LE MYSTÈRE ELHADJ MAMADOU SYLLA LE PARON DE FUTURELEC



Qui est cet homme d'affaires prospère ? Quel est son rôle auprès du président Lansana Conté ? Nourrit-il des ambitions politiques ? Le sort d'un autre général malade depuis plus d'un an, le président Lansana Conté, est dans tous les esprits depuis la mort brutale de son homologue togolais Gnassingbé Eyadéma, le 5 février. Et dans une Guinée en proie à toutes les incertitudes, le nom d'un homme d'affaires à l'ascension irrésistible revient sans cesse, dans les conversations : Elhadji Mamadou Sylla. C'est lui, et personne d'autre de son proche entourage que le chef de l'État guinéen a vu juste après avoir échappé à une tentative d'assassinat, le 19 janvier. C'est encore à lui que François Lonsény Fall s'est heurté et à cause de lui, entre autres, que ce dernier a précipité sa démission du poste de Premier ministre, le 29 avril 2004. Un mois plus tôt, Fall, décidé à s'attaquer au Conseil national du secteur privé et à casser le monopole de la Société guinéenne d'exportation des produits agricoles et miniers (Sogepam), s'est fait convoquer par le chef de l'État qui, en présence de Sylla, lui a sèchement « interdit de toucher à cette structure ».

 

Sylla est aujourd'hui suffisamment influent et introduit au palais pour que certains le surnomment « le vice-président de la Guinée ». Ce quadragénaire qui en fait plus était pourtant un parfait inconnu il y a seulement une demi-douzaine d'années. Aujourd'hui première fortune de Guinée, président du patronat, numéro un du conseil d'administration de l'Office de promotion des investissements privés, troisième employeur du pays - après l'État et la Compagnie des bauxites de Guinée -, leader de l'Union pour le développement intégré de la Basse Guinée (Udibag, le groupe de pression qui regroupe les personnalités issues du pays soussou comme Conté)... l'ascension de cet autodidacte au français sommaire en étonne plus d'un. Ses compatriotes, qui le voient s'enrichir à mesure qu'il se rapproche du chef de l'État, sont convaincus que le patron des patrons a lui-même pour patron Lansana Conté.

 

Il passe à leurs yeux pour son homme de paille, son bras financier. Lui nie : « Je n'ai jamais entretenu de rapports d'argent avec le président. Il rigole, d'ailleurs, chaque fois que je lui rapporte les rumeurs qui veulent que des caisses d'argent circulent entre mon domicile et le palais. Qu'y a-t-il d'anormal à ce qu'un Guinéen qui travaille soit devant les autres sur les secteurs porteurs et gagne de l'argent ? » L'explication paraît courte à ceux qu'intrigue son passage à une vitesse supersonique de la périphérie au coeur du pouvoir politique et économique dans son pays. Mais l'enfant de Boké, une ville minière du nord-ouest du pays où il est né en janvier 1960, n'en a cure. Issu de l'ethnie des Diakhankés, réputés pour leur sens des affaires et leur attachement à l'islam, il est inscrit tout petit à l'école coranique. Adolescent, il suit son père Elhadji Bakoutoubou Sylla, un marabout attiré par la réussite ici-bas, pour travailler à ses côtés dans les mines de diamant de Banankoro.

 

Il ne débarque à Conakry qu'en 1984, « se débrouille » dans les affaires, vend tout et rien. Et, à partir de 1991, séjourne de temps à autre aux États-Unis, où il ouvrira un salon de coiffure africaine qui se révélera un fiasco. L'histoire de Sylla aurait pu être banale, comme le destin de nombreux Africains très tôt sevrés d'école et devenus « hommes d'affaires » pour survivre.

 

Survient un événement inattendu, un jour de septembre 2001. Des groupes de rebelles venus du Liberia et de la Sierra Leone attaquent le sud de la Guinée, pillent, incendient, ébranlent fortement le régime de Conté. Il faut d'urgence des équipements militaires (véhicules, armes, munitions...) au chef de l'État guinéen, général dans une autre vie. Un des membres de son entourage lui suggère le nom d'un certain Mamadou Sylla, débrouillard devant l'Éternel, vendeur à ses heures perdues de fusils de chasse et de cartouches. Il serait en contact avec des réseaux de vente d'armes. Le président le fait venir illico presto. Le Diakhanké, qui flaire le « coup » de sa vie, s'engage à trouver le nécessaire. Pour 15 milliards de F CFA ? 30 milliards ? Les supputations dans l'entourage du chef de l'État vont bon train sur le montant alors remis à Sylla pour la « commande ». Une autre opération achève de convaincre Conté : en onze jours, l'homme d'affaires fait venir une trentaine de véhicules tout terrain de Bruxelles à Conakry. Le général repousse les assaillants.

 

La suite est une histoire d'amour comme Conté en a connu avec d'autres businessmen de son pays : Mamadou Aliou Bobo, Alsény Barry, Alpha Amadou Diallo... Mais cette fois l'idylle dure. Entre 2001 et 2004, Sylla fournit de gré à gré à son président d'ami plusieurs dizaines de 4x4 neufs (entre 60 000 et 80 000 dollars l'unité) que celui-ci distribue à ses ministres, aux cadres de l'administration, aux autorités religieuses et coutumières du pays, aux membres de sa famille, à ses amis...

 

L'homme d'affaires se retrouve à la tête d'un holding tentaculaire, Futurelec Holding, avec onze filiales allant de l'agriculture au commerce général, de la vente d'automobiles au BTP, de l'hôtellerie à l'industrie et... au transport aérien. Le patron assouvit son désir de puissance par l'acquisition de deux avions et lance Air Guinée Express en 2002 sur les cendres de la défunte compagnie nationale. En quelques années, entre 2000 et 2004, Futurelec se hisse au rang de première entreprise du pays, emploie 650 personnes et réalise un chiffre d'affaires estimé à 200 millions de dollars.

 

Au sommet de sa gloire, Elhadji Mamadou Sylla vit entouré de ses trois femmes et de ses dix enfants dans un immeuble flambant neuf qui domine le quartier de Dixinn Bora, à Conakry. Et jouit d'une vraie cour. Nombre de ministres font le pied de grue chez lui, en attendant d'être reçus. Il possède une dizaine de bolides de grande marque, un hélicoptère VIP (coût : 1 million de dollars) qu'il emprunte quelquefois le week-end pour atterrir sur une piste au milieu de sa « ferme » de Kondéyah, à 130 km de Conakry. Un immense domaine d'une centaine d'hectares dont les étendues aménagées, le nombre de têtes de bétail, les caïmans... rendent compte de la dimension de la richesse de son propriétaire. De son ego, aussi.

 

Cible de virulentes critiques, dans la ligne de mire de nombreux cadres tapis dans les sphères de l'État, Sylla ne manque pas de songer à assurer ses arrières. Surtout en ces temps d'incertitudes où la maladie chronique de Conté fait craindre le pire à tout moment. Il s'est d'abord tourné vers la Gambie, où il est en train d'achever pour 1,8 million de dollars la construction, au coeur de Banjul, d'un immeuble de 7 niveaux qui doit abriter les bureaux de Futurelec Gambia Ltd. Au Sénégal, où il a discrètement fondé Futurelec SA et EMS Immobilier, fin décembre 2004, il recherche des terrains pour bâtir son siège, des immeubles à usage de bureaux et des logements sociaux.

 

En Guinée-Bissau, où le chef de l'État Henrique Rosa lui a donné le feu vert pour entreprendre dans tout domaine de son choix, il s'est limité à créer une société de trading en attendant un contexte politique plus rassurant. Le Diakhanké est trop porté à la récolte pour semer sur des sables mouvants. Même sur ceux de la politique, comme on lui en prête le projet ?

Source:JAI

 

AFFAIRES DES BONS DE CAISSE: ElHADJ MAMADOU SYLLA ET ELHADJ FODÉ SOUMAH SONT-ILS ENCORE PROCHES DU GÉNÉRAL LANSANA CONTÉ ?

 

Avant qu?il ne soit révélé l?affaire des bons de caisse de la BCRG, Elhadj Mamadou Sylla, PDG de Futurelec-Holding et président du patronat guinéen, et Elhadj Fodé Soumah, ancien vice-gouverneur de la BCRG et actuel ministre de la Jeunesse, des Arts et des Sports, étaient réputés tous les deux très proches du chef de l?Etat. L?un et l?autre avaient régulièrement accès au général Lansana Conté.

L?un avait vite fait fortune, l?autre avait acquis à un moment donné une grande influence dans l?Etat. Pour l?opinion publique, Elhadj Mamadou Sylla et Elhadj Fodé Soumah étaient ??intouchables??. Mais depuis quelque temps, le torchon semble brûler entre le président de la République et ses deux '?protégés'?. En effet, le général Lansana Conté qui avait l?air de les soutenir à toute épreuve leur a manifestement tourné le dos.

Au point que l?homme d?affaires et le ministre sont devenus très vulnérables. Ils sont confrontés à une situation extrêmement difficile, appelés qu?ils sont à s?expliquer sur des faits graves. Toutefois, si dans l?affaire des bons de caisse à la BCRG, Elhadj Mamadou Sylla et Elhadj Fodé Soumah semblent avoir leur sort lié, ils ne sont pas logés à la même enseigne chez le Président. En effet, Elhadj Fodé Soumah est interpellé, mais le PDG de Futurelec, lui, n?est apparemment pas encore totalement tombé en disgrâce. Le chef de l?Etat, malgré les griefs portés à son encontre, le reçoit encore. Certes pas avec la fréquence habituelle, mais il continue à le recevoir quand même. Sans que pour l?instant Elhadj Mamadou Sylla ne soit pour autant ??excusé??.

Le jeudi 31 mars et le vendredi 1er avril, par exemple, le président du patronat guinéen a été reçu en audience par le général Lansana Conté. Quant à Elhadj Fodé Soumah, il aurait de plus en plus du mal à être reçu au palais présidentiel. Ce qui, naturellement, ébranle davantage ses proches qui espèrent qu?il est toujours dans les bonnes grâces présidentielles. Combien de temps encore fera-t-on la politique de l?autruche ? Il est, en tout cas, difficile aujourd?hui ? au regard des faits ? de ne pas croire que le chef de l?Etat n?entretient plus avec certains de ses proches les mêmes relations que par le passé. Qui peut encore en douter ?

Décidement rien ne va plus entre les argentiers de l'Etat guinéen. Contrairement à ce qu'affirmait le ministre de la jeunesse Elhadj Fodé Soumah que le patron de Futurelec est rentré en possession de son dû, l'intéréssé vient de faire savoir au nimistre des finances dans une lettre que c'est l'Etat guinéen qui le doit.Le paradoxe dans cette affaire vient du fait qu'il ya moins de trois ans le revenu annuel du patron de Futurelec n'atteignait pas les deux cents millions de frangs guinéens.Comment s'est-il enrichit en si peu de temps? En attendans d'en savoir plus voici sa lettre de protestation en exlusivité.

 

N°067/PDG/FH

A SEM. Le Ministre de l?Economie et des Finances

Conakry,

 

Monsieur le Ministre,

J?ai l?honneur d?accuser réception de votre lettre 153/MEF/Cab en date du 10 Mars 2005 par laquelle vous estimez que FUTURELEC vous reste devoir 8 442 985 dollars correspondants à des véhicules non livrés au 31 décembre 2004.

Je vous prie de trouver ci-dessous un exposé qui démontre clairement que l?Etat reste toujours devoir à FUTURELEC.

 

Pour mémoire, les Titres émis en GNf par le Ministère des Finances font un montant total de GNF 63.554.227.488 ; ce montant représente celui dû à FUTURELEC en GNF et en dollars US. Soit respectivement GNF 11.668.081.837 et USD18.530.766. Ce dernier montant équivalant à GNF 51.886.145.651 au taux de change de 2.800 GNF pour 1USD.

 

La créance en USD de FUTURELEC est donc de 29.214.013 comme dûment indiqué au paragraphe 4 de votre lettre sus référencée.

A supposé qu?on soustraie de ce montant les 18.530.766 USD payés à FUTURELEC en Titres d?Etat, le Ministère des Finances restera devoirs toujours à FUTURELEC la somme de USD 10.683.247.

 

La soustraction des 8.442.985 USD objets de la réclamation du Ministère des Finances sur véhicules non livrés de ce montant de 10.683.247 donne un solde de 2.240.262 USD dû par le Ministère des Finances en faveur de FUTURELEC auquel il faut ajouter les 1.796.702 Euros.

 

Monsieur le Ministre, contrairement donc au contenu du paragraphe 6 de votre lettre153 du 10 Mars 2005, c?est plutôt le Ministère des Finances qui reste toujours devoir à FUTURELEC.

 

J?attire également votre attention sur le caractère sacré du principe de la continuité de l?Administration.

L?Administration des Finances dont vous assurez aujourd?hui la continuité par cette lettre 0925 du 22 novembre 2002 dont vous avez fait référence a reconnue une dette certaine et autorisé de la payer , ce qui a été fait en faveur d?un créancier réel.

 

Dans l?article 2 de la convention de restructuration de la dette de l?Etat via à vis de FUTURELEC que vous avez signée avec nous le 26 Octobre 2004 l?origine de cette créance de FUTURELEC a été spécifiée : « la créance objet de la présente convention, est née de diverses fournitures de biens et services effectués par le Groupe FUTURELEC et ses Filiales en faveur de l?Etat Guinéen et/ou de ses démembrements comme cela ressort des documents contractuels énumérés ci-dessous ».

 

Parmi ces documents figure le rapport de la commission d?évaluation et de rééchelonnement des montants dus aux Grands Créanciers résidents de l?Etat (MEF) du 22 Mars 2004.

 

C?est de ce qui nous restait donc dû par l?Etat qu?il s?agissait et c?est ce qui a été communiqué par le rapport de la commission d?évaluation et qui a fait l?objet de votre convention de restructuration du 26 Octobre 2004. Il ne s?agit donc nullement de tout ce que nous avons depuis des années fourni à l?Etat et reçu de lui.

 

Dans l?espoir que ces informations vous seront utiles dans la compréhension du dossier de notre créance, je vous prie de croire, monsieur le Ministre, à l?expression de ma parfaite considération.

 

El hadj Mamadou SYLLA

Président du Groupe FUTURELEC

Mouctar Diallo pour le site de''L'Observateur''

 

AFFAIRE DES 22 MILLIONS DE DOLLARS: LE GÉNÉRAL LANSANA CONTÉ CHEZ SYLLA FUTURELEC



Alors que l?affaire des 22 millions de dollars de bons de caisse de la BCRG et des 8,5 millions de dollars de ?trop perçu?? des finances opposant le ministre de l?économie et des finances Madikaba Camara et le gouverneur de la BCRG, Alkhaly Mohamed Daffé, d?un coté, au duo Elhadj Fodé Soumah, ancien vice gouverneur de la BCRG, actuel ministre de la jeunesse, des sports et de la culture et Elhadj Mamadou Sylla, PDG du groupe FUTURELEC et du Patronat guinéen, de l?autre, continue de défrayer la chronique, le Chef de l?Etat guinéen, le Général Lansana Conté a multiplié

 

quelques signes et actes qui semblent orienter les observateurs sur ce que pourrait être sa position dans cette affaire. L?on se souvient que sur ce dossier, qui envenime les rapports entre les différentes parties, l?arbitrage du Président de la République avait été sollicité par tous les observateurs pour que le problème soit tiré au clair et chaque partie fixée sur ses responsabilités.

 

En effet, si la BCRG, à travers les courriers de son nouveau gouverneur, Alkhaly Mohamed Daffé estime que l?ancien vice gouverneur Fodé Soumah n?avait pas le droit de payer les 22 millions de, dollars à l?homme d?affaires Mamadou Sylla et réclame à ce titre, la restitution du montant aux deux personnalités ; si le ministre des finances,Madikaba Camara dit avoir payé 8,5 millions de plus sur les créances du PDG du groupe Futurelec et demande aussi le remboursement de cette somme, les deux personnalités visées n?ont pas croisé les bras pour se livrer en victime expiatoire. Bien au contraire, ils ont affiché une résistance à toute épreuve.

 

L?ancienvice gouverneur, Fodé Soumah ne transige pas et reste catégorique : « j?ai payé, sur ordre du ministre des finances, les créances d?un vrai ,fournisseur auquel l?Etat doit et qui a fait des livraisons vérifiables sur le terrain ». Cet opérateur économique, de son coté, a fait les calculs et reste

convaincu que les premiers montants perçus sont encore loin de couvrir l?ensemble de ses créances vis-à-vis de l?Etat guinéen. A cet égard, Elhadj Mamadou Sylla trouve impossible, à l?état actuel, qu?il puisse devoir à l?Etat même un centime. Pour lui, comme l?indique la convention signée entre le ministre des finances et Madikaba Camara et lui-même, l?Etat guinéen ne pourrait payer l?intégralité de ses créances que dans les deux prochaines années.

 

Ses proches et certains observateurs pensent qu?au lieu d?acculer un opérateur économique qui a fait preuve de patriotisme en concédant des services et en acceptant de faire des livraisons à l?Etat sans aucune avance, il serait juste de lui rendre hommage et de l?encourager. Dans cette situation où les positions tranchées semblaient irréconciliables que l?arbitrage du Président de la République était attendue même suscitée par les uns et les autres. Surtout que le gouverneur de la BCRG, semblaient le nommer dans ses lettres de réclamation quand il affirme écrire au nomde ??l?autorité??. Cette dernière, le chef de l?Etat, pour être precis, semblait se réfugier dans un silence qui ne rassurait personne.

 

Et les dernières rumeurs sur son état de santé n?étaient pas aussi de nature à apporter la quiétude dans la cité encore moins à situer les protagonistes et l?opinion sur le fameux dossier. Cependant, certains actes opérés, ces derniers jours, semblent indiquer que le général se rapproche de la position défendue par ses deux proches Fodé Soumah et Mamadou Sylla. Comme pour dire qu?il connaissait bien le dossier et que les payements effectués par l?ancien vice gouverneur au compte du PDG du groupe Futurelec sont conformes à des services rendus, il a reçu Fodé Soumah le ministre de la jeunesse et prié pour ce dernier peu avant son voyage sur Djedda (Arabie Saoudite) où il sejourne actuellement.

 

En ce qui concerne le PDG du groupe Futurelec, Mamadou Sylla, il a été régulièrement reçu ces derniers temps dans le résidences présidentielles. Mieux, le général Lansana Conté a mis son cortège à la disposition de Mamadou Sylla que tout Conakry a vu le jeudi 31 mars 2005. Mieux encore, c?est chez Mamadou Sylla, à Dixinn Bora où il s?est rendu le dimanche 03 avril 2005, que le Chef de l?Etat a choisi pour faire sa première apparition publique depuis les rumeurs sur son état de santé.

 

Alors que tout le gouvernement et les responsables du PUP l?attendaient au siège du parti pour commémorer l?an 21 de son avènement au pouvoir, le général Lansana Conté a préféré se rendre chez Mamadou Sylla avec lequel il a partagé la ??fête??. C?est un symbole. Au même moment, l?émission télévisée favorite du général Lansana Conté ??Kibaro??qui commente l?actualité dans les langues nationales?? demandait, sans le nommer, de laisser tranquille Mamadou Sylla et Fodé Soumah,

« les vrais amis du chef de l?Etat ». Les chroniqueuses régroupées autour de Mariama Dubreka Camara, chef de service des langues nationales à la télévision nationale sont allées jusqu?à qualifier de « saboteurs » ceux qui veulent s?en prendre aux deux hommes. Enfin, ce lundi 04 avril 2005, le président de la République a ordonné Mamadou Sylla de faire le Congrès du Patronat guinéen. Le chef de l?Etat a instruit le ministre secrétaire général à la présidence Fodé Bangoura de mettre en garde tous les ministres sur le fait que le gouvernement n?a rien à voir, ni à faire dans les affaires du patronat. Ce congrès aura lieu mercredi

06 avril 2005.

Enfin, de triomphe en triomphe, Mamadou Sylla avait reçu le samedi 02 avril 2005, les ambassadeurs du G-8, de la République du Mali venus l?encourager et féliciter dans ses efforts de développement en faveurde la Guinée. A suivre

Moussa SOUHAM, pour

La Nouvelle Tribune