December 16, 2018

 

Le dimanche dernier, la jeunesse de  en collaboration avec M.Karamoko Fofana, a organisé un match de gala,  non seulement sportif mais également une manière pour elle d’alerter les autorités locales sur les problèmes sociopolitiques qui prévaut dans ce tout nouveau quartier.           

Cette cérémonie a été présidé par le chef de quartier adjoint M Karamoko Fofana, de Hadja Dédé Diakité et de M. Kaba, chef secteur ainsi que  le chef de quartier, M. Alexandre  Honomou en compagnie de   M. Jabbie, chef secteur zone 4.  Au nom de l’organisateur de la dite cérémonie, M Sylla Fodé Mohamed à lu le discours de bienvenue :  << Dans le cadre de la mise en place de l’autorité communale, prévue le 05 octobre 2018, la jeunesse de Dondolykhouré se réjoui des réalisations déjà acquises, tels que les deux forages dont un au secteur central et l’autre au secteur marché, plus un centre de santé digne de nom; équipé et opérationnel sis au secteur trois. Et cela, grâce à l’effort de Hadja Dédé Diakité, et de M.Karamoko Fofana. Pour tout ce bienfait,  nous les remercions pour l’aide sans faille qu’ils nous apportent sans cesse.  A cette occasion,  nous demandons les autorités de Dubréka de bien vouloir nous aider à avoir un terrain de football, une maison des jeunes, un marché et un cimetière pour la population. Enfin, nous remercions M. Alexandre Honomou et sa suite, ainsi que toutes les personnes qui ont effectué un déplacement pour venir nous assister >>, a-t-il livré.
Dans le même cadre, Dr. Sow Mamadou n’a pas manqué de souligné quelques difficultés à résoudre :  << Bonsoir, on doit être responsable, et des responsables qui doivent réfléchir de long et en large. C’est pourquoi, nous sommes là réuni et c’est une continuité. Vous savez qu’on a commencé par le courant électrique, le transformateur qu’on a eu au bureau. Même si c’est  un petit format par rapport à la densité du quartier. Ça ne peut pas éclaircir Dondolykhouré. J’apprécie également la bravoure des jeunes et des femmes qui se promènent à travers le quartier à la recherche de l’eau potable. Aujourd’hui, nous sommes à une autre étape de notre vie. Si avant, les femmes se déplaçaient à une trentaine de km pour rejoindre le soit km 36 ou Coyah ville en cas de maladie ou grossesse, mais aujourd’hui grâce à l’effort des bonnes volontés, nous détenons un centre de santé qui fait toutes les interventions médicales. Je dis merci à Dieu et que cela continue pour le développement durable de notre localité >>, a-t-il déclaré.
Et au tour du porte-parole des jeunes mécontents de monter au créneau. Pour cela, Ibrahim Sory Camara ne passe pas du dos de la cuillère :;<< Nous sommes toujours ignorés dans toutes les organisations. C’est pour cela qu’on a profité aujourd’hui de porter notre plainte devant tout le monde. C’est de lieu de dire, devant tout le monde que ça ne va pas ici. Le quartier est divisé et il ne faut pas nous introduire dans la politique dans notre quartier. Car nous sommes encore jeunes. Pour nous, tout ce que nous faisons, c’est pour la bonne marche et surtout le développement de ce quartier qui manque de tout, mais on ne veut pas la politique  >>, a-t-il clamé haut et fort.
Quant au chef de quartier, M Alexandre Honomou, professeur à là retraite de l’université Julius Nyéréré de Kankan, il partage le même avis que la jeunesse de sa localité, mais demande leur soutien  pour la récupération des domaines publics se trouvant dans leur quartier :  << La jeunesse et la population, nous sommes très fier de ce que vous êtes en train de faire pour notre localité. Et je veux commencer d’abord par vos préoccupations qui concernent des lieux publics. Parce que, c’est ce qui peut développer le
quartier. Et suivez très bien ! La jeunesse du secteur 3, votre intervenant a été très claire.  Il a dit à la jeunesse de ne pas jouer avec la politique. Parce que, il faut que nous soyons pragmatiques. La politique est une autre chose. Donc, levons- nous ensemble, conjuguons le mêmes verbe. Inch Allah, nous allons récupérer les équipements pour mettre à la disposition de la population de Dondolykhouré. La place est là pour la maison des jeunes, le terrain de football; le marché, le cimetière, l’école publique, le centre de santé, la gendarmerie, la police et tant d’autres. Les écoles ont été fournies, même les forages. C’est de lieu de vous dire que j’ai fait la prison pour ça. Parce qu’on a dit que c’était devant un lieu public, pourtant c’est faux. Ces lieux, c’est là ou on doit bâtir le bâtiment de la jeunesse, donc je veux apprendre maintenant que cette jeunesse ne doit pas être oublié  >>, a-t-il assuré.

Mohamed Lamine Dramé pour radio-kankan

No Comments