Cellou Dalein Diallo
Cellou Dalein Diallo

Cellou Dalein Diallo  09.12.2004 Âgé de 52 ans - il est né en 1952 à Dalein, un village situé à 30 km de Labé, en Moyenne Guinée -, Cellou Dalein Diallo a siégé dans tous les gouvernements depuis juillet 1996. Économiste formé à l'université de Conakry, puis au Centre d'études financières, économiques et bancaires (Cefeb) à Paris, il entame sa carrière en 1976 comme inspecteur du commerce, avant de se retrouver à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), de 1985 à 1995.

Protégé d'Ibrahima Kassory Fofana, à l'époque tout-puissant patron de l'Administration et contrôle des grands projets (ACGP), il fait un bref passage dans cette structure comme directeur adjoint. Puis entre au gouvernement, d'abord aux Transports, Télécommunications et Tourisme (1996), ensuite aux Transports et Travaux publics (1997), enfin à la Pêche et l'Aquaculture (février 2004). 

Resté vacant huit mois, le poste de Premier ministre n'en apparaît que plus périlleux. Cellou Dalein Diallo prend ses fonctions dans un contexte extrêmement difficile, marqué par la longue et handicapante maladie du chef de l'État, un isolement diplomatique croissant du pays et une grave dégradation de la situation économique (inflation galopante, investissements étrangers quasi nuls, chômage endémique, pénurie d'eau courante et d'électricité...). Sera-t-il de taille pour arrêter cette descente aux enfers ? Pour avoir travaillé avec eux dans le cadre de programmes d'assistance, le nouveau Premier ministre a ses entrées chez les bailleurs de fonds occidentaux et dans les pays arabes. Mais cela risque d'être insuffisant pour faire revenir les partenaires extérieurs, qui ont rompu les ponts depuis décembre 2002, découragés par les contre-performances économiques du pays et par la dérive autoritaire du régime. 

Réputé proche de Conté, réussira-t-il à obtenir de lui ce que ni Sidya Touré ni François Lonsény Fall ne sont parvenus à lui arracher ? Rien n'est moins sûr. Si sa maladie l'empêche de gouverner depuis près de deux ans, le chef de l'État n'en conserve pas moins la haute main sur les secteurs juteux de l'économie (l'État est aujourd'hui privé de 45 % de ses recettes, du fait d'exonérations de frais douaniers accordés à des hommes d'affaires bien introduits au palais). Dans l'entourage présidentiel, on assure même que Cellou Dalein Diallo, longtemps pressenti pour succéder à François Fall, a tardé à être nommé parce que Guido Santullo, un homme d'affaires italien proche de Conté, s'y était opposé jusqu'ici. Adjudicataire de la plupart des marchés publics de BTP en Guinée, Santullo a quelquefois eu maille à partir avec Diallo, qui, lorsqu'il était ministre des Travaux Publics, « discutait » certaines factures de construction ou d'entretien des routes manifestement gonflées.

Le nouveau Premier ministre devra aussi faire face à l'ascension fulgurante de la nomenklatura militaire au cours de ces derniers mois. Comme s'il passait le témoin en douceur à l'armée, le chef de l'État a délégué le général Kerfalla Camara, chef d'état-major de l'armée, pour le dépôt d'une gerbe de fleurs le 2 octobre, à l'occasion du 46e anniversaire de l'indépendance, puis pour présider la finale de la Coupe nationale de football. 

Dans cette atmosphère de fin de règne, marquée par une lutte acharnée pour la succession, la marge de manoeuvre du nouveau chef du gouvernement risque d'être étroite. Acceptera-t-il d'être confiné au rôle de figurant, à l'image de Lamine Sidimé, titulaire du poste de mars 1999 à février 2004 ? Ou choisira-t-il, comme François Lonsény Fall, de claquer la porte face aux obstacles qui ne manqueront pas de se dresser sur son chemin ? CHEIKH YÉRIM SECK

François Lonseny Fall



François Lonseny Fall  23.02.2004-30.04.2004 Le Secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, a nommé François Lonseny Fall, de la Guinée, comme son Représentant spécial pour la Somalie et Chef du Bureau politique des Nations Unies pour la Somalie.M. Fall prendra ses fonctions dans le courant de ce mois à Nairobi,au Kenya. M. Fall a été Premier Ministre de la Guinée en 2004 et Ministre des affaires étrangères et de la coopération, de 2002 à 2004. 

 

Il avait été auparavant, de 2000 à 2002, Représentant permanent de son pays auprès des Nations Unies à New York, et avait durant cette période été Vice-Président de la 55e session de l'Assemblée générale.  Il avait présidé le Conseil de sécurité en mars 2003. M. Fall a par ailleurs été membre du Comité ministériel pour la sécurité et la médiation de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Diplômé en droit de l'Université de Conakry, M. Fall y a enseigné en qualité de maître assistant de 1977 à 1979.

Lamine Sidibé



Ladime Sidime  12.03.1999-23.02.2004 Le 08 mars 1999, le Président de la République a nommé Monsieur Lamine SIDIME qui était précédemment Premier Président de la Cour suprême par Décret D/99/004/PRG/SGG Premier Ministre chargé de la Direction et de la Coordination du Gouvernement en remplacement de Monsieur Sidya TOURE

 

Monsieur Lamine SIDIME, Premier Ministre est un homme de droit et de dossiers. Juriste de formation, le nouveau Premier Ministre est un gros travailleur, un homme de dossiers très rigoureux, méthodique et intégré des qualités qu'il a forgées au cours de sa très longue carrière d'enseignant d'une vingtaine d'années environ. Monsieur Lamine SIDIME est depuis 1985 professeur agrégé en droit privé.

 

Auparavant, il avait obtenu plusieurs diplômes d'études supérieures en droit, notamment une licence en droit privé à l'université de Paris I, un diplôme à l'institut d'études judiciaires de Paris en 1971, un diplôme en criminologie à l'université de Paris I.En 1980, Monsieur Lamine SIDIME obtient un doctorat d'Etat à l'université de Dakar, au Sénégal où il poursuit sa carrière d'enseignant qu'il a débutée en Algérie.

 

Patriote, Monsieur Lamine SIDIME rentre en Guinée après le changement du régime en avril 1984 pour se mettre au service de son pays ; Il s'oriente alors vers l'université de Conakry où il dispense des cours de droit et contribue ainsi à sa façon à la formation des générations montantes. Mais sa grande ascension sur la scène nationale commence en 1990 quand il participe à la commission nationale chargée de rédiger la loi fondamentale. Sa contribution aux travaux de cette commission a été très appréciée. Et, en 1991, Monsieur Lamine SIDIME bénéficie de la confiance du Président Lansana CONTE qui le nomme membre du Conseil Transitoire de Redressement National (CTRN). Là, il participe remarquablement à l'élaboration des lois organiques.

 

Sa maîtrise de droit et son intérêt manifeste pour la chose publique lui valent l'admiration des Guinéens. En 1992, il bénéficie de nouveau de la confiance du chef de l'Etat qui le nomme Premier Président de la Cour Suprême là, il veille notamment à la régularité des scrutins pluralistes organisés depuis 1993. Dans ce cadre, il a eu l'historique tâche de recevoir le serment du Président élu et de l'installer dans ses fonctions par deux fois. Travailleur et patriote, ses grandes qualités humaines et intellectuelles ont permis aujourd'hui de donner à la Cour Suprême une image de marque dynamique, Monsieur Lamine SIDIME à un esprit de collégialité et de solidarité.

Sidia Toure



Sidia Touré  11.07.1996 -12.03.1999 Il s'agit de l'ancien Premier ministre de la Guinée (du 9 juillet 1996 au 8 mars 1999) et l'actuel président de l'Union des Forces Républicaines ou UFR... Pour en savoir plus sur ce personnage, après avoir lu la Lettre du Continent n° 338 qui relate ses relations avec mon cousin Mamadi se reporter à la Fiche de Mamadi Diané :

 

j'ai lu son CV mis en ligne sur le site de son parti, l'Union des Forces Républicaines ou UFR CV de Sidya Touré, certifié sincère en 2004 selon ses termes... Et la lecture des premières lignes de son CV me permet sans la moindre difficulté de dire que ses liens avec mes cousins Mamadi et Mori Diané passent par le dossier de la gestion de la fortune occulte de Mobutu et ce grâce à l'IRZA "Institut de Recherche Zaïre-Amérique" et La Société Financière et Industrielle du Golfe ou "SOFIG".

 

De 1990 à 1993, Sidya Touré a été le chef de cabinet d'Alassane Dramé Ouattara (ADO) comme le prouve son CV-> site de l'UFR ; sur le site de l'UFR. Se reporter à la fiche d'ADO. De 1994 à 1996, durant deux ans, Sidya Touré à été à la tête de la SOFIG...Les meilleures sources sur l'IRZA et la SOFIG sont contenues dans les pages 190 à 194 de l'excellent ouvrage d'Emmanuel Dungia "Mobutu et l'argent du Zaire" ; Pour avoir un aperçu de l'ouvrage se reporter à la rubrique suivante : Aperçu de l'ouvrage :.

 

Diara Traoré



Colonel Diarra Traore   05.04.1984 - 18.12.1984 Le 2 Juillet, nous étions en place au Camp Samory a 3 heures quand Diara et deux de ses amis ( Dia Sory et Ben Saliya ) sont arriver pour répondre à l?appel du président. Il a été accueillit à son arriver par le chef protocole de la présidence qui lui a conduit au bureau du président. En rentrant, Diara ne pouvait se douter de rien, car le président semblait très content de lui retrouver à fin de lui convier le pays et les affaires courantes. Il lui dira, je cite « même si tu n?es plus le Premier ministre sur papier, mais pour moi tu reste mon Premier ministre car nous sommes des militaires pour cela je te dois du respect. Je vous pris de prendre place ici mon colonel ».

 

Les deux colonels commencent les discussions autour des problèmes et les dossiers courants, quand un groupe sort brusquement pour se mettre au garde de vous et le chef du groupe déclare : Nous, nous excusions de vous avoir déranger, mais mon colonel Diara, au nom de l?armée vous êtes mis aux arrêts.Immédiatement le président se retira. Diara étonner demande pourquoi une telle réaction surtout quand il retrouve ses propres gardes de corps dans le groupe. Ont lui signifia qu?il sera respectable de sa part de nous suivre si non nous sommes obliger d?utiliser la force. Il déclara : Je suis trahi par mes propres hommes et je me remets à vous.