a été nommé Premier ministre et la composition du gouvernement a eu lieu. Mais avec la nomination de Oyé Guilavogui, ça irrite la population. Quel est l’avis de l’URF sur ce sujet ?

Vous l’avez dit que depuis cette nomination ça irrite la population. Donc c’est un constat que vous avez  fait et nous n’avons pas grand chose à dire.  Ce qui est important comme on l’a tant tôt dit chaque gouvernement à une période de grâce de 90 jours. Vous ne pouvez pas vous prononcer sur l’aptitude d’un gouvernement tant qu’il n’a pas dépassé  les 90 jours. C’est à partir de là qu’on s’aura si les actes ont été posés ou pas. C’est à partir de là qu’on peut savoir si la feuille de route qui été remise aux ministres par le Premier ministre à été respectée ou s’ils sont entrain de poser des jalons ?

Pour l’instant, c’est de dire qu’un mauvais signal a été envoyé au peuple de Guinée, c’est le cas d’Oyé Guilavogui. La nomination de Oyé, la manière dont ça s’est passé, quelque part cela décrédibilise la fonction du Premier ministre. Les gens se demandent est-ce le Premier qui contrôle ou décide ? Mais n’oublid pas que nous sommes dans un régime présidentiel, le président de la république est l’homme fort, c’est lui qui décide. Qu’a cela ne tienne, c’est le résultat qui compte.  Donc, attendons les 100 jours et on reviendra pour juger les choses.

Dans le gouvernement Youla, l’UFR  était représentée mais cette fois-ci, c’est le contraire. Qu’est-ce qui explique cela ?

Nous avons décidé en conseil politique, il y a plus d’un mois de cela de ne plus appartenir à ce gouvernement. C’est au sortir des législatives, comme je l’ai dit  tant tôt que le président Sydia s’est rapproché du président de la république après la présidentielle pour l’aider à faire avancer les choses.

Mais nous avons remarqué que lors des dernières élections, qu’il y avait tout un arsenal de combat orienté contre l’UFR  pour nous frauder dans nos fiefs, pour voler nos voix  par les hommes de l’administration, la CENI et même par l’armée qui était impliquée. Vous avez vu comment on a tripatouillé les résultats à Matam lors de  la nuit électorale. Vous avez vu comment les urnes ont été saccagées, les PV ont été changés et le comportement des hauts cadres de l’administration publique qui sont des directeurs des régies financières, qui distribuaient de l’argent dans nos fiefs pour racheter nos militants. Les ministres sont partis influencer les membres des bureaux de vote, les magistrats dans les CACV afin de trouver des résultats qui n’avaient rien avoir avec la réalité. Cela nous a choqués et nous avons estimé que quand vous êtes en collaboration avec quelqu’un, si vous ne pouvez pas l’aider mais ne le poignarder pas  dans le dos. C’est en réaction à cela et je tiens à vous dire que nous n’avons pas eu d’accord politique ou convoqué pour la mise en place de ce gouvernement.  Etant la troisième force politique du pays, nous avons un groupe parlementaire, un parti suffisamment représentatif, nous avons décidé de ne pas prendre part. Qu’à cela ne tienne nous gardons notre force de proposition et de critique.

Nous avons des élections en perspectives à commencer par les législatives courant cette année et les présidentielles de 2020. Est-ce que l’UFR se porte bien ?

Bien sûr ! Rien n’est parfait dans la vie. L’UFR à ses problèmes internes, ses projets, son programme et surtout nous sommes en grande restructuration actuellement à l’interne. Quand vous sortez d’une élection vous tirer les leçons pour savoir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché à l’interne comme à l’externe et tous les partis le font. En fonction de cela, nous cherchons à nous adapter  pour que cela ne nous arrive plus. Lors du dernier passage de la communauté internationale, le président Sydia l’avais dit. Ce qui s’est passé lors des communales nous n’allons pas l’accepter pendant les législatives qui arrivent. Si on constate qu’on a été volé et cherche à nous frauder, alors nous allons sortir dans la rue pour manifester notre mécontentement.  Rappelez-vous que le président Sydia avait dit que nous n’allons plus monter sur les capo des véhicules pour manifester, ça c’est fini. Si on nous vol, nous allons massivement sortir pour manifester et c’est une décision.

Le dernier passage du Premier ministre, le président Sydia lui a alerté  sur la reforme de la CENI, du code électoral et ce sont des choses qu’on doit régler maintenant. Nous avons tenu des élections communales et jusqu’à présent les conseillers ne  sont pas installés dans une commune, tout ça c’est inacceptable. Nous avons l’impression que toute cette mobilisation financière, matérielle et humaine est faite pour rien. Aujourd’hui, au niveau du comité de suivi les débats sont bloqués parce qu’ils veulent faire passer les choses qui ne sont pas prévues dans la constitution.

Pour les législatives qui arrivent, je crois c’est le lieu de corriger ces imperfections là parce que l’Assemblée nationale est en session des lois pour essayer de crédibiliser notre processus électoral. Nous avons averti ainsi que la communauté internationale, le chef du gouvernement et le peuple de Guinée au cas où nous serons victimes de vol nous allons manifester.

Pensez-vous que l’UFR sera au trône en 2020 ?

Bien sûr ! Tous les indicateurs sont verts pour nous. Nous avons un leader transversal, compétent et qui a la capacité et la possibilité de rassembler les guinéens. Je crois aujourd’hui après tout ce qui s’est passé dans ce pays, que les guinéens ont compris que la présidence de la république n’est pas un centre d’apprentissage, tu viens avec tes qualités, tes compétences, tes connaissances pour faire évoluer les choses. Aujourd’hui, je crois, quand vous prenez l’échiquier politique  guinéen, quand vous prenez le poids du président Sydia Touré, connaissant son passé, ses acquis lorsqu’il était premier ministre, vous voyez sa possibilité de rassembler les guinéens, sa capacité d’être un homme de consensus, vous vous rendez compte qu’il n’y a pas quelqu’un qui puisse se mettre devant Sydia sans pouvoir le battre. Donc,  nous appelons les guinéens à ouvrir les yeux, à aller au delà des considérations ethniques, communautaires et régionalistes pour choisir l’homme qu’il faut pour la Guinée. De choisir celui qui a la compétence, la qualité qu’il faut pour changer ce pays et améliorer les conditions de vie des guinéens. Pour cela, Sydia Touré est la solution et la bonne personne.

Entretien réalise par Daouda Yansané pour radio-kankan

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