C’est l’objet d’une conférence de presse du département en charge de l’Envronnement, des Eaux et Forêts tenue récemment à Conakry. Prétexte : activités réalisées et actions en cours. D’entrée de jeu, la ministre abordera la dégradation de ressource naturelles dans le pays et ce, malgré des efforts soutenus pour promouvoir une gestion environnementale plus efficace depuis l’adoption du Plan National d’Action pour l’Environnement (PNAE) en 1994 : «La situation de l’environnement sur le territoire national demeure précaire et préoccupante. Cette situation de façon résumée se présente comme suit : l’état de dégradation avancé des parcs nationaux ; la forte pression anthropique sur les domaines classés de l’Etat, des collectivités et sur le domaine non classé ; l’accentuation du braconnage dans les parcs nationaux et réserves de faune ; la forte dégradation des infrastructures des parcs nationaux et réserves ; la prolifération des scies tronçonneuses ; l’accentuation de la carbonisation ; la coupe illicite, abusive et anarchique de bois ; la prolifération des fours à briques le long des berges de cours d’eau ; la caducité des textes législatifs et règlementaires ; les feux de brousse », a-telle déclaré aux médias.
AInsi, au regard de constat amère, Mme sagno a des alternatives : «réduire les tendances à la dégradation de l’environnement et promouvoir la contribution du secteur environnemental à l’économie nationale et au bien-être socio-économique des populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté », dira-t-elle.
Abordant le registre des activités de son ministère allant de la période allant de janvier à juillet 2016 sur le domaine de la protection de l’environnement, la ministre a cité quelques unes dont entre autre : ‘’le lancement des opérations de reconditionnement des polychlorobiphényles (PCB) stockés au port autonome de Conakry, la mise en œuvre de la Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants en République de Guinée, la visite de quatre (4) établissements classés (cimenteries) dans la préfecture de Dubréka dans le cadre de la lutte contre la pollution ; l’évaluation de l’état de dégradation des sites miniers et carrières en République de Guinée ; la réalisation de 30 ha de reboisement sur les berges de la Soumba à Dubréka et l’édition du document de la Contribution Prévue Déterminé au niveau National de la Guinée (INDC) sous financement du PNUD’’.
Sur le plan de la mise en œuvre de la politique en matière des forêts, au niveau de la direction nationale des eaux et forêts, le dépôt a été effectué à l’Assemblée nationale guinéenne ratification. Elle a également abordé la célébration de la ‘’Journée internationale des Forêts chaque 21 mars de chaque année avec pour thème) : «Un village une forêt » tout en citant l’identification des pépiniéristes privés ; l’identification des espèces pour le reboisement de la campagne 2016 ; la réalisation des actions de reboisement sur toute l’étendue du territoire national et le renforcement des capacités des éco-gardes.
La ministre a aussi fait état du déclenchement du programme de l’assainissement total piloté par les communautés (ATPC) dans les 8 régions administratives et dans 740 villages pour une population cible de près de 500 000 personnes (un programme conjoint ministère de l’environnement et l’UNICEF). Un programme qui a permis la construction de latrines par les communautés elles-mêmes ainsi que la formation des cadres à l’utilisation de la base des données sur les établissements humains de la ville de Conakry en plus 25 agents formés sur l’approche ATPC.
Selon elle, d’autres plans stratégiques de développement auraient aussi mis en place dans les 33 préfectures du pays avec des comités préfectoraux de suivi environnemental et social (CPSE).
En somme, tout un panel d’activités de son ministère.
RKK


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