Il est né et a grandi à Kankan. C’est sur le campus de l’Université Julius Nyerere de Kankan qu’il a entendu parler de Déchets à l’Or pour la première fois il y a quelques années de cela. Titulaire d’une License en lettres – Options Anglais, ce jeune natif de Kankan aime travailler en équipe et se plait à œuvrer pour une Guinée plus assainie à travers Déchets à l’Or.
Comment avez-vous entendu parler de Déchets à l’Or ?
Un jour, je me promenais sur le campus de mon université et décidais d’aller payer une visite au directeur du Centre Américain pour voir s’il y avait des ouvertures durant lesquelles je pouvais dispenser des cours d’anglais. C’est alors que le directeur du centre me parla d’un certain Ayo qui recherchait des stagiaires pour administrer des questionnaires dans la ville de Kankan. Quand je rencontrais enfin Ayo, il était déjà en présence d’une dizaine d’autres jeunes et leur parlait de son projet et de ses objectifs. Sa dévotion et sa détermination m’avaient tout de suite inspiré et je ne voulais rien de plus que de faire partie de cette formidable initiative qu’il essayait de mettre en place.
Parlez-nous un peu du travail que vous faites à Déchets à l’Or.
En tant que Responsable des Relations Clients, j’interagis beaucoup avec les clients et la population. Pendant les voyages de ramassage quotidiens ainsi que durant les campagnes de sensibilisation officielles, mon travail consiste principalement à sensibiliser, informer et éduquer les populations au sujet des services que propose Déchets à l’Or.
A quoi ressemblent vos journées de travail ?
Une journée de travail commence aux environs de 9h. Je commence d’abord par appeler les nouveaux clients qui doivent être inscrits. Je divise ensuite l’équipe en groupes pour commencer la sensibilisation dans quelques quartiers. Avec l’aide d’un stagiaire, je me rends à la commune urbaine pour discuter des frais de payement ainsi que des autres activités sur lesquelles nous travaillons ensemble. Le stagiaire et moi nous rendons ensuite au marché pour discuter des modalités du service de ramassage et répondre aux questions que les boutiquiers ou les responsables de marché pourraient éventuellement avoir. Je communique également avec les chefs des quartiers dans lesquels Déchets à l’Or aimerait élargir ses opérations. Après tout ceci, mon collègue et moi continuons les sensibilisations dans divers quartiers jusqu’en fin de journée, vers 18h30.
Comment étaient vos premiers jours à Déchets à l’Or ?
Comme on le dit souvent ici en Afrique, le début de toute chose n’est jamais facile. Personnellement, ma formation en Anglais ne me fut pas très utile vis-à-vis des responsabilités que j’ai ici à Déchets à l’Or. La gestion des déchets était un tout nouveau monde auquel je devais m’habituer. Au début, je n’avais qu’à administrer les questionnaires auprès des populations, obtenir des informations sur la manière dont elles disposaient de leurs déchets ainsi que sur les personnes qui étaient en charge de la disposition de ces déchets. J’étais aussi responsable de l’évaluation des techniques de triage des déchets des habitants de Kankan. Une des choses qui était particulièrement difficile était de gagner la confiance des populations. Pendant la phase étude et évaluation, nombreux étaient ceux qui étaient hésitants à l’idée de répondre à nos questionnaires. Certains ont même catégoriquement refusé de nous recevoir. D’autres ont demandé à voir une autorisation officielle du maire lui-même avant de répondre à nos questions. Ce ne fut pas facile. Cependant, avec beaucoup de détermination, nous avons réussi à avoir de plus en plus de familles pour mener notre enquête, et éventuellement, s’abonner à nos services.
Quel est l’aspect le plus intéressant de votre travail ?
L’aspect le plus intéressant de mon travail est indéniablement les interactions que j’ai avec les clients et le fait de savoir que je contribue à l’éducation et la sensibilisation de mes concitoyens en ce qui concerne les déchets, l’assainissement et l’environnement. Durant mes années universitaires, je me demandais souvent ce que je pouvais faire pour mon pays plutôt que ce que mon pays pouvait faire pour moi. Grâce à Déchets à l’Or, je peux dire en toute confiance que chaque jour, je travaille pour une Guinée plus propre et plus écologique.
Quelle fut la réaction initiale des gens lorsque vous avez commencé à proposer vos services ?
Tout comme pour l’enquête de base, nous avons eu à faire face à une résistance importante de la part des ménages lorsque nous avons commencé à proposer nos services. En effet, beaucoup avaient pris l’habitude de bruler leurs ordures derrière leurs maisons et ne voyaient pas d’intérêt à dépenser de l’argent pour se débarrasser de leurs déchets. Certains étaient très sceptiques quant aux capacités de Déchets à l’Or de mener à bien ce projet étant donné que tant d’autres organisations avaient déjà commencé des initiatives similaires mais sans succès. En effet, bon nombre d’ONGs avaient fini par arrêter de collecter les déchets des populations et avaient tout simplement disparu. Néanmoins, d’autres personnes nous ont référé à leurs voisins, nous assurant qu’ils penseraient à s’abonner si ceux-ci étaient satisfaits de nos services. Il va sans dire que les sentiments d’insatisfaction et de scepticisme envers les sociétés de gestion des déchets étaient très présents dans la ville de Kankan. Cependant, nous avons eu quelques réactions positives avec certains habitants décidant de s’abonner à nos services au tout début de notre initiative. Certains nous ont même encouragés dans nos efforts. Après quelque temps et un travail acharné, nous avons réussi à abonner de plus en plus de clients, beaucoup d’entre eux ayant été référés par des clients satisfaits. Aujourd’hui, nous desservons plus de 400 clients dans la ville de Kankan et nous sommes confiants que notre clientèle continuera à s’élargir.
Quels défis avez-vous eu à surmonter ?
L’un des principaux défis auquel je fais face en tant que Responsable des Relations Clients est la réticence des populations vis-à-vis des sociétés de gestion des déchets. En effet, plusieurs projets de gestion des déchets ont été commencés dans la ville de Kankan et n’ont jamais abouti. Ainsi, beaucoup doutent de nos capacités à mener à bien ce travail et ne voient aucun intérêt à investir dans nos services. Mes campagnes de sensibilisation deviennent donc cruciales pour changer cette perception des habitants envers Déchets à l’Or et mes collègues et moi travaillons dur pour communiquer les avantages de notre société.
En tant que société de gestion des déchets, il est aussi difficile d’amener les clients à faire eux-mêmes le triage initial de leurs déchets avant le ramassage. La plupart d’entre eux ne sont tout simplement pas habitués à le faire. Un défi de ce genre était donc attendu. Cependant, nous avions espéré que leur comportement changerait au fur et à mesure grâce à nos campagnes de sensibilisation et à nos spots publicitaires télévisés et radiodiffusés. Bien que les attitudes changent plutôt lentement, nous travaillons dur pour amener plus de clients à comprendre les avantages qu’il y a à trier leurs déchets eux-mêmes, et nous avons hâte du jour où nous n’aurons plus à nous préoccuper de déchets mal-triés.
Où voyez-vous Déchets à l’Or dans les cinq prochaines années ?
Dans les cinq prochaines années, je suis confiant que Déchets à l’Or se sera répandu dans plusieurs autres villes guinéennes telles que Siguiri, Zerekore, Labé, Boke et Kindia. Je suis aussi confiant que nous aurons élargi nos opérations dans d’autres villes de l’Afrique de l’Ouest.
Claire Ba, Operations Fellow Dechets a l’Or
Source: www.dechetsalor.com
Tel: 621 48 01 67 / 655 31 31 45


A Monsieur le rèsponsable de L’O.N.G Déchèt à l’or dans la commune urbaine de kankan, je suis très engager, pour la participation de cette O N G, je suis sortant de l’université Julius Nyerere de Kankan, Département sociologie, concentration dévéloppement communautaire, et j’ai suivi d’autres formations qui sont entre et autres: Participation de developpement communautaire, l’elaboration de projet de récherche et montage du projet. je vous demande d’accèpte mes sentiment distingué.