August 18, 2018

Le comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016  s’est réuni pour la 23ème fois ce lundi, 7 mai 2018, à Conakry pour une sortie de crise entre les acteurs des élections communales du 04 février dernier.

Au sortir de cette rencontre, le président du comité de suivi, le Gl Bourema Condé a précisé qu’il n’appartient pas au comité de suivi de changer les résultats issus des élections publié par la CENI et confirmés par la justice. Aujourd’hui, c’est la continuation des travaux du comité de suivi de l’accord politique. Nous avons noté avec satisfaction la 23ème session. Celle-là était la réception de ce que la 22ème session avait donné comme instruction à une équipe que nous avons appelée l’équipe des experts. J’ai entendu dans la restitution de notre dernière session certains dire que les experts internationaux sont venus. Il n’en ait pas question, dit-il .

Et d’ajouter, c’est la même équipe qui est avec nous depuis 2016, qui a travaillé avec nous sur tous les sujets en tant qu’observateur. On leur a dit de s’ajouter à la commission restreinte qui était composée des formations politiques, de la société civile et des cadres du MATD pour les pistes idoines de sortie de crise postélectorale. Donc, ce n’était pas du tout des gens venus d’ailleurs. Ils vivent avec nous en Guinée.

Selon lui, cette commission restreinte nous a présenté ce qu’elle a eu comme travail. Bref, il faut tenir compte de ce que nous avons comme postulat de départ : le comité de suivi n’a aucun pouvoir, aucune possibilité d’intenter un procès ou d’ouvrir un procès sur les dossiers purgés par les magistrats ; les résultats donnés par la CENI, ce n’est pas au niveau du comité de suivi qu’on peut les contester, non plus. Mais, puisque monsieur le Président de la République, le Pr. Alpha Condé , recevant le chef de file de l’opposition, la mouvance présidentielle et l’UFR, les rencontres ont été sanctionnées par des communiqués qui demandent de privilégier le dialogue pour la sortie de crise, nous sommes dans la dynamique de la négociation. Or, une négociation, surtout si elle est sur le terrain politique, elle peut prendre du temps. Il faut faire avec la susceptibilité de chacun. Il faut que chacun défende ses intérêts et il faudra qu’au-delà de ces positions partisanes que le président du comité de suivi face prévaloir l’intérêt du peuple de Guinée.

Certes, c’est ce qui à occasionner les impacts de ce prolongement indéfini de ce dialogue .Et, sont perceptibles déjà au niveau des collectivités. Entant que Ministre de l’Administration, je dois vous dire la vérité. Aujourd’hui, beaucoup de nos collectivités souffrent du faite que les conseillers ne sont pas installés. La raison est très simple, il faudrait que l’émanation des élus soit la volonté exprimée par les populations elles-mêmes. Vous avez un maire qui n’est pas élu, vous n’avez pas d’argent pour le développement à partir d’un partenaire. Or, vous connaissez la limite des ressources de nos collectivités. Chacune d’elle a ses actions de développement.

Cela fait cinq mois que tout est paralysé au niveau des collectivités. Aujourd’hui par exemple, j’ai reçu la plainte des communautés des collectivités de Wendou Mbour, dans la préfecture de Gaoual, mais aussi celle de Koumbia qui abrite une société censée verser la taxe superficielle aux communautés pour son développement. Mais, tant que ce conseil n’est pas en place, ces sommes ne peuvent pas être reçue précise, le président du comité.

C’est autant dire que nous sommes dans l’obligation morale, politique, sociale de trouver une solution. C’est ce que j’ai dit aux représentants des partis politiques  en leur disant qu’ils tous  des élus du peuple « étant députés », ayez donc une idée nationaliste vers ceux-là qui vous ont élus pour que cette attente puisse prendre fin et que nous puissions aller au développement normal de nos collectivités, a fait savoir le Gl Bourema Condé.

NABYCAMARA

+224686807062

No Comments