November 17, 2018

La crise  qui est née au lendemain de l’installation de nouveau maire de kindia Mamadouba Bangoura de l’UDG  au détriment de Mr Abdoulaye Bah de l’UFDG continue d’alimenter la chronique dans la cité. Le parti de l’union des forces démocratiques de Guinée UFDG estime que le RPG arc-en-ciel  a violé les accords politiques qui étaient signés entre eux. Sur cette question, nous avons rencontré  Youssouf Camara de l’UFDG qui déclare « Cela est l’expression de la mauvaise fois et de sabotage du gouvernement.. »

« La réalité est que nous sommes dans un pays qui est au bord d’une  crise non seulement  politique, sociale, institutionnelle,  aussi de disfonctionnement des principes de l’Etat. Donc, la crise de Kindia est venue s’ajouter à plusieurs crises, le fait que l’accord ne s’est pas passé comme ça devait  se passer du côté de kindia. Cela est l’expression de la mauvaise foi et de sabotage du gouvernement des efforts jusque-là consentis pour restaurer la liberté dans notre pays. »

Cette façon de procéder  à l’élection de maire de kindia est qualifiée d’inacceptable par l’UFDG. Pour l’heure l’option envisagée est de renouer avec les cycles de manifestation pour dénoncer et condamner cet acte.

« Nous avons fait une déclaration de principes, rejetant en bloc  la violation des accords. L’opposition revient à la case de départ, nous allons recommencer nos cycles de manifestation. Il faudrait que le monde entier sache que ce qui se passe en Guinée. Depuis 50 ans, on n’a jamais vécu l’organisation des élections communales et que cela fasse 9 mois tant que les élus ne soient capables d’être installés. Ça, c’était un échec de notre jeune démocratie et de surcroit, ça  se passe sous le magistère de celui qu’on appelle professeur de droit. Donc la démocratie est complément décédée dans notre pays et cela constitue une source de désespoir par rapport à l’avenir de ce pays, » a regretté Mr Camara.

Et d’ajouter que ces manifestations  sont de nature  à remettre en cause ce qui s’est passé du côté de kindia « Vous n’êtes pas sans savoir que l’accord est clair. Il  ne parle pas des élections dans la circonscription de Dubreka et de kindia. L’accord dit que la désignation des maires dans la circonscription  de kindia revient à l’opposition, dans la circonscription de Dubreka revient à la mouvance. La désignation est différente de l’élection. Je crois que même un enfant de la 2eme année sait faire la différence entre la désignation et l’élection. Donc, ils ont mis de côté l’accord et ils ont appliqué ce qui n’était pas prévu. Nous n’acceptons pas, nous allons revenir l’a dessus.  Même si tel est le cas, il  devait laisser  le soin à l‘opposition de designer. Si L’accord  prévoyait que le choix de maire reviendra  à l’opposition par la voix de l’élection on a tout a fait d’accord… Mais on n’a pas dit par désignation  et le parti qui est élu n’était pas demandeur du contentieux électoral. C’est nous qui sommes  demandeurs et  nous avons discuté de cela. Par ce que ce parti n’avait qu’une seule voie et c’est un parti allié.  On n’a pas à faire avec l’UDG notre adversaire c’est la mouvance et le gouvernement.

Selon Youssouf Camara, le parti l’UFDG a respecté son engagement pris dans cet accord du côté de Dubreka. Ils ont laissé dit-il, le terrain libre au parti adverse.

« A Dubreka, nous n’avons pas présenté de candidat. On n’a pas dit que l’affaire de Dubreka concerne le RPG. Ce sont eux qui ont tout occupé

On ne peut pas voter pour un parti dissident et qu’on ne soit pas capable d’avoir même  un seul  poste au niveau de cette mairie.il faut qu’on arrête un peu de mentir dans ce pays, il faut qu’on apprenne à respecter les accords à défaut des lois. Par ce que nous sommes un pays sans tête, ou les lois sont jetées dans les poubelles et gérées par les accords, c’est trop dommage. »

La question de savoir si l’opposition n’est pas en partie responsable de ce qui est arrivé à kindia. Pour Youssouf CAMARA l’opposition n’est nullement responsable de cela, c’est seul le RPG qui en est responsable.

« Nous ne sommes nullement responsables. Si à chaque fois, nous sommes demandeurs parce que nous sommes   souciés  de l’unité de ce pays. Ailleurs,  ce n’est pas comme cela, nous connaissons le comportement de l’opposition. C’est  de grave violation  c’est le trouble à l’ordre public, parfois dans d’autres pays c’est la rébellion .On a vu le cas de Congo, de Rwanda les opposants sont  dans les maquis et ils sont respectés lors des accords. Ils ont des gardes, ils viennent dans des pays neutres et capables de dire ce qu’ils ont à dire. »

A signaler que les manifestations de rue  ont  repris hier mardi, mais il a été empêché par les forces de l’ordre, sous prétexte qu’elles n’étaient pas autorisées.

Aboubacar Soumah

Zone contenant les pièces jointes

 

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