January 18, 2018

L’Agence Nationale de Lutte Contre la Corruption (ANLC) était devant la presse le jeudi 07 décembre à Conakry, pour présenter une nouvelle loi anti-corruption. C’est la première fois, dit-on que la Guinée se dote d’une loi alors qu’elle était classée parmi les pays très corrompus au monde.

Selon Ibrahima Mouhidine Diané, chef du bureau réception des plaintes à l’Agence nationale de lutte contre la corruption, « C’est un outil extrêmement important pour la République de Guinée. Un outil qui permet au pays de lutter désormais plus efficacement contre la corruption ».

« Les autorités guinéennes se donnent pour mission de réguler la gouvernance du pays en réduisant au maximum la corruption. Quand on réduit la corruption maintenant on assume la bonne gouvernance » a déclaré Elhadj Mounir Sylla, conseiller du Premier-ministre

Par ailleurs, la loi anti-corruption prévoit entre autres, la dénonciation des cas de corruption, la réception et le traitement des plaintes ou encore la protection des lanceurs d’alertes, dénonciateurs, repentis, témoins experts et victimes de corruption ou d’infractions assimilées ainsi que les membres de leurs familles.

L’un des passages marquants de la nouvelle loi anti-corruption, c’est la place donnée au travail de la presse. « Les dénonciations des cas de corruption faites par la presse sont des révélations crédibles, susceptibles d’être évaluées ou vérifiées », article 64 de la loi.

Cette loi a été mise en chantier depuis 2005. Elle a été achevée et soumise à l’Assemblée nationale qui l’a adoptée en juillet 2017 et promulguée en août.

Sana Djikiné, 625.480.252

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