En Côte d’Ivoire comme dans d’autres pays, perdre son statut de président de la République n’est pas sans avantages. Dans sa dernière livraison en date du 23 octobre 2016, le magazine panafricain Jeune Afrique livre des détails sur ce que la loi ivoirienne prévoit pour ses anciens numéros 1. A en croire les informations du périodique, « les anciens présidents touchent une allocation viagère mensuelle de 9,6 millions de F Cfa ».
Mais, ce ‘’salaire’’ ne représente pas le seul avantage accordé aux ex-présidents. Outre cette allocation, certaines charges quotidiennes des ex-chefs d’Etat ivoiriens sont prises en charge. Ainsi, 7,5 millions de Fcfa sont dégagés pour couvrir leurs frais de téléphone, d’eau, d’électricité, de carburant et de logement. Les anciens présidents ivoiriens sont également bien entourés.
La loi leur octroie dans ce sens, un cabinet de cinq personnes, six domestiques ainsi que dix agents de sécurité qui placés sous le commandement d’un aide de camp. Trois véhicules ainsi qu’une prise en charge médicale pour l’ex-président, son conjoint et leurs enfants mineurs sont également prévus en Côte d’Ivoire.
D’un point de vue politique, tout ancien président de la République de Côte d’Ivoire est « membre de droit et à vie du Conseil constitutionnel », précise Jeune Afrique. Cependant, seuls Félix Houphouet-Boigny, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo bénéficient pour l’heure, du statut d’ancien président de la République de Côte d’Ivoire. Feu le général Robert Guéi arrivé au pouvoir à la faveur d’un putsch est seulement reconnu comme ancien chef d’Etat.


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