November 17, 2018

Dans la perspective de l’ouverture des classes prévue le 3 octobre dernier, Madame la directrice préfectorale de l’Education de Coyah Madame Diop Fatoumata  Kémoko  Traoré a bien voulu nous accordé un entretien pour donné son point de vu du système éducatif en République de Guinée non seulement mais aussi et surtout dans sa préfecture dont elle a l’opportunité de siéger .Lisez le point de vu de Madame la DPE.

COYAH : Madame la DPE fait le point et demande les parents d’élèves à la retenue.

« Moi je ne pense pas si le SLESG peut dire à un enfant d’aller démolir une école et ensuite les enseignants contractuels ne sont pas venus pour remplacer les titulaires » dixt Madame Diope la DPE.

RKK : Bonjour Mme veuillez vous présenter s’il vous plait à nos chers lecteurs ?

DPE : Je suis Mme Diope née Fatoumata Traoré je suis la Directrice Préfectorale  de l’Education de  Coyah.

RKK : Mme Diop l’ouverture des classes qui a été prévue le 03 de ce mois on sait qu’il y a plein de difficultés, quel bilan faites vous sur cette ouverture des classes à Coyah ?

DPE : je vous remercie comme vous venez de le dire, l’ouverture avait effectivement lieu le 03 de mois. Mais il faut dire que le 03 au 08 il n’avait vraiment pas d’engouement, les enseignants ne venaient aussi par la gracede dieu et la sensibilisation des personnes impliquées dans le système éducatif de coyah en collaboration avec toutes les autorités et à tous les niveaux. A partir du 08 on a commencé à recevoir les élèves et quelques enseignants, et la consigne donnée meme si c’est un seul élève qui venait à l’école il a le droit de recevoir les cours. On est allé comme ça jusqu’au jour d’aujourd’hui il y avait l’accalmie, il y a des engouements dans les écoles. Et tout marche bien.

RKK : Mme ce matin on a vu les enfants sur la rue à Gomboyah en colère comment cela a été possible ?

DPE : ce matin on a été appelé par nos délégués, parce que tous les  cadres de la DPE sont sur le terrain, ils sont parrains dans les écoles, pour nous remontés les informations à la munîtes. Et donc ce matin qu’il y a une école primaire Sory Dioubaté, que les enfants sont venus avec des pierres et faire des jets sur leurs collègues en situation de classe. Et par après les parents d’élèves sont venus chercher leurs enfants, delà je crois que les manifestant sont partis vers le collège Gomboyah. Et sans savoir que hier on a été là-bas dans le cadre d’impliquer tout le monde en collaboration avec l’APAE de la dite localité et ensuite on s’est adressé à l’autorité de coyah le premier magistrat en occurrence Mr le préfet. Et à son tour il a vraiment managé tout son personnel pour sécuriser les établissements scolaires sans exception de la dite localité. Et laisser moi vous dire que ce qui est a remarquer et ce qui est la vérité, ce ne sont pas les syndicats qui ont envoyé les enfants pour jeter les pierres. Pour preuve il y a une école privé qui a arrêté les enfants qui n’ont même pas atteint 15 ans lors de cette manifestation. Mais puis qu’ils ont appris qu’ailleurs il y a la pagaille eux aussi cherchent à faire la pagaille.

RKK : Pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale quel message avez-vous à lancer à l’endroit de ces parents d’élèves et la population pour qu’il prend soin des enfants qui sont avenir de ce pays ?

DPE : Le message que j’ai à lancer aux parents d’élèves surtout aux parents de ces jeunes là, parce que je sais c’est des élèves mais qui ne sont pas prêt d’aller à l’école et ils ne sont pas structurés. Moi je ne veux pas accuser le SLEG. Je ne pense que le SLEG peut dire à un enfant de démobiliser une école. Parce qu’ils sont en grève oui c’est leur droit, et ce qu’ils veulent aller au travail ont des droits et que chacun doit respecter le droit de l’autre. Donc ils ont arrêté ces enfants au niveau d’une école privé, ils m’ont appelé je les ai dit de les déposés devant les autorités préfectorales. Par après les parents sont venus je les ai orienté aussi vers les autorités. Donc l’appel que je vais lancer c’est de dire à tous les parents d’élèves de maitriser les enfants. Pour cause ce qui sont venus me trouver, il ya une maman qui dit que j’ai tout mais l’enfant est incontrôlable. En réponse je l’ai dit qu’on ne peut mettre un enfant au monde et laisser grandir jusqu’à l’âge de 15 ans de lui-même ça on ne peut pas comprendre. Il faudra qu’on se donne la main parce que cette jeunesse si on l’encadre pas si on ne met pas de pression franchement ça va être un regret. Et je ne voudrais pas que cela arrive.

RKK : A part de ça est ce qu’il y a d’autres problèmes à souligner ?

DPE : en ce qui concerne l’éducation à coyah ici pour le moment on n’a pas enregistré des problèmes sauf ces petits remués aujourd’hui à Gomboyah. Il faut dire que tout marche dans certaines écoles dans d’autre jusqu’à présent les titulaires n’ont pas repris mais puis qu’on a eu des contractuels et ce qui reste claire ils ne sont pas venus pour remplacer les titulaires, ça il faut le dire. Cette décision vient du département depuis pendant les vacances. Nous on a été informé qu’on allait recruter les sortants de l’ISEG et les sortants des ENI. Parce qu’on a constaté qu’il y a encore les besoins. Et ça c’est vrais si tu prend le cas de coyah surtout vers Wonkifong, Kouria et Mangatta, il y a des écoles qui n’ont pas des enseignants et ensuite il y a des nouvelle construction de trois qui sont entrain d’être réalisé par les parents d’élève mais pas des enseignants. Donc après le constat amer sur le terrain on a remonté les informations à nos hiérarchis pendant la fermeture des classes. C’était à travers ça que le département à plaider pour que l’état accepte de prendre les contractuels mais à noter que ils ne sont pas là pour remplacer les titulaires. Et puis que ça coïncide à un moment de  grève on est entrain de faire l’amalgame et sachant que les contractuels ne sont pas engagés. Parce qu’on ne peut pas les prendre comme ça il faut les évalués. Donc je pris dieu que la reprise soit vraiment effective puis qu’on peut faire ce travail et amener ce contractuel là où le besoin se fait sentir. A part ce petit bruit que vous avez entendu ce matin à coyah il faut que les cadre soient sur pieds d’œuvre pour stabiliser le système éducatif et malgré qu’ils sont entrain de travailler on a impliqué finalement les autorités préfectorales dedans pour sensibiliser parce que ce qui demeure la grève est entre le syndicat et le gouvernement actuel. Je sais que un enfant de 7 à 8 ans n’a rien avoir dedans. donc faudrait pas qu’on utilise ces enfants pour nos propres faim. Moi je pense qu’il y a autre manière plus efficace est d’aller à la table de négociation. Donc je demande le gouvernement vraiment d’ouvrir la négociation avec les syndicats, ça se sont des enseignants guinéens et les élèves aussi sont guinéens. je ne pense pas que quelqu’un puisse penser du mal à cette jeunesse qui sont la génération montante et le futur de ce pays. Vraiment je pris dieu que tout se passe dans les meilleures conditions.

Mohamed Lamine Dramé pour radio Kankan.com

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