Dans la matinée du jeudi, 2 mars 2017, le Pr Alpha Condé a officiellement lancé les travaux de l’initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER). La rencontre a eu lieu dans un réceptif hôtelier de Conakry devant de hautes autorités du pays et plusieurs délégations venues d’ailleurs.

A l’occasion, Dr. Cheick Taliby Sylla, Ministre de l’Energie a déclaré que le lancement de ces travaux est la matérialisation de la désignation d’Alpha Condé à la tête de cette structure : «c’est ce qui se concrétise ce matin avec cette grande rencontre qui a déjà démarré et le conseil d’administration qui aura lieu à partir du samedi prochain jusqu’au dimanche avec les Chefs d’Etat qui vont arriver où qui enverront leurs représentants», a-t-il dit.

Comme on le sait, l’initiative africaine sur les énergies renouvelables vise à aider l’Afrique à installer rapidement des systèmes d’exploitation des sources d’énergies renouvelables, modernes, décentralisés et accessibles aux personnes qui, actuellement ne disposent pas d’un accès adéquat aux services énergétiques modernes.

C’est dans cet objectif que s’est fixée l’IAER, d’installer d’ici à 2020 au moins 10 gigawatts de capacité nouvelle et additionnelle de production énergétique à partir de sources d’énergie renouvelables et d’au moins 300 GW d’ici à 2030.

Dans son discours de circonstance, le Chef de l’état, Pr Alpha Condé, s’est longuement appesanti sur l’importance de ladite semaine technique sur l’initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables : «ce séminaire technique devra tout particulièrement répondre aux questions suivantes : Comment assurer une appropriation adéquate et une compréhension globale commune de l’AREI et de ses modalités opérationnelles ? Quelle sera la valeur ajoutée du fonds spécial AREI et les facteurs qui contribueront à son plein succès ? Quelle est la nature des engagements individuels actuels de chaque partenaire et comment assurer que ceux-ci intègrent et utilisent le cadre et le plan d’actions de l’AREI pour orienter et diriger leurs actions en vue de permettre à l’Afrique un leadership effectif dans la priorisation des financements et garantir une plus-value certaine des intervenants et comment renforcer la communication, la coordination et la synergie entre les partenaires et l’unité de gestion indépendante pour une mise en œuvre conjointe efficiente et efficace ?», a-t-il déclaré.

En outre, il a également exprimé son vœu de voir des propositions et recommandations concrètes lors de la seconde session du Conseil d’Administration de  ladite structure, prévue le 4 mars 2017. A retenir, qu’en anglais, (l’IAER ou AREI) est une initiative de transformation mise en place par l’Afrique afin d’accélérer et intensifier l’exploitation de l’énorme potentiel des sources d’énergie renouvelables du continent. Elle est essentiellement axée sur la recherche de solutions intégrées pour élargir l’accès aux services énergétiques propres, renforcer le bien-être humain et conduire les pays africains vers un mode de développement durable et sans conséquence néfaste sur le climat. *

Mory Kaba pour radio-kankan

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