Ces journées ont débuté ce jeudi 21 Juin et se terminent demain vendredi 22 juin 2017, à la maison de la culture de Bobo Dioulasso, dont l’objectif selon les organisateurs ( Agence Nationale de Valorisation des Résultats de la Recherche et des Innovations) est de créer un cadre d’échanges et de partage d’expériences entre spécialistes, scientifiques, inventeurs, entrepreneurs, et autres acteurs œuvrant dans le domaine de la valorisation des technologies inventions et innovations au Burkina Faso.

Ainsi, cérémonie d’ouverture des travaux de ces journées, a été présidée par le ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique et l’Innovation, en présence du ministre du commerce ; en outre on notait la présence du gouverneur de la région des Hauts Bassins, de la chambre de commerce, de la maison de l’entreprise, de la chambre d’agriculture ,des partenaires techniques et financiers –ainsi que devant les chercheurs et d’autres acteurs évoluant dans le domaine de la recherche scientifique.

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur Pr Alkassoum Maiga, prenant la parole à cette occasion, a adressé ses salutations et sincères remerciements au ministre de commerce Stéphane Sanou, pour ses appuis constants et multiformes au système de valorisation des technologies, inventions et innovations, sans oublier les autorités administratives, coutumières et religieuses de la région de Bobo Dioulasso-ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers notamment, l’UMEAO, CEDEAO, FAO, la Coopération Française, et la coopération Suisse.

Pour lui, ces journées de 48 heures à Bobo qui vise à mieux faire
connaitre le concept de valorisation des technologies, inventions et
innovations au Burkina Faso, constitue un cadre d’échange et
d’expérience entre les acteurs concernés. Avant de rappeler que les
premières activités de recherche scientifique au Burkina Faso, ont
commencé au début des années 1920 avec la création des stations de
recherche de Saria en 1923 et de Niangoloko en 1948.
« C’est donc avec clairvoyance que le gouvernement a mis au cœur de sa
politique de développement, la nécessité de valorisation des résultats
de recherche, d’innovations et d’inventions. Il a en effet inscrit
dans le PNDES, de mobiliser les moyens pour la promotion, la diffusion
et le transfert accéléré des technologies et innovations dans le but
d’améliorer la compétitivité des TPE, PME, PMI, et les industries…. »,
Indique Pr Alhassoum Maiga.
Ainsi, selon le ministre, cet engagement de son gouvernement, s’est
traduit entre autres : par le renforcement des capacités de l’agence
nationale de valorisation des résultats de la recherche et de
l’innovation ( ANVAR) et la mise en route d’importants projets de
valorisation de résultats de recherche. Il s’agit du projet du Parc
d’Innovation de Bagré Pole, du projet de Valorisation des produits
locaux, et du projet Mais UEMOA, qui vise ç valoriser 6 variétés de
maïs à haut rendement dans trois pays de l’espace UEMOA.
Par ailleurs, il a tenu à souligner que cette première édition des
JVTI, est donc une opportunité pour l’ensemble des acteurs
(Universités, entreprises, associations et fédération d’entreprises ),
d’échanger et de s’accorder sur les contours souvent complexes de la
valorisation des technologies et innovations. Car, selon lui, rendre
utilisables et commercialisables les résultats, fait appel à une
démarche métrologique pluridisplinaire qui prend en compte tous les
maillons notamment, la société, l’économie et le niveau de
professionnalisme des utilisateurs.
Pour sa part, le directeur général de l’Agence Nationale de
Valorisation des résultats et Innovation Dr Brehima Diawara, à
l’occasion de l’ouverture des travaux de ces journées, a souhaité la
bienvenue à tous les invités et participants à cette première édition
des journées de valorisation des technologies inventions et
innovations.
Une occasion pour lui de rappeler à l’assistance qu’à l’origine ANVAR,
a été créé par le CNRST, pour répondre aux préoccupations des
chercheurs en matière de valorisation de leurs résultats de la
recherche, et les premiers pas d’ANVAR ont ainsi été réalisé au sein
de CNRST.
En effet, selon lui les missions précises d’ANVAR, consiste entre
autres : traduire dans les faits la liaison recherche-développement
par une exploitation rationnelle et systématique des résultats de la
recherche, promouvoir les innovations technologiques importées et
adaptées aux conditions locales, promouvoir les
technologies/innovations endogènes, promouvoir la propriété
intellectuelle, et garantir les intérêts des chercheurs et des
innovateurs.
C’est pourquoi, il a tenu à souligner que la vision qui guidera la
conduite des activités de la stratégie de son agence est qu’à terme «
les acteurs du développement utilisent régulièrement les technologies,
les inventions et les innovations pour améliorer leurs systèmes
productifs et leurs conditions de vie et cette utilisation contribue
au développement socio-économique durable du pays »
En tout cas, ces journées, ont permis aux participants venus de tous
les horizons de confronter leurs idées, et d’échanger sur la nécessité
de mettre au cœur de leurs préoccupations la recherche , la
valorisation, l’innovation et l’invention, pour une meilleure
coordination des politiques en matière d’industrialisation du Burkina
Faso en particulier et de l’Afrique en général.
Pour l’heure, la balle reste dans le camp des politiques de soutenir
et encourager les chercheurs africains pour leur permettre de
s’exprimer en toute indépendance à travers des financements
conséquents pour la concrétisation des projets innovants susceptible
de booster l’économie africaine.
Amara Sylla pour www.radio-kankan.com

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