December 16, 2018

Notre reporter était récemment en conclave avec le chef de quartier de la localité. Il a bien voulu répondre aux questions de notre confrère.

«Nous avons toutes ces difficultés là, et il ya des qui ne tiennent pas en compte, l’intérêt de la communauté », dixit M. Alexandre

RKK : M. le chef de quartier, merci de nous avoir reçus dans votre siège. Voulez-vous vous présenter à nos milliers de lecteur ?

Moi, je suis Alexandre Honomou, chef de quartier de  Dondolikhouré.

M. le chef de quartier, une année finie, quelle adresse lancez-vous à vos populations ?

Je vous remercie. Comme vous l’avez dit, c’est l’occasion pour moi d’adresser mes vœux les plus chaleureux aux populations de Dondolikhouré, aux populations et aux autorités de la préfecture ainsi qu’à tout le peuple de Guinée.

RKK : Vous êtes un cadre de référence, et le premier magistrat de ce quartier, est-ce qu’on peut connaitre vos projets réalisés et vous perspectives depuis l’avènement de votre arrivée à la tête de cette localité ?

Je vous remercie, très sincèrement. Je vous dirai tout de suite que mon bilant ne m’a rendu heureux, dans la mesure où il y eu assez de difficulté. D’abord, le quartier Dondolikhoué a été loti en 2004-2006 en scindant les zones en secteur avant d’être  un quartier. Mais, j’ai l’impression que la gestion n’a été saine.  Et c’est pourquoi, de conflits en confits, le tout se résume finalement en résolution des conflits.  En matière de bilan d’activité, nous avons d’abord cherché à assurer la sécurité du quartier, parce que nous avons eu une petite crainte dans l’aspect social, il arrive souvent qu’on saisisse des voitures abandonnées dans la brousse, parce que tout simplement la clôture est abandonnée à elle-même, et finalement le lieu est devenu presqu’une brousse. En plus, je peux dire que ce qui est positif chez-nous, c’est l’installation de la police. Et quand jactait  nouvellement installé à la tête de ce quartier, avec l’aide de la police, il y a eu des domaines publics qui m’ont été montré là ou doit faire des œuvres d’intérêt collectif. Et donc, tout de suite nous avons remonté l’information au président de la délégation spéciale de Dubréka ainsi que M. le préfet. Et finalement, sur leur instruction, les agents de l’habitat son venus pour l’indentification de ces lieux. Par après, dans notre rapport, il a été décidé que ce sont des écoles, les mosquées, l’église, le marché, le centre de santé, le cimetière, la gendarmerie, la police et d’autres œuvres d’intérêt public. Malheureusement, il y eu assez de personnes qui se sont finalement présentées avec des documents ne je sais sortis d’où, pour nous dire qui sont les propriétaires légaux de ces lieux depuis très longtemps. Nous avons donc, cet épineux problème sur la table. Il se trouve que ces privés sont mes citoyens qui possèdent des plans de masse voir même des titres fonciers. Cela nous met actuellement en difficulté, parce qu’on ne peut même pas penser de faire quoi que ce soit sur ces terrains en matière d’intérêt collectif. Pour preuve, le siège de mon quartier que je viens d’achever,  il y a avait eu des problèmes dès que j’ai posé les premières briques. Je ne savais même pas que ce lieu qu’abrite le siège du quartier avait été vendu suivant le plan cadastral original. Nous avons toutes ces difficultés là, et il ya des qui ne tiennent pas en compte, l’intérêt de la communauté.  Sauf le marché qui se trouve dans la zone 4 qui est voie de construction, et cela, grâce à la sagacité de Mme Régina Kolié qui s’était battue avec bec et ongle afin que ce marché voit le jour. Et très fort malheureusement, ce chantier aussi est arrêté depuis longtemps, malgré mes efforts personnels.  Aujourd’hui donc, les pauvres femmes vendeuses sont exposées à la pluie et au soleil. En matière de route, les promesses avaient été faites, à ce jour, les autorités n’en parlent plus maintenant. En plus, même la contribution personnelle des ressortissants et la communauté pour trois bornes fontaines afin d’alléger la souffrance des populations, cette affaire reste encore pendante au niveau de la SEG, qui serait également en difficulté, dit-on.

En ce qui concerne l’électrification de notre quartier, c’est le même cas qu’on rencontre au niveau de l’EDG. Pas de solution aussi à ce niveau. Mais inch Allah, dans les jours à venir, nous allons essayer de nous trouvé un transformateur, pour ce premier départ. C’est pour dire, que mon bilan ne se limite pas seulement à la gestion des conflits domaniaux.

Propos recuelils par MD
Pour radio-kankan

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