September 19, 2017

Depuis le mois de juin dernier, les examens nationaux session 2017 ont été officiellement lancés en République de Guinée. Mais malheureusement, l’organisation de ses examens « est émaillée aujourd’hui par d’énormes couacs. » En tout cas, c’est le constat que font certains observateurs du système éducatif guinéen.

Selon ses observateurs, pour être retenu dans la surveillance des examens nationaux session 2017, il faut verser « un montant de 50.000 mille francs guinéens pour être maintenu. Cette pratique se passe à la veille des examens dans presque toutes les DCE des communes de Conakry et dans toutes les préfectures du pays.»

Les cadres en charge de ses examens recruteraient certains surveillants dans les quartiers. Pour preuve, deux surveillants incapables de lire les sujets ont été arrêtés à Mamou.

Dans la préfecture de Coyah, des surveillants ont été licenciés pour avoir aidé des candidats à traiter des épreuves. Ces surveillants ont été licenciés par les autorités éducatives. Le même cas s’est produit à Yimbaya, dans la DCE de Matoto ; une direction dans laquelle l’actuel ministre Ibrahima Kalil Konaté a longtemps dirigé.

Au niveau de la correction des épreuves, là aussi, il existerait une corruption épineuse. Certains cadres de l’éducation demanderaient aux candidats à la correction des épreuves de payer un montant de 300 à 350 mille francs guinéens pour recevoir à la fin de la correction une somme d’un million cinq cent mille de franc guinéen.

En outre, au niveau du secrétariat, à la veille de ses examens nationaux, certains témoins ont regretté de constater le défilé des jeunes filles en quête de l’emploi au niveau des DCE dans le but selon ses témoins, d’être des secrétaires dans les centres.

Selon une autre source, ces filles seraient sommées par certains cadres de verser « 500 mille francs guinéens » afin de recevoir un montant de « deux millions de francs guinéens » à la fin des examens.

D’autres langues parlent d’un montant de « quatre millions de francs guinéens. »

En quelque sorte, voilà le décor que présente aujourd’hui le système éducatif guinéen à l’heure d’Ibrahima Kalil Konaté, actuel ministre de l’Enseignement Préuniversitaire et de l’Alphabétisation.
Thierno Younoussa, pour guineeperspectives.com

No Comments