ASSOCIATION GUINEENNE DES EDITEURS DE PRESSE INDEPENDANTE (AGEPI) | Radio-kankan

Comme si le chaudron et les braises ne suffisaient pas ! Comme s’il fallait ajouter à la menace majeure de la perte d’identité de la presse écrite une autre crise dans une escalade entre les professionnels de la presse indépendante. Et l’Assemblée Générale extraordinaire récente, convoquée sans respect du délai-limite est en train de générer une situation exceptionnelle parmi l’opinion publique. Dès le lendemain de cette Assemblée Générale, la visite au siège de policiers, suivie d’un huissier non assermenté, a été très mal perçue par les usagers des journaux. Sans aucun doute, cette situation injustement mal agencée, portera ses fruits, a même constaté, le doyen Souleymane Diallo du groupe Lynx-Lance, devant la Myriade de journalistes, présents lors d’une certaine, fâcheuse, incongrue cérémonie d’installation, doublée d’une brutalité inouïe, au bas de l’immeuble Baldé Zaïre. De part et d’autre, des patrons appellent au soulèvement. Des manifestations en sourdine risquaient alors de mettre à sac le seul lieu de rassemblement des patrons de presse, selon les usagers de la presse et risquent même de ternir l’œuvre pionnière de notre doyen Souleymane Diallo, à qui il faut rendre hommage d’avoir creusé les méninges pour la création de l’Association Guinéenne des Editeurs de Presse Indépendante (AGEPI) depuis 1986. Cette montée des périls va-t-elle pouvoir être maîtrisée ? Des chancelleries, depuis les images d’une station privée télévisée de la place, Espace TV, s’y emploient en tout cas ; elles appellent à la retenue et l’installation d’un climat de Paix. Mais seront-elles entendues ? Tout paraît en effet si passer depuis la demande d’ouverture opérée par les autorités judiciaires de la place, comme si cette crise trouvait en elle-même un facteur autonome qui n’a pas fini d’emporter toutes les conséquences potentielles voire prévisibles, la rupture consommée par le groupe non statutaireillégitime, traduit bien une conflictualité qu’il sera difficile de contenir. Des interrogations subsistent. Fallait-il que le groupe de Morel André Gaston qui aurait invité Alpha Abdoulaye Diallo, du Populaire, selon des sources de la Radio Continental, passe à l’acte et tienne cette AG extraordinaire non statutaire, parce que des patrons de presse non immatriculés, non à jour de leur cotisation, n’émargent plus selon les critères en vigueur d’adhésion, même s’ils gagnaient les subventions. Mieux, selon les statuts, l’Assemblée Générale Extraordinaire est convoquée dans un délai de 15 jours soit par le Président en exercice, soit par les 2/3, des membres actifs à jour de leur cotisation, soit à la demande de la majorité simple (moitié plus une voix) des membres actifs à jour de leur cotisation. Le droit de vote et d’éligibilité est reconnu à tous les membres actifs. Le vote a lieu au bulletin sacret. Le Bureau Exécutif était positionné sur une ligne alternative très florissante et ambitieuse avec les partenaires nationaux et internationaux. En conséquence, l’Assemblée Générale extraordinaire ne peut en aucun cas, se féliciter d’avoir placé sa confiance aux membres d’un soi-disant Bureau exécutif dirigé par Alpha Abdoulaye Diallo. Elle n’est pas en outre, qualifiée pour parler de mode de gouvernance actuel de l’AGEPI. Et cette manière de faire s’accommode mal de l’audience de l’AGEPI sur la scène nationale et internationale. Enfin, elle traduit la ferme volonté d’endiguement de l’influence malsaine et irresponsable d’une certaine presse. Or, alors que la notoriété de cette Association Professionnelle des Médias a connu un début de normalisation avec lamandature Contétoutes les cartes risquaient d’être désormais rebattues. Et les conséquences de cette crise vont peser sur les partenariats en instance. Comment reprendre les discussions prévues avec des partenaires impatients ? Des diplomates chevronnés et des experts ont même déploré les terribles incidents. Ils exigent alors la fermeté. En tout cas, avant le retour d’une mission à l’étranger du Président légal et légitime de l’AGEPI, Moussa Ibn Conté où, la Guinée était le seul Pays Francophone parmi les patrons des pays Anglophones, il semble bien qu’il y a eu une sorte de recadrage instauré par lui. Plus jamais, des agissements pareils au sein des patrons de presse écrite.

Don de Dieu Agossou

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