Tout le monde se souvient en Guinée, comment en 2010, d’une folle journée entretenue par la haute sphère de l’état. A cette époque, un certain Mamadou Cellou Dalein Diallo trônait à la tête d’un gouvernement de pacotille, incapable de freiner la folle dégringolade du franc guinéen, entrainant de facto avec lui des frissons, mais dans le sens inverse une hausse vertigineuse du prix de denrées de première nécessité.
Aujourd’hui encore, ayant été mis dans le secret du Palais ‘’Sékoutouréah’’ par une source bien informée, les guinéens attendent encore une fois de plus avec impatience un nième décret imminent du remaniement ministériel faisant, comme, tous les décrets du vieux temps, de nouveaux promus sensés redorer le blason de notre pays, et de malheureux mécontents qui iront certainement grossir les rangs des partis politiques opposés à la gestion actuelle du pouvoir en place.
Cela m’amène même à creuser dans mes souvenirs, pour vous raconter la tristesse mésaventure d’un de mes ‘’Grands’’, commis de l’état.
En effet, il faut un temps où un ‘’Grand’’ sûr à moi a été promu au poste d’un ministre de la république. Nous étions très proches. A vrai dire, il était aussi un grand spécialiste des affaires louches. Il usait également d’un compte bancaire ouvert exclusivement en mon nom pour ses transactions clandestines. Malheureusement, mes petites jambes n’étaient pas aussi de trop pour assurer ses fréquentes courses de cœur. En tous les cas, je savais trouver les mots justes avec ma langue mielleuse pour une difficile réconciliation, où pour trouver des raisons fallacieuses à l’annulation d’un quelconque rendez-vous sentimentale. Le hic, c’est que le double de ma clé des deux pièces ne quittait jamais le font de sa poche. Laissant le luxueux coin de son bureau aménagé pour ses ébats sexuels.
Comme qui dirait, tout ce beau monde qui ne quittait jamais ses pas, y trouvait son compte jusqu’au jour où mon très cher ‘’Grand’’ à eu l’imprudence d’être surpris à une réunion restreinte des leaders des partis politique opposés au régime. Ainsi, dès le lendemain matin, un décret laconique du chef de l’état lu sur les ondes de la Rtg, le dégringole immédiatement de son juteux poste pour celui d’un poste subalterne. Laconique décret aux conséquences dévastatrices.
C’est alors que mes factures d’eau et d’électricité commencèrent à s’empiler, mon logeur commence également à m’expliquer la difficulté du logement de son garçon rentré récemment au pays. Valet et démarcheur au désormais ancien ministre taillable et corvéable à merci, du moment que j’étais logé, nourri et blanchi par ses soins ainsi que les subsides de ses belles go. Voilà subitement que mes conditions de vie s’en trouvent très affectées, et nos relations avec.
Quand au côté de ses femmes, comme toutes les femmes en pareil circonstance, elles commencent sitôt à se faire rares dans la circulation, à être trop occupées pour répondre même à nos appels ni s’apercevoir de nos appels en absence. Et, quand il m’arrive d’encroiser l’une d’elle dans la circulation, elle m’adresse un large sourire penaud qui en dit long sur le mépris de la femme sur la junte masculine, quand cette junte masculine n’assure plus.
Malheureux d’être un ministre de la république !
RKK


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