En Haute-Guinée, pourquoi depuis tout ce temps je ne parle pas le malinké. | Radio-kankan
October 23, 2019

Propulsé en 2006 à 60 ans en Haute Guinée à la suite du choix d’un territoire contractuellement arrêté avec l’Etat Guinéen pour sa conservation et son développement, j’ai naturellement souhaité apprendre et parler le malinké.

Je découvrais à mes dépens, très surpris probablement au vu de mon âge avancé, que cela s’avérait en fait pas aussi facile que ce que j’avais prévu…
Ensuite deux faits majeurs viendront se greffer qui vont insidieusement altérer mes efforts pour y parvenir :
– Je constatais avec dépit que les langues nationales étaient le possible véhicule d’un rejet entre Guinéens-mêmes. En résumé, « je ne te comprends ici chez moi que si tu t’exprimes dans ma langue ». Pouvais-je cautionner cela?
– Une demande de nationalité guinéenne ainsi que pour ma famille formulée en 2008 oralement accordée par le Président Dadis Camara, avec des dossiers repris deux fois au gré de négligences, pertes, oublis, volontaires ou pas, sans suite ?
Les années passant, à soixante-quatorze ans, alors que beaucoup de mes amis Guinéens et Français sont partis, tout en ne parlant pas le malinké avec le quidam de passage, je continue ma tâche honorablement de mon mieux.
Ainsi, utilisant le français langue officielle de la Guinée, venu dans un cadre bien précis, je suis et continuerai à être respectueux des Guinéens ; honoré et très fier de mon pays d’accueil.
Albériah 15 avril 2019
albert clapasson.

No Comments

© 2017 Radio Kankan, LLC. All Rights Reserved. Fièrement propulsé par : www.simer-gn.com