L’ami socialiste (d’Alpha Condé) François Hollande abandonne. Il ne se présentera pas pour un second mandat à la tête de la France. En Gambie, Yahiya Jammeh passe la main à l’issue d’une élection jugée démocratique.
En Angola, l’autre ami de président Dos Santos s’abstient de se présenter en 2017. Autant d’événements-leçons qui ont fait la Une cette semaine. Et devraient donner des lunettes ou des loupes au chef d’Etat Alpha Condé accusé à tort ou à raison de se préparer à conquérir un 3ème mandat. Au centre des suspicions, les récentes affirmations du directeur général de la police nationale, le désormais très controversé Bangaly Kourouma, faites à Nzérékoré la capitale de la région du Sud. Un coin de la Guinée d’où est parti le slogan « Dadis ou la mort » en 2009.
Selon les dires du flic Kourouma, la Guinée qui n’a jamais connu d’ancien président vivant sur son sol depuis son indépendance en 1958, ne peut en connaitre un nommé Alpha Condé. Le policier Kourouma a parlé à sa façon à lui et dans un ton tout à fait particulier devant un public attentif mais pas naïf. Evidemment, avant le policier, d’autres thuriféraires ont passé le temps à dire qu’Alpha Condé est tellement méritant qu’il lui faut un troisième mandat pour réaliser ses projets et programmes. Ceux-là sont tapis dans l’ombre du bureau exécutif du parti au pouvoir avec un représentant bien connu du public, en la personne de l’ancien ministre Alpha
Ibrahima Keira. Néanmoins, au sommet de l’Etat, lors de son investiture pour un second mandat, le président de la Cour constitutionnelle Kéléfa Sall avait conseillé de ne point prêter oreille aux « sirènes révisionnistes ». Alpha Condé va-t-il écouter les tenants de toutes ces tendances et savoir raison garder ? Attendons de voir.
Le Populaire


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