C’est leitmotiv de cette manifestation culturelle et cultuelle de la tradition Bobos, qui a eu lieu la nuit du vendredi 30 Juin 2017 au théâtre de l’amitié, pour rendre hommage mérité à cet artiste du peuple Sirfé Drissa Sanou de Kouledafourou, et fondateur de cette troupe emblématique Bobolaises, qui a fait le tour du monde pour perpétuer la culture Burkinabé. Créer en 1960, cette troupe a participé à des festivals un peu partout en Afrique et à travers le monde. Une soirée riche en couleurs et sons, elle a été rehaussée par la présence du représentant du parrain Lansiné Diawara président de la chambre de commerce régional de Bobo Dioulasso, mais représenté par son Vice-président Alassane Sienou PDG de Agro-Chem Industrie ; en outre on notait la présence d’Elhadj Sékou Haidara opérateur économique, accompagné par son épouse Saran Haidara présidente de la communauté guinéenne au Burkina Faso. Egalement, on notait la présence du Maire de l’arrondissement no 4, du directeur régional de la culture, du Bureau Burkinabé de Droit d’Auteur, de la Semaine national de la culture-ainsi que de nombreux sympathisants, alliés et familles du défunt.

Ainsi, si c’est la danse, la comédie, et le théâtre, le spectacle était époustouflant, les spectateurs étaient en liesses. Ce public bon enfant a fait le déplacement pour rendre hommage à cet homme de culture Sirfé Drissa Sanou. Les artistes avec les accoutrements de traditions Bobos, ont émerveillé le public cette nuit là. Personne dans cette salle de spectacle n’est resté marbre, car les acteurs ont prouvé leurs talents artistiques et culturels à travers une pièce de théâtre dénommé « la révolte des Bouabas en 1915 à Dédougou ». Une pièce qui met en lumière l’injustice, dont a été victime ce peuple « indigènes », où les colons ont mis en place un système d’exploitation de l’homme par l’homme, à travers les chefs locaux.

 

Comme Adjudant Toussama, un illettré qui a été élevé au grade d’adjudant chef, dont le comportement et l’attitude de celui-ci, a provoqué la révolté du peuple de Fakena. Un peuple travailleur, qui s’est opposé systématiquement aux pratiques et méthodes de la collecte des impôts de capitation de l’adjudant chef Tassouma. Un zélé et acquis à l’administration coloniale, qui n’hésite pas à porter mains aux chefs de village pour leur contraindre à payer des impôts, donner des vivres et fournir la main d’œuvre. Tout cela un climat de terreur. Et dans cette pièce, ce qui a mis en poupe cette révolte des Bouabas en 1915, c’est suite à une paire de gifles qui l’a administré au chef de village de Fakena, et le chef n’ayant pas accepté cet affront à tiquer crise et il est mort. Les habitants du village par contre, se sont insurgés contre cet état de fait, en première ligne les femmes, qui ne supportaient plus cette injustice, ont incité les hommes à remettre en cause ce système « deshumanisant ». C’est ainsi qu’ils ont décidé de mettre fin à ce système en tuant l’Adjudant chef Tassouma.

Par ailleurs, il est à noter que la fin de cette soirée a été marquée par la remise des attestations de reconnaissances à tous ceux qui sont de près et loin, ont soutenus et encouragés cette troupe il y a
plus d’une décennie notamment, le président de la chambre de commerce régional de Bobo Dioulasso, son Vice président, Elhadj Sékou Haidara, le directeur régional de la culture de Bobo Dioulasso, le directeur regional de Bureau Burkinabé de Droit d’Auteur, le directeur de la semaine nationale de la culture….

Une occasion pour le représentant du parrain, qui est Co-parrain Alassane Sienou, de remercier et féliciter les organisateurs de cet événement, et au nom du parrain qui lui mandate de dire aux organisateurs qu’il est prêt à soutenir et encourager la renaissance cette troupe qui fait la fierté non seulement de la ville de Bobo Dioulasso, mais tout le Burkina Faso-voire toute l’Afrique.

Amara Sylla

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